
Copyright Louis Marcel Satou (Global Africa – TeleSud)
Du 5 au 20 août 2026, la Grande Foire Agricole du Congo a réuni plus de 650 exposants venus des quinze départements du pays, répartis dans 16 pavillons et 5 pôles thématiques, sur les 10 hectares du Parc des Expositions de Bambou-Mingali.
Pendant seize jours, la Foire a démontré toute la diversité et le très grand potentiel de l’agriculture congolaise tout en créant un espace de rencontres entre producteurs, transformateurs, distributeurs, investisseurs et partenaires institutionnels.
Cette deuxième édition a également confirmé la vocation de la Foire à être bien davantage qu’un rendez-vous commercial. Conférences, démonstrations, rencontres B2B et échanges entre professionnels ont permis de mettre en débat les grands enjeux de la transformation de l’agriculture congolaise.
Un panel organisé par la FAO a notamment été consacré à la transformation des systèmes alimentaires au Congo, tandis que l’ANVRI a animé des échanges autour de l’agriculture intelligente. La dimension environnementale a également occupé une place importante dans les débats. Depuis le pavillon de son ministère, la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault, a ainsi rappelé « qu’il n’existe plus d’agriculture performante sans agriculture durable ».
Une ambition qui dépasse les frontières
La deuxième édition a aussi permis d’élargir les échanges au-delà des frontières du Congo avec la présence de délégations du Mali, du Sénégal et de la Chine.
Des entreprises étrangères ont effectué le déplacement pour rencontrer les producteurs congolais et présenter leurs solutions. L’entreprise camerounaise Arysta Life Science a ainsi présenté ses semences améliorées, témoignant de l’intérêt des acteurs régionaux pour les opportunités offertes par le marché agricole congolais.
Une agriculture qui conjugue production et préservation
Pour le Président de la République, SEM Denis Sassou-Nguesso, la Grande Foire Agricole du Congo s’inscrit dans une ambition plus large : accompagner la transformation de l’agriculture congolaise, au service de la souveraineté du pays et de son développement pour le Congo.
« Mon ambition pour l’agriculture congolaise est simple : que dans les années à venir, notre pays nourrisse son peuple par lui-même. C’est une question de souveraineté, et c’est une question de dignité (…) Développer notre agriculture, c’est produire davantage pour répondre aux besoins de notre population, mais c’est aussi produire mieux, en préservant notre environnement. »
La République du Congo possède en effet un patrimoine naturel exceptionnel. Ses forêts, ses écosystèmes et sa biodiversité constituent une richesse qu’il appartient de préserver pour les générations futures. L’enjeu est donc de faire progresser une agriculture productive et créatrice de valeur, sans opposer développement agricole et protection de la nature. Ces deux ambitions doivent au contraire être pensées ensemble pour faire émerger une agriculture plus durable et plus compétitive.
Après seize jours d’échanges, cette deuxième édition se referme sur une conviction forte : l’avenir de l’agriculture congolaise se construira dans sa capacité à produire davantage, à créer de la valeur et à préserver les richesses naturelles du pays.
Michel Taube



















