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11H30 - mercredi 8 juin 2016

Été 2016 : Sous les pavés, la plage… mais avec moins de CRS

mercredi 8 juin 2016 - 11H30

Depuis près de soixante ans, les CRS participent activement à la surveillance des plages françaises lors de la saison estivale. Mais cette année, Euro de foot et État d’urgences obligent, le calendrier d’affectation des CRS a été raccourci et de nombreuses plages devront se passer des sauveteurs CRS.

Crédit photo : sos112

Crédit photo : SOS112.fr

L’affaire fait grand bruit dans les stations balnéaires françaises : les CRS sauveteurs chargés de la surveillance des plages ne seront mobilisés cet été sur le littoral qu’à peine plus d’un mois entre les 20 juillet et 22 août. Ils seront 460 à surveiller les plages de toute la France au lieu de 900 en temps normal. En soixante ans, les CRS n’auront jamais eu une période de surveillance aussi courte. Les services du ministère de l’Intérieur évoquent deux raisons majeures de cette pénurie annoncée : l’État d’urgence et l’Euro 2016. Alors que des millions de touristes français ou étrangers convergeront cet été vers leurs plages, les villes concernées de l’Hexagone tentent de s’organiser et trouver des parades. Elles comptent en grande partie sur leurs polices municipales pour pallier le manque d’effectifs en CRS. Dans les Pyrénées-Orientales, sur les plages de Barcarès, une petite dizaine de policiers municipaux et dix maîtres-nageurs civils seront mobilisés cet été. Pour la mairie, il s’agit d’un surcoût de 50 000 euros à supporter. À Agde, l’une des cités balnéaires les plus courtisées de l’Hérault, ils seront une demi-douzaine de policiers municipaux à patrouiller sur les plages avec l’appui de policiers à cheval ou à VTT. Effectif toutefois renforcé par cinq policiers nationaux.

Inquiétude des syndicats policiers

Sur tout le littoral, l’annonce de la réduction du calendrier et des effectifs CRS a suscité réactions et inquiétudes. À Wimereux, dans le Nord, le maire a pris la décision de se passer de CRS pour recourir cet été à des bénévoles de la SNSM. Les syndicats de police, eux aussi, tirent la sonnette d’alarme et se sont mobilisés contre le manque de CRS sur les plages. Fabrice Ledoux, délégué pour les Hauts de France CRS Alliance Police nationale, explique que sur les plages « les CRS peuvent gérer les bagarres, les consommations de stupéfiants, les incivilités… Et verbaliser les infractions. C’est dommageable de rogner sur la sécurité. »

 

 

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