La chronique de Jean-Marie Viala
09H48 - jeudi 1 octobre 2020

Un attentat de plus. La chronique de Jean-Marie Viala

 

Et, comme d’habitude, même « exclusivité » à la télévision, même commentaires, même commentateurs d’ailleurs, même, et c’est heureux, indignation Et compassion envers les victimes, et familles de victimes comme il est de règle, et cela aussi c’est normal.

Unanimité des « gauchedroites » pour condamner les auteurs même, et y compris, ceux qui la veille taisaient au minimum leur position, sans parler de ceux qui leur cherchaient, et souvent trouvaient, des explications atténuantes.

Le tout au nom des droits de l’homme. Et de la démocratie.

Il ne faut pas confondre les droits de l’homme et les droits de l’hommiste (Barbarie que ce vocable).

Les droits de l’homme, terme général, qui doit, et devrait en tous cas, permettre la protection de l’être humain au regard de tout ce qui peut atteindre son intégrité, de quelque manière que ce soit.

Ainsi dans le cadre d’une démocratie, même imparfaite, un grand nombre d’institutions sont créées, pour veiller au respect des droits de l’homme (et du citoyen) et notamment police, justice, conseil constitutionnel etc…

Ma question. « Croyez-vous que les délinquants, y compris aujourd’hui, les terroristes, respectent ces institutions ? »

Croyez-vous qu’ils craignent la répression qui pourrait les sanctionner à la suite de leurs actions ?

Croyez-vous qu’ils aient peur, soient effrayés, et se sentent insultés par les commentaires à la télévision, dans les médias en général ? Sans parler de certains qui leur cherchent d’abord des explications, en évitant les vraies raisons, et parfois des excuses.

Et c’est là que, au contraire, alors qu’ils sont menés par une loi qui est totalement étrangère à la nôtre, ils sont heureux d’entendre cette loi, commentée dans les médias, et mise en plein jour, à l’occasion des horreurs commises, en déférence à leur loi. Sur le Coran, ont-ils l’habitude de jurer.

Et c’est à cet instant qu’une aide formidable leur est fournie par les fervents, non plus des droits de l’hommes, mais des droits de l’hommiste. Il va dès lors s’agir de ne pas stigmatiser, de chercher des excuses, sociales, économiques bref, tout ce qui pourra être utile à défendre ceux qui sont les premiers à ne pas respecter les droits de l’homme.

J’ai eu souvent à le dire, il ne faut jamais ressembler à ceux que l’on condamne. Et, selon le respect des droits de l’homme, tout homme doit être défendu, en démocratie en tous cas, quel que soit le crime qu’il a pu commettre.  Il s’agit bien de défendre l’homme dans le strict respect de la loi, et non le crime qu’il a commis. Les pendants des droits de l’hommiste auraient tendance à défendre le crime, par une attitude et une philosophie insidieuse qui peut par ses méandreuses explications, tendre à l’excuse, donc à l’exonération de responsabilité de celle ou celui qui a commis le crime.

Et particulièrement, à celle ou celui qui pourrait le commettre, qui serait même en train de le préparer, d’autant plus au vu et au su de tous, sachant que les droits de l’hommiste font que même s’il ou elle est fiché, reconnu, rien ne sera fait contre lui, tant qu’aucun acte irrémédiable n’aura été commis.

Il, ou elle, sait que même en situation irrégulière, il ne sera pas expulsé, il ou elle, sera même logé gratis, et soigné gratis, et même pris en charge par cette société détestée. Comme il, ou elle sait que s’il est arrêté, il sera « respecté » puis un jour libéré, et qu’il pourra ainsi reprendre ses activités terroristes, ou/et prosélytes, qu’il aura eu l’occasion d’exposer, pour convaincre ses codétenus en prison, et ainsi les endoctriner.

S’il ou elle est de nationalité française, il ou elle réclamera que ses droits en qualité de français soient d’autant plus reconnus, les droits de l’hommiste venant en complément pour empêcher leur stigmatisation due à la religion qu’ils revendiquent. Au point que ceux qui le feraient, seraient trainés en justice.

Il me rappelle certains voyous qui braquaient des banques pour leur seul profit, et qui, lorsqu’ils étaient arrêtés, prétendaient qu’en réalité ils braquaient les banques pour fournir le trésor de guerre de l’idéal politique qu’ils défendaient.

