A votre santé
09H46 - lundi 24 juin 2019

L’automédication naturelle : peut-on se soigner naturellement ? la chronique bien-être de Françoise Rosenpick pour bien commencer la semaine

 

Lorsqu’on est à l’écoute de son corps, on sait percevoir les signaux qu’il envoie lorsqu’il ne va pas bien. On doit toujours en tenir compte et tenter d’en trouver l’origine. Il est souvent possible de corriger de façon naturelle les désordres qui apparaissent en modifiant son mode de vie et/ou son alimentation. 

Les médecines naturelles sont essentiellement axées sur la prévention.

Il est en effet essentiel d’éviter l’apparition de pathologies et c’est le plus souvent assez facile. Pour cela, il est utile de se souvenir de quelques règles assez connues qu’on a pourtant tendance à oublier :

  • se laver les mains régulièrement dans la journée et systématiquement avant de manger ;
  • nettoyer très souvent les toilettes sans oublier les poignées de porte ;
  • nettoyer entièrement son réfrigérateur à l’eau vinaigrée au moins une fois par mois et couvrir tous les aliments qui y sont gardés ;
  • prendre des repas sains et équilibrés avec suffisamment de fruits et légumes pour assurer les apports en vitamine, consommer des aliments les plus frais possibles et ne jamais recongeler un aliment ;
  • boire très régulièrement tout au long de la journée, de l’eau ou des tisanes, à raison de 1,5 litre par jour pour un adulte ayant une activité modérée ;
  • aérer chaque pièce de la maison 10 mn par jour, éviter les désodorisants qui sont des polluants de l’air, cultiver des plantes dépolluantes ;
  • dormir suffisamment, dans une chambre peu chauffée et passer l’aspirateur sur son matelas et son sommier lorsqu’on change ses draps.

 

D’autres principes, plus spécifiques de la médecine naturelle, sont peut-être un peu moins répandus mais participent au maintien d’une bonne santé :

  • une diète complète ou une mono-diète (consommation d’un seul aliment) de 24 h une fois par mois permet de reposer le système digestif et de stimuler l’immunité ;
  • les tisanes aromatisées avec des épices permettent de prévenir pas mal de « petites pathologies » digestives, urinaires ou respiratoires ;
  • des cures régulières de gelée royale et de spiruline aux changements de saison (printemps, automne) permettent d’éviter les coups de fatigue.

 

Même en appliquant toutes ces recommandations, on peut cependant contracter une affection virale. La plupart sont « soignables » avec des remèdes naturels qui sont préférables aux médicaments chimiques en vente libre. Ces derniers sont d’ailleurs souvent aussi chers que la phytothérapie et de plus en plus de pharmaciens conseillent désormais plus volontiers la phytothérapie que les spécialités vendues par l’industrie pharmaceutique.

Avant toute chose, il faut se souvenir que notre corps n’envoie jamais de signal sans raison :

  • La fièvre est le signe que notre système immunitaire fait son travail et que les globules blancs assurent leur rôle de défenseurs. La faire baisser trop fait aussi diminuer les défenses naturelles. On s’est ainsi rendu compte il y a quelques années que l’ibuprofène est un antipyrétique trop puissant pour l’utiliser en première intention dans les affections virales car il peut entraîner un syndrome viral aigu. Un gant d’eau fraiche sur le visage et le front, voire une poche de glace sur la tête, suffisent souvent à rendre une accès fiévreux supportable.
  • La toux, le nez qui coule, la diarrhée, les vomissements, sont autant de mécanismes qui visent à éliminer les microbes. Ne pas les stopper, au moins dans les premiers temps. Prendre des tisanes, des huiles essentielles, faire des lavages de nez, des inhalations permet au contraire d’aider ces mécanismes naturels d’élimination.

 

Dans tous ces cas infectieux, on peut prendre des gélules d’Échinacée et de Sureau qui vont stimuler les défenses naturelles.

Malgré tout, il n’existe pas « d’assurance tout risque » pour rester en bonne santé et il se peut que malgré tous nos efforts, la machine déraille vraiment. Il est alors impératif de consulter. La médecine moderne fait régulièrement des miracles ! Il est important de ne pas l’oublier et de ne pas diaboliser tous les médicaments.

Les douleurs dentaires nécessitent toujours une consultation chez le dentiste : les dents sont une porte d’entrée directe dans l’organisme pour les bactéries. En attendant le rendez-vous, il est toutefois possible de se soulager sans médicament avec une infusion de 4 ou 5 clous de girofle dans une tasse d’eau bouillante, qu’on laisse refroidir pour s’en servir comme bain de bouche. On peut aussi déposer 1 goutte d’huile essentielle de giroflier sur le bout du doigt, l’appliquer contre la dentet masser la gencive.

Des maux de tête violents avec fièvre et raideur de la nuque doivent faire penser à un syndrome méningé et imposent une consultation médicale.

Une chute avec perte de connaissance ou suivie de vertiges et/ou de vomissements doit être suivie d’un examen médical pour détecter un éventuel traumatisme crânien.

Une paralysie ou un engourdissement soudain d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe, une perte soudaine de la vue (souvent dans un seul œil) ou une vision dédoublée, une perte de l’équilibre ou de la coordination des mouvements, un mal de tête soudain et violent sans cause apparente, des troubles du langage sont des signes qui évoquent un AVC. C’est le SAMU qu’il faut appeler dans ce cas.

Des symptômes qui pourraient paraître bénins mais qui persistent au-delà de 3 jours sans amélioration doivent inciter à consulter un médecin.

D’une façon générale, tout symptôme violent, persistant ou récurent nécessite de consulter.

Avec ces quelques conseils, c’est non seulement la semaine mais tout l’été que vous passerez dans les meilleures conditions de forme, de santé et de bonne humeur !

 

Françoise Rosenpick

Docteur en pharmacie