
L’avantage à adresser des vœux au dernier jour du mois de janvier est que l’on a déjà un avant-goût de l’état d’esprit général dans lequel s’est entamée et donc s’annonce la nouvelle année !
En ce 31 janvier, je vous adresse avec Radouan Kourak et notre équipe des vœux de liberté, de joie, d’amour, de santé, de paix (si chère à notre ami Omar Harfouch), de richesse et de respect, laïcité incluse. Mais nous pouvons oser nous projeter davantage dans l’action à partir des fureurs et des joies intenses de janvier.
L’année 2026 a commencé fort : incendie tragique à Crans-Montana, intervention trumpienne pour capturer Maduro sans pour changer le régime au Venezuela, lancement du Conseil de la paix à Davos, lunettes de soleil made in France pour le président de la République française (que ne ferait-il pas pour sauver la France ?), toujours plus de taxes et de socialisme en France avec un budget (enfin !) sur le point d’être voté, des policiers, des paysans, des soignants (notamment les médecins libéraux) français en colère, la France qui remporte la Coupe d’Afrique des Nations au vu des nombreux binationaux, joueurs formés en France et francophones qui jouaient sur le terrain à Rabat (bravo à nos amis marocains pour le succès de la CAN)…
Janvier n’a pas été un mois comme les autres. Janvier a été une bande annonce.
Que nous réserve donc 2026 ? La paix des armes entre l’Ukraine et la Russie ? L’Inde, comme nouvelle puissance mondiale pour contrer la Chine et les Etats-Unis et rapprocher Nord et Sud sur des projets gagnant – gagnant et non emprunts d’un wokisme post-décolonial ? La réconciliation entre la France et l’Afrique à Nairobi en mai ? Le G7 à Evian en juin ? La décision attendue d’Emmanuel Macron d’étendre le parapluie nucléaire à l’Europe permettront-t-ils à un président vieilli de faire illusion sur la scène internationale, tant le décrochage de la France est cruel ?
Osons quelques vœux peut-être risqués mais sincères.
Politique française
En France, les municipales de mars apparaissent déjà comme un test national déguisé, une répétition générale avant 2027. Paris, Marseille, Toulouse, Strasbourg et de nombreuses villes sont un peu de petites élections présidentielles !
Notre vœu le plus cher pour les municipales ? Que les dix grandes villes de France qui ont été confisquées en 2020 par les écologistes, alliés à une gauche ultra, sur un hold-up démocratique dû à la décision irresponsable d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron de ne pas reporter les élections, le surlendemain de la fermeture de tous les commerces pour cause de Covid, rebasculent dans un camp centriste ou de droite.
Suivront ensuite les investitures, les primaires, les candidatures.
2026 sera l’année de la finalisation des programmes politiques, des promesses qui ne seront pas tenues mais des visions qui ne manqueront pas de s’affronter en 2027 ! Nous comptons bien y prendre notre part.
Finirons-nous l’année avec pléthore de candidats à la magistrature suprême pour succéder à Emmanuel Macron en 2027 ? On ne connaîtra pas son successeur au 31 décembre prochain mais peut-être que d’ici la fin de cette année un candidat-surprise aura percé pour bousculer, une fois de plus, la vie politique française. Pourquoi pas la percée fulgurante de Sébastien Lecornu (avec sa force tranquille, le moine soldat nous changera de la flamboyance vaine de son président), Sarah Knafo (si elle rompt – politiquement évidemment – avec son aimé) ? Et pourquoi pas Michel-Edouard Leclerc, Cyril Hanouna, Teddy Riner, Karine Le Marchand, Philippe Etchebest, un petit patron déterminé à renverser la table ? Les dés sont lancés !
Quant au landerneau politique, en se rasant ou en s’épilant le matin, les ambitieux qui voudraient faire la course à la présidentielle devront trancher entre la France et leurs egos tout au long de l’année 2026. Le dilemme sera terrible au centre : du parti socialiste à LR en passant par une macronie épuisée car ce vaste bloc central est si affaibli dans l’opinion publique depuis l’accord de non-censure pour voter les budgets 2026, propulsant Olivier Faure comme vice-premier ministre du gouvernement Lecornu !
