Opi’News
12H53 - mercredi 27 mars 2024

Vous voulez réduire la dépense publique ? Le bon sens dans nos boîtes de médicament ! L’Opi’News économe de Michel Taube

 

Réduire les dépenses publiques est une nécessité que toutes les personnes de bonne foi admettent.
Parmi elles, les dépenses de santé, et en leur sein les dépenses de médicaments, sont celles qui augmentent le plus vite : 29,8 Milliards d’Euros en 2020, 31,1 en 2021, 32,7 en 2022, soit +10% en trois ans (selon l’INSEE).

Stop ou encore ?

Pour faire face à cette envolée, le gouvernement a décidé le doublement de la franchise médicale, passée à 1 € restant à charge du patient sur chaque boîte qu’il achète. Ajoutée au doublement de la franchise sur les transports sanitaires et celle sur les actes hospitaliers, cette mesure rapportera 800 Millions d’Euros par an. Dont acte. Ces mesures pourront freiner la surconsommation médicamenteuse mais ce n’est pas suffisant pour résoudre le problème financier. Et c’est socialement injuste pour les plus démunis de nos concitoyens, souvent plus malades que les classes moyennes et supérieures.

Le Ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire, peu inspiré sur le coup, a lancé l’idée d’une modération du remboursement de certains frais médicaux en fonction des revenus, avant de faire marche arrière. Encore une trouvaille technocratique qui, outre qu’elle aurait contribué à opposer encore plus les Français entre eux, aurait fini en une énième usine à gaz dispendieuse. On voit d’ici la mise en œuvre d’un tel dispositif…

Sans compter que la mesure serait vraisemblablement inconstitutionnelle.

Et si on faisait enfin appel au bon sens ? Au lieu de faire acheter au patient de bonnes grosses boîtes de comprimés, dont il n’utilisera que le quart ou la moitié avant de la laisser périmer au fond d’un placard, si on commençait par lui donner exactement la quantité prescrite par le médecin ? En laissant la possibilité au pharmacien de lui en délivrer de nouveau si cela s’avérait insuffisant ?

De quoi réduire, d’un seul coup d’un seul, une bonne partie des médicaments vendus et donc remboursés par la Sécurité sociale. De quoi éviter aussi de laisser trainer dans les maisons des produits potentiellement dangereux en cas d’usage incontrôlé.

Même la planète aurait le sourire avec des économies d’énergie et une sobriété saine.

On le sait, un sourire, c’est déjà un très bon médicament.

 

Michel Taube