Monde / World
Iran /
12H04 - jeudi 28 janvier 2016

Les baha’is demandent à François Hollande de se faire l’écho de leurs doléances auprès du président Rohani

jeudi 28 janvier 2016 - 12H04

Hier a commencé la première visite officielle en France d’un président de la République islamique d’Iran. Cette visite met un terme à près de 16 ans de tensions entre les deux pays. La venue de Hassan Rohani représente donc un tournant historique dans les relations entre Paris et Téhéran et aura une dominante clairement économique.

 

Temple baha’i à New Delhi

Temple baha’i à New Delhi

 

Ce moment d’ouverture et de décrispation peut être l’occasion de parler sans se fâcher et dans le respect mutuel de quelques sujets sensibles…

Les Baha’is constituent la plus importante minorité religieuse non musulmane d’Iran et souffrent de persécutions et d’un statut de citoyens relégués : environ 300 000 en Iran, ces adeptes d’une religion très humaniste qui place la recherche individuelle, l’égalité entre hommes et femmes au cœur de leur démarche, sont empêchés d’exercer leur culte, plusieurs dizaines d’entre eux sont en prison et l’accès aux universités leur est interdit. Roger Karoutchi - Copyright Bureau des affaires extérieures des baha'is de France Roger Karoutchi lors du colloque sur les Baha’is le 12 novembre 2015 – DR[/caption]

Le 21 juillet 2015, quelques jours avant son voyage officiel en Iran, Laurent Fabius a déclaré être conscient des discriminations subies par les Baha’is d’Iran. Il a ajouté que ces actes allaient « à l’encontre en particulier du Pacte international pour les droits civils et politiques, auquel les autorités iraniennes ont librement souscrit ». Cette prise de position est très importante pour nous.

Tout comme l’existence et le travail de l’Amicale parlementaire de soutien aux Baha’is, créée en 2015 à l’initiative de Roger Karoutchi et Michel Herbillon. Aujourd’hui, 30 députés et sénateurs les ont rejoints et s’engagent pour nous. Mais il y a aussi des sympathisants parlementaires qui mènent des actions individuelles de soutien.

 

 

 

 

 

En quoi cette Amicale parlementaire vous aide-t-elle et quelles sont ses actions ?

Le fait que cette Amicale parlementaire existe est déjà une aide considérable. Parler de la situation et la faire connaître est essentiel pour nous, étant donné que les autorités iraniennes sont dans le déni total des discriminations dont souffrent les Baha’is aujourd’hui.

L’Amicale offre une voie de diffusion de l’information qu’elle répercute à tous les niveaux politiques, comme une caisse de résonance. En novembre 2015, elle a organisé un colloque de réflexion sur le thème : « Comment défendre les libertés fondamentales et les promouvoir ? » Cette réflexion générale va tout à fait dans notre sens et celui de notre foi, selon laquelle, l’humanité est une. Car au-delà des droits des Baha’is en Iran, ce sont ceux de tous les hommes que nous voulons protéger.