L’équation est redoutable : si plus de deux candidats du front central se présentent à l’élection présidentielle, il sera très difficile arithmétiquement d’éviter la qualification au second tour des deux candidats de LFI (largement sous-estimé par les sondages) et du RN. La division des (pseudo) modérés en 2026, c’est l’assurance que Mélenchon et Le Pen / Bardella (la justice, malheureusement, tranchera entre les deux) s’affronteront au second tour en 2027. Duel fratricide et suicidaire en vue pour la France.
Menaces sur les Outre-mer
Aux Antilles, Emmanuel Macron entamera un voyage cette année. La belle affaire ! La Nouvelle-Calédonie et Mayotte concentrent largement l’attention des politiques et des rares débats publics sur les Outre-mer. Mais voilà des mois que nous alertons sur les risques de rupture avec la France qui menacent les Antilles et probablement la Guyane. Entre d’une part le narcotrafic, les violences urbaines, le trafic d’armes, une justice pénale beaucoup trop laxiste, et de l’autre des élus locaux majoritairement socialistes, voire autonomistes et indépendantistes, qui ont réussi à imposer un débat tronqué sur la vie chère, la France risque fort de perdre ses Antilles ou de rester avec des îles sous-développées, tapissées d’entreprises en faillite, d’une jeunesse abandonnée, en proie à la haine sociale et raciale !
Soutenant lui-même les nombreux appels à l’autonomie d’élus locaux très majoritairement à gauche (en Martinique, la fuite en avant de la CTM menace une économie très fragilisée), le chef de l’Etat aura bien du mal à répondre aux deux grandes priorités des Antillais : la sécurité et le pouvoir d’achat. Le projet de loi sur la vie chère dont il a maintenu le cap avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, au-delà du passage de Manuel Valls au ministère des Outre-mer, est une réponse démagogique et inefficace aux vrais enjeux de pouvoir d’achat et de dysfonctionnements structurels qui brident l’économie et la société aux Antilles.
Mettre le paquet sur le régalien, réformer en profondeur ou abandonner la loi pour la vie chère, adopter une loi d’adaptation du droit national et européen aux territoires ultra-marins et de relance économique pour les Outre- mer (la loi cadre Moutchou annoncée par la ministre pour la fin d’année ?) : tels sont nos trois vœux pour les Outre-mer en 2026.
Trumpmania
Ah Donald Trump le Grand ! Quel personnage ! Aucun scénariste ne l’aurait imaginé !
Que souhaiter pour Donald Trump ? Nous saluons son conservatisme libéral, son audace : le bombardement par les marines de navires transportant de la drogue dans les Caraïbes rend bien service à nos douaniers dans les Antilles. La création du Conseil de la paix est aussi folle que géniale ! Bravo au retour de la volonté en politique. Les Accords d’Abraham seront-ils relancés cette année avec de nouveaux Etats arabo-musulmans pour y adhérer ?
Les élections de mid-terms pourraient refroidir le président américain ou le pousser à accélérer. Le 4 juillet prochain, pour les 250 ans de l’indépendance américaine, Donald Trump annoncera-t-il sa volonté de changer de régime ?
Souhaitons à l’hôte de la Maison blanche moins d’excès, moins d’obsession vénale, notamment sur les droits de douane, le pétrole et les Trump Towers qui enrichissent sa famille, et un peu de respect pour notre président de la République française. Donald Trump passera-t-il l’année à bousculer tous les jours les agendas diplomatiques, les breaking-news dans les médias ? Allez Monsieur le Président, avec un peu de mesure et plus de suivi sur les guerres que vous prétendez un peu hâtivement avoir réglés, vous aurez le prix Nobel de la paix le 10 décembre prochain.