Nous savons aujourd’hui que beaucoup de terroristes viennent de la délinquance, quand elle ne vient pas de l’immigration où cela finit par se mélanger.

Le fait de le reconnaître, d’en prendre acte, n’est pas une stigmatisation de ces personnes, qui en l’occurrence se stigmatisent elles même en revendiquant leur différence, qu’ils brandissent comme un drapeau qui n’est pas aux couleurs de la France.

Non le fait de reconnaitre les choses, doit, devrait permettre de les combattre, puis de les juger dans le respect de nos institutions, avec toutes les garanties de droit, que pourtant ces gens-là détestent et ne respectent pas.

Mais de grâce, n’atténuons jamais leurs crimes. Je me souviens avoir participé à une émission télévisée, où figurait sur le plateau « un président » des droits de l’homme. Il était question de justifier le fait que la France n’expulsait pas vers l’Italie un personnage qui avait participé aux crimes des Brigades rouges. J’avais alors interpellé le président en question, pour lui dire que lui et moi avions au moins un point commun, « ah oui ? avait-il répondu ironiquement, lequel » ?

« Je suis comme vous, contre la peine de mort, avais-je répondu. Dès lors comment pouvez-vous justifier le fait de protéger quelqu’un qui a participé à des crimes ? Et qui a la chance de ne pas être condamné à mort dans le pays qui le réclame ? » La seul réponse que j’ai eue, et que c’est vrai j’entends assez souvent, « ha on voit bien que vous êtes avocat, vous triturez tout ».

Une dernière chose, notre institution, notre respect des droits de l’homme, notre démocratie, permet aujourd’hui que dans une salle d’audience soit présents, affublés de manière qu’il soit bien compris qu’ils, et elles, sont des gens qui viennent en fait assister les prévenus, et parfois menacer y compris les avocats qui ne défendent pas les leurs. Ceci est un scandale. J’ai été victime, lors d’un procès identique, de menacent directs non seulement du chef des terroristes prévenus, mais aussi des nombreux « barbus » vêtus comme ils estimaient devoir l’être (attention je n’ai rien contre les barbus), présents dans la salle, et j’ai été évacué par les gendarmes, ma collaboratrice de l’époque étant tombée « dans les pommes ».

Il faut savoir que les magistrats sont tenus de ne pas faire voir leurs sentiments lors des audiences, comment alors peut-on admettre et laisser faire le public, quel qu’il soit. Ces gens doivent être expulsés, s’ils manifestent, et interdit d’entrée si, alors qu’ils sont dans un établissement public, ils utilisent des signes, vestimentaires ou autres, pour affirmer leur appartenance à celle de ceux qui vont être jugés.

Non, nous ne sommes pas, et n’avons d’ailleurs jamais été, dans une société de « bisounours », mais simplement dans une société qui doit tout faire pour se sauvegarder. Et non plus pour garder ses « valeurs » comme osent encore le dire certains, y compris ayant eu les responsabilités les plus hautes, et qui n’ont pas su, ou hélas aussi voulu, sauvegarder les fameuses valeurs qu’ils ont édulcorées pour les mettre au service de leur électorat. En dévalorisant les valeurs de la France.

Oui la France a des valeurs. Mais elles sont éternelles et de toute éternité depuis que la France existe. Elles n’ont pas évolué avec les circonstances pour des raisons politiques ou politiciennes.

Liberté, Egalité, Fraternité.  Il n’y a aucun pluriel à ces mots. Ils sont chacun un et indivisibles. Et ces droits ont pour corolaire leurs obligations. Inventer « des Libertés » notamment n’a été utile que pour restreindre celles, nouvellement classifiées, qui pouvaient gêner selon l’idéologie du moment sans effrayer le bon peuple.

Il n’y a que la Liberté !

Il conviendrait d’y revenir à ces valeurs, et de combattre implacablement tous ceux qui veulent les triturer pour en user à leur guise.

Sinon, que personne ne s’étonne que ce ne soit plus seulement les tenants de l’islam qui se radicalisent, mais le citoyen ordinaire, dont le simple mot de valeur n’aura pour lui plus aucune signification.

 

Jean-Marie Viala

Avocat, romancier

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