Afriques demain
08H56 - mardi 20 juillet 2021

Tchad : union nationale retrouvée ?

 

Devant les forces vives de la Nation, le Premier Ministre Albert Padacké, ex-candidat en 2021 à la Présidence, et désigné comme chef du Gouvernement après la mise en place du fils du Président défunt Idriss Déby, a tenu à exprimer un discours d’une grande intensité pour relancer, comme il en est besoin, le fonctionnement de l’État en arguant sur l’unité du pays, tâche à laquelle il s’adonne depuis plusieurs mois. 

Dans ce contexte exceptionnel, que le monde a regardé à la fois effaré et inquiet pour l’avenir du pays et pour la sécurité intérieure et des alentours, il s’avérait prioritaire de ne pas baisser la garde au plan militaire, dont la force au Tchad est essentielle pour ce secteur de l’Afrique, et notamment en proximité avec la Libye. 

C’est pourquoi Albert Padacké a accepté de prendre ce poste de Premier Ministre, avec l’ambition de reprendre dialogue inclusif avec l’ensemble de la classe politique, responsable du fonctionnement du pays, même dirigé par un jeune Militaire, fils du Maréchal Président défunt. 

Il s’acquitte de cette mission de manière volontaire et avec toute sa compétence, ce que chacun est amené à reconnaitre.

Oui la situation nationale et régionale, — il le dit, demeure encore fragile, et il appelle à une «  modération et pondération pour le bien du peuple » qui ne doit penser qu’à la Paix. C’est la responsabilité de chacun, au-delà des ambitions politiques. Il reconnait que le pouvoir de transition, lié au temps assez court qui se doit d’être respecté, ne laisse pas toute l’envergure à une action globale. C’est pourquoi ce Premier Ministre, civil, est tenu de diriger son gouvernement de concert avec le Conseil Militaire, dirigé par le jeune Chef de l’État, le Général Mahamat Idriss Déby. 

Ce n’est pas un combat perdu d’avance : on peut le reconnaitre. Certains atouts bénéficient au Pays, à commencer par la qualité de l’état d’esprit du peuple tchadien, fier, déterminé et quelque part attaché à l’unité nationale., accessible, dit le Premier Ministre, par ce dialogue inclusif de toutes les tendances, si possible, pour parvenir, comme prévu à « des élections libres et démocratiques dans les délais ». 

Il faut jouer en effet sur cette solidarité, cet humanisme qui est la force de cette population, de cette jeunesse aussi, en attente, qui doit dépasser ses différences. Est-il trop candide? on ne peut le dire pour l’instant. Mais reconnaissons que depuis la parution le 2 juillet du Décret créant « ce Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif », chacun est en droit de croire à une sincérité de cette démarche. En tout cas, elle ne fait pas de doute de la part d’Albert Pahimi Padacké. 

En conséquence, ces forces vives de la Nation, auditrices de ce Discours incitatif à la Paix et à l’Union, vont, espérons-le, s’organiser pour mettre en œuvre ce principe, autour du Ministre Chargé de la Réconciliation Nationale et du Dialogue et parvenir à un apaisement, et à faire jouer l’intérêt général qui est celui du peuple du Tchad et de la République. 

Souhaitons-leur de réussir ! 

 

Alain Dupouy

 

 

 

 

 

 

 

 

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