Edito
15H29 - vendredi 11 septembre 2020

Suppression des sapins de Noël à Bordeaux et… bientôt à Strasbourg ? Le ridicule ne tue pas les Verts… pour le moment. L’édito de Michel Taube

 

Après le maire EELV de Grenoble favorable au burkini dans les piscines, après le maire EELV de Lyon qui considère que le Tour de France est misogyne et polluant, voilà que le maire EELV de Bordeaux impose aux Bordelais (mais ils l’ont bien élu !) une nouvelle punition : il n’y aura plus d’arbre de Noël dans la ville.

Les Strasbourgeois doivent être en train de comprendre à quoi ils doivent s’attendre dans la capitale alsacienne d’ici le prochain marché de Noël ! Le fameux Sapin de Noël dressé chaque année sur la place Kléber, magnifiquement décoré et non pas mort, héritier d’une longue tradition, risque de ne pas survivre aux décisions de la nouvelle maire écologiste, Madame Jeanne Barseghian.

L’argument invoqué par Pierre Hurmic à Bordeaux dépasse toutes les limites de la lâcheté, du ridicule et du grotesque. Il ne veut pas « célébrer l’arbre mort » et annonce une prochaine « charte des droits de l’arbre ». On croirait un poisson d’avril ! Quel triste clown les Bordelais ont-ils installé dans leur mairie ? La municipalité met aussi en avant une économie de 60.000 €. Autant supprimer également toutes les décorations de Noël, les feux d’artifice du 14 juillet, les manifestations festives et sportives, la vie culturelle (du moins celle qui est contraire à l’idéologie dominante à EELV)…

Mais pourquoi Pierre Hurmic ne commencerait-il pas par supprimer les subventions aux associations hostiles à la laïcité, comme la future loi sur le séparatisme devrait l’imposer, et les postes inutiles dans une administration municipale pléthorique (il n’y a pas qu’à Bordeaux !) ?

La vraie motivation du maire de Bordeaux est sans doute ailleurs, même s’il s’en défend : il cherche, une fois encore, à plaire à une partie de son électorat, celui qui veut effacer des siècles d’histoire et de tradition, en dévoyant gravement la laïcité. Jusqu’où cette mouvance prétendument verte abaissera-t-elle la France, ses traditions, sa beauté, sa joie de vivre ?

À Ramallah, un sapin de Noël est illuminé chaque année en grande pompe, en présence Mahmoud de Abbas, président de l’Autorité palestienne. L’arbre est évidemment importé, car il n’y a pas de forêt de pins sous ces latitudes. Pourquoi cet événement chaque année en Palestine ? Parce que le Sapin de Noël n’est pas un symbole religieux du christianisme. Et Noël n’est plus seulement une fête religieuse, mais un moment de réjouissances partagées, entré dans la culture des pays certes historiquement chrétiens, mais sécularisés ou laïcs.

Pierre Hurmic n’a-t-il jamais vu le regard émerveillé des enfants (et pas seulement) devant un arbre de Noël magnifiquement décoré ?

On savait déjà le parti EELV matiné d’un mélange vert et de rouge, ce qui normalement nous donne du jaune, couleur du soleil. Ou couleur des cocus s’agissant des électeurs qui ne sont pas allés voter le 28 juin. Mais ce Vert hostile au Sapin de Noël et au Tour de France vire désormais au gris, à la tristesse, à la monotonie. Il devient la couleur d’une potion punitive et bien amère.

L’écologie est une affaire bien trop sérieuse et bien trop grave pour être laissée à de pareils dogmatiques incompétents et dangereux. Au niveau local, c’est trop tard pour Bordeaux, Lyon, Strasbourg et quelques autres communes trompées sur la marchandise. En 2022, si comme tout porte à le croire, c’est cette tendance radicale et islamo-gauchiste qui s’impose au sein d’EELV, l’écologie politique manquera une occasion peut être unique de participer activement à l’indispensable révolution environnementale de la France et du monde.

Nous aurions perdu sur les deux fronts vitaux pour notre avenir : dévoiement de la laïcité, dévoiement de l’écologie.

 

Michel Taube

 

 

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