La chronique de Jean-Marie Viala
07H37 - mardi 30 mars 2021

J’ai mal à la France. La chronique de Jean-Marie Viala

 

J’ai mal quelque part (comme on dit). 

En tous cas j’ai mal à mon pays…

Suis-je fragile ?

Oui, je suis fragile. Tout ce qui touche mon pays, me fait mal, et ne me rend pas plus fort. Je continue à me battre, mais je suis conscient de ma fragilité, de ma tristesse, même si cela ne me fait pas peur au point d’en arriver au renoncement.

J’entends, et je vois, coups après coups, l’UNEF, une ex-journaliste, certains journaux, certains médias, audio et audio-visuel, le tout français, se faire l’écho, non plus de leur vrai rôle, qu’il soit de celui l’information ou du syndicalisme, mais de leurs envies, car c’est bien de cela qu’il s’agit, d’envies, de casser, morceler, détruire, tout ce qui fait que la France existe, y compris dans toute sa diversité, lorsqu’elle est française.

Je viens d’apprendre qu’une étude serait faite, paraît-il, du CSA, sur l’opportunité de priver Monsieur Zemmour de parole (cela ferait sans doute plaisir à beaucoup et pas seulement à une ex-journaliste qui réclame cela de manière générale).

Je comprends aussi que cette chaîne de télévision, Cnews, gênerait tout le monde, car elle prendrait trop d’importance, aurait un trop gros succès chez les Français, comme les sondages l’expriment. Et que cela déplairait partout, et pas seulement aux autres médias…

Même si je ne regarde plus certaines chaînes, devenues des médias identiques, et conforment à la bien-pensance de l’air du temps, je me prends à m’empêcher de regretter d’avoir avec quelques autres avocats, défendu Libération il y a longtemps, au nom de la pluralité et de la liberté de la presse, lorsqu’on a essayé de mettre ce journal à genoux.

Non, je ne le regrette pas. Je ne veux pas le regretter. Ce que je ne voudrais pas, c’est avoir à le regretter.

Oui, j’ai mal quelque part… j’ai mal à la France, dont je souhaiterais que son nom soit plus souvent proclamé, que le mot république, lorsqu’une attaque se fait jour. En effet, la France est le pays garant de la république, et non le contraire, nous savons trop quel sens ont pu donner ceux qui à un certain moment se sont appelé, république, au point qu’ils se sentaient obligé d’y rajouter démocratique. C’est parfois à se demander si certains n’ont pas la nostalgie de ces choses…

C’est la France qui est attaquée, et par là, la république qu’elle a consacrée dans sa constitution.

Ce que je vois, ce que j’entends, ce que je lis, c’est que cette France est attaquée, niée, le tout par des minorités, qui n’ont comme avantage, que celui d’avoir créé un courant. Celui de l’air du temps. En profitant, ou en oubliant, du fait que c’est grâce à la France, qu’elles peuvent s’exprimer.

Je n’ai qu’un espoir, c’est qu’il ne soit qu’un courant d’air.

 Je ne voudrais pas qu’après avoir eu mal à ma France, s’y rajoute la honte. Ce qui pour moi serait une insupportable douleur.

 

 Jean-Marie Viala

Romancier, avocat

 

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