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13H26 - vendredi 5 février 2016

Le calvaire des étudiants boursiers

vendredi 5 février 2016 - 13H26

Les retards de paiement au Congo ne touchent pas uniquement les fonctionnaires. Les étudiants boursiers à l’étranger sont confrontés au même problème. Le 29 janvier 2016, c’est le recteur de l’université de Cotonou au Bénin qui, en raison d’impayés, suspend leur scolarité.

Etudiants congolais - Capture d'écran

 

Les étudiants congolais de l’Université africaine de développement coopératif (UADC) de Cotonou au Benin ont été priés de « rendre les clés de leur chambre » à la cité universitaire et ont été suspendus « des cours et des examens à dater du 1er février jusqu’au paiement des arriérés de frais par le gouvernement congolais ».

C’est le recteur de l’université le professeur Emmanuel Kamdem qui, par une note, a transmis cette décision aux étudiants congolais.

Contacté le 4 février par Opinion internationale, l’Université africaine de développement coopératif via son secrétariat a bien confirmé l’authenticité de cette note publiée par le recteur, qui circule sur les réseaux sociaux, mais n’a pas voulu s’exprimer davantage sur la situation.

 

La détresse des étudiants boursiers du Congo

 

Cette décision illustre bien le calvaire des étudiants boursiers congolais.

Fin juin 2015, c’est l’Association des étudiants congolais en Ukraine qui interpellaient les autorités de leur pays sur leur détresse dans cette Ukraine en crise et instable socio-politiquement. Elle manifestait son mécontentement de devoir chaque année se mobiliser et faire pression auprès du ministère de l’Enseignement supérieur pour réclamer le versement effectif de leurs bourses.

 

Par la voix de leur président, les étudiants dénonçaient la non-redistribution des allocations qui leur sont promises et s’indignaient du manque de dialogue avec leur ambassadeur en Fédération de Russie. Ils accusaient les fonctionnaires de l’ambassade de négligence quant au paiement des bourses et au renouvellement des passeports, d’incompétence dans la gestion de leurs études et, enfin, de discrimination à l’égard de certains ressortissants dans l’attribution des bourses justement.

 

Or pour les Congolais, étudier à l’étranger n’est pas un luxe. En effet, une seule université existe au Congo : l’université Marien Ngouabi de Brazzaville. Accueillant chaque année plus de vingt mille étudiants, elle n’a toutefois pas la capacité d’incorporer l’ensemble des bacheliers du pays. C’est donc pour pallier ces carences que le gouvernement chaque année envoie une centaine de boursiers étudier à l’étranger.

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