Cravate (et chaussettes) orange oblige, symbole du respect des femmes, – et alors que l’année 2025 s’est tristement refermée sur le décès de la belle et grande Brigitte Bardot -, 2026 sera évidemment l’année des femmes, non ces pseudo-féministes qui poussent les femmes vers une servitude volontaire, mais des femmes de pouvoir, des femmes qui accèdent à tous les savoirs et tous les pouvoirs et qui aiment et respectent les hommes comme ces derniers se doivent de le faire. Nos femmes 2026 seront certainement Sophie Adenot, deuxième astronaute française à s’envoler dans les étoiles, et Giorgia Meloni, la femme la plus puissante d’Europe.
A cheval !
2026 sera aussi l’année du cheval ! Non seulement à partir du 17 février dans le Calendrier chinois, année du cheval de feu (notre signe zodiacal paraît-il), mais en France aussi. Le salon de l’agriculture de Paris est chaque année le plus grand rendez-vous de chevaux en France. Mais nous formons aussi le vœu que les enfants et les adultes découvrent cette année les joies et la puissance réparatrice et mobilisatrice du prince des animaux. Nous vous recommandons 3 adresses : l’Académie comportementale de Firfol en Normandie (paradis éducatif sur terre et expérience d’equicoaching garantie, créée par Laure Bousquet et son équipe, vedettes de la série réalité équestre « Au galop ! » de France TV), Hippotess de la rayonnante Tessa Schurinck en Martinique, l’Académie Equicoaching d’Arnaud Camus pour les cadres et dirigeants des grandes entreprises.
Opinion Sports
Sans oublier les Jeux Olympiques d’hiver à Milan et Cortina d’Ampezzo en Italie, l’événemen de l’année 2026 sera sans conteste la Coupe du monde de football aux États Unis, au Canada et au Mexique. Première édition à 48 équipes, démesure planétaire. Mais n’est-ce pas une anomalie géopolitique au regard de la doctrine de Trump ? Les risques de boycott et les affres de Trump qui risque de refuser beaucoup de visas à des supporters venant de 48 pays ne pèseront pas lourd devant le sport le plus populaire et le plus démocratique qui soit ! La Colombie, l’Iran, l’Algérie, l’Afrique du Sud, tous qualifiés, pourront-ils seulement venir si Trump s’en mêle ?
Allez, parions sur deux matchs France – Sénégal. Deux ? Oui, le second en finale !
Iran, c’est une révolution !
Enfin la chute du régime des mollahs à Téhéran serait la plus grande et la plus belle des nouvelles pour l’année 2026 et l’assurance que l’islamisme qui fait florès dans le monde, et en France notamment, reculera enfin !
Les dizaines de milliers de morts, de blessés, d’emprisonnés de janvier 2026 n’empêcheront pas le peuple iranien de réussir sa révolution. Nous l’appellerons la révolution Norouz (du nom du Nouvel An iranien qui signifie lumière) car nous finirons ici sur un pari : le 20 mars prochain, l’Iran sera libre et le monde un peu plus aussi.
Quant à Opinion Internationale, nous formons le vœu de rempiler pour 15 ans car, eh oui, il y a 15 ans, le 1er mars 2011, nous lancions le média des décideurs engagés au cœur de l’actualité… 15 années de persévérance et l’idée parfois que, dans le numérique, une année vaut bien dix ans dans la presse papier.
Voici le bandeau save-the-date et retrouvez dès le 1er mars prochain notre Mensuelle spéciale : « Déjà 15 ans avec Opinion Internationale… Notre indépendance, c’est vous ! »
S’annonce enfin à un horizon rapproché une maison d’édition qui prolongera les éditos et les tribunes : Opinion Internationale Books. Avec un premier livre déjà en vente sur notre librairie (et plusieurs autres titres d’ici trois mois) : « Radicalement républicain » de Patrick Pilcer.
Meilleurs vœux 2026 à tous !
Michel Taube




















