Santé / Covid
06H37 - jeudi 28 octobre 2021

Ne cachez pas ce sein que je saurai voir…

 

Octobre Rose touche à sa fin, mais n’oublions pas que c’est toute l’année que les femmes sont concernées par le cancer du sein. En effet, il tue 12 100 personnes chaque année en France et demeure la première cause de mortalité par cancer chez les femmes.

Pourtant, la détection d’un cancer du sein à un stade peu avancé de son développement peut espérer le soigner plus facilement et d’en limiter les séquelles.

Grâce au dépistage précoce, la moitié des cancers du sein sont décelés alors qu’ils mesurent moins de 2 cm. Ce niveau de