Afriques demain
10H11 - mardi 9 mars 2021

Fanirisoa Ernaivo, une femme en politique à Madagascar  

 

Née en 1979 à Antananarivo, Fanirisoa Ernaivo est mère de trois enfants, son père professeur de Maths – Physique et sa mère médecin, elle est issue de son côté paternel, d’une famille modeste. Ayant perdu ses parents très tôt, elle s’est construite toute seule et a travaillé d’arrache pieds pour finir ses études de droit et rejoindre le monde de la justice Malagasy, après avoir passé le concours et terminé avec succès ses études et formations à l’école de la Magistrature Malagasy.

Puis son passage auprès du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS Antananarivo) à travers la huitième promotion et l’Ecole Nationale d’Administration (ENA Paris), a été sa première approche du monde politique. Depuis 2018 ERNAIVO est devenu une femme politique Malagasy incontournable dans le paysage politique de Madagascar, ses principales lignes de conduite s’articulent sur l’instauration de l’état de droit et le combat pour la justice sociale mais surtout la lutte contre la corruption et toute forme d’impunité des hauts dirigeants.

Lors de son parcours professionnel, juriste de formation, elle a exercé successivement le rôle de substitut du procureur, magistrate inspecteur au sein du ministère de la Justice avant d’occuper le poste de juge près le Tribunal de première instance d’Antananarivo en tant que Juge du siège. Elle était également la première femme ayant présidé le Syndicat de la Magistrature de Madagascar (S.M.M.) à partir de décembre 2016, date à partir de laquelle elle n’a eu de cesse pour prôner l’indépendance de la justice Malagasy et de redorer l’image de celle-ci trop ternie par la corruption, d’où la perte de confiance tant des partenaires techniques et financiers de l’Etat que de la population Malagasy. Cette présidence du puissant SMM lui a permis de rendre justice envers un certain nombre de dossiers brûlants où elle avait suivi, personnellement, chacun de ceux-ci du début jusqu’à la mise en application des peines prononcées. Très appréciée du monde syndical de son pays, elle est également jusqu’à présent la présidente de la plateforme de syndicats, dénommée Solidarité Syndicale de Madagascar (S.S.M.), regroupant les domaines publiques et privés.

A travers l’exercice de ses fonctions judiciaires conjugué avec la présidence de la plateforme des syndicats de Madagascar, Fanirisoa ERNAIVO, droite et intègre, a dû glisser dans le monde de la politique Malagasy pour apporter une nouvelle vision quant à la gestion du pays, entre autres, dans le domaine juridique, économique, social et la bonne gouvernance. En 2018, elle est la plus jeune parmi les candidats à l’élection présidentielle. Elle ne sera pas élue mais cela ne lui empêche pas de vouloir mettre au service de son pays ses savoir-faire et convictions quant à l’instauration d’un Etat de droit qui est la garantie du bon fonctionnement de l’environnement économique et social à Madagascar. Ainsi, en 2019, elle a fondé et préside l’Association pour le Droit et Développement de Madagascar (ADM) pour mettre en application ses propres convictions en apportant ses aides et concours aux nécessiteux. Elle millite donc encore et toujours pour une vraie justice sociale et un Etats de droit à Madagascar comme base du développement.

En 2020, sur le plan politique, animée d’un esprit patriotique et le souci de vouloir apporter ses contributions pour le pays, elle a fondé, avec d’autres leaders et figures connues de la politique Malagasy à l’étranger, le « Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara – Diaspora» (RMDM – Diaspora) qui est une alliance politique des opposants de la diaspora Malagasy où elle a été élue Présidente. Cette alliance se donne comme mission de sensibiliser les Malagasy sur les responsabilités de l’opposition et d’apporter leurs perceptions concernant la gestion du pays par le régime.

Elle se veut force de propositions et n’hésite pas à interpeller le gouvernement et la justice contre les pratiques de corruption et toutes dérives dictatoriales qui peuvent être amenées à se former.

Son principal objectif consiste à rendre effective la démocratie pour garantir l’alternance politique, d’apporter des critiques constructives dans la gestion des affaires de l’Etat et de dénoncer les inepties des dirigeants de l’Etat à travers la gestion du pays.

 

Laurent Mairesse

 

 

 

 

 

 

 

Le Mali n’a pas besoin d’un nouveau coup d’Etat.

Tribune de Moussa Mara Je suis extrêmement inquiet et attristé face aux arrestations du Président de la transition, Bah N’Daw, du Premier ministre Moctar Ouane et de certains de leurs collaborateurs. Intervenues…