
Source : France Antilles – Mathilde Manot et Rodrigue Petitot défilaient ensemble à Paris le 27 juillet 2025.
À Paris, beaucoup ont découvert à Lyon avec inquiétude la violence politique et l’alliance de plus en plus assumée entre LFI et certains groupuscules d’extrême gauche. Les images choquent, les discours se radicalisent, et l’on feint encore de croire qu’il s’agit d’une dérive marginale. Pourtant, cette alliance n’est ni nouvelle ni théorique. Elle a déjà produit ses effets, parfois tragiques, et elle a déjà laissé derrière elle des territoires fracturés, des institutions affaiblies et des citoyens pris en étau entre agitation politique et insécurité.
L’affaire de Quentin à Lyon, conséquence directe d’une ambiance nourrie par la convergence entre des élus LFI, des militants radicaux et des groupes violents comme la Jeune Garde, véritables blackblocks, n’est pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une logique, celle d’une gauche radicale qui joue avec le feu en flirtant avec des mouvements dont la méthode n’est plus le débat démocratique mais la pression de rue, la confrontation permanente, parfois la violence. Derrière les slogans sur « l’insurrection citoyenne » de Jean-Luc Mélenchon, ses sbires ou ses adeptes, on voit apparaître une stratégie de tension qui fragilise chaque jour un peu plus le pacte républicain.
Cette stratégie, malheureusement, a déjà fait son œuvre quelque part en France : en Martinique comme en Nouvelle-Calédonie, l’année 2024 a montré jusqu’où peuvent mener les alliances entre discours radicalisés et activisme insurrectionnel.
En Martinique, le leader indépendantiste et insurrectionnel, Rodrigue Petitot, repris de justice, avait mis le feu à l’île à l’automne 2024 avec un mouvement, le RPPRAC, groupuscule que le gouvernement aurait dû dissoudre et interdire à l’époque. Mais ces indépendantistes qui détestent la France (et les blancs au passage) avait trouvé, exactement comme la Jeune Garde en métropole, un puissant relais politique avec les parlementaires LFI et même apparentés socialistes qui lui ont donné une nouvelle jeunesse et, pire, ont relayé ses projets de lutte contre la vie chère sur un mode socialiste, anticapitaliste voire raciste.
Malheureusement Manuel Valls, à l’époque ministre des Outre-mer, s’en est fait le relais en rencontrant en mars 2025 le RPPRAC, à la demande, tenez-vous bien, des députés de gauche martiniquais, apparentés LFI et socialistes.
Rappelons que leur violence s’est traduite par des agressions successives sur le précédent préfet de Martinique, Jean-Christophe Bouvier, 80 millions d’€ de destructions de biens économiques, des menaces de mort sur les maires et le préfet.
En Martinique donc, et comme en métropole aujourd’hui, une bonne partie de la gauche institutionnelle offre à des ultra-violents racistes, anti-capitalistes et anti-français une tribune, une respectabilité, et parfois même un relais politique, reprenant à son compte des revendications présentées sous un angle anticapitaliste, voire identitaire.
LFI n’est pas seule dans cette compromission : les écologistes et certains socialistes n’en pensent pas moins mais ils sont plus lâches que la secte Mélenchon.
La question qui se pose désormais est simple : combien de signaux faudra-t-il encore avant de rompre clairement avec cette alliance funeste ? Derrière les discours révolutionnaires, ce n’est pas une démocratie renouvelée qui se dessine, mais une société qui va rompre voire basculer dans la guerre civile, où la rue dicte sa loi et où la peur remplace le débat.
Mélenchon et ceux qui l’accompagnent prétendent vouloir réveiller le peuple. En réalité, ils jouent avec une étincelle capable d’embraser le pays.
Ignorer ces précédents des Outre-mer, c’est accepter que l’histoire se répète. C’est ce qui s’est payé à Lyon avec l’assassinat du jeune Quentin. Et c’est que la France nous réserve, plus on va se rapprocher de l’élection présidentielle.
Michel Taube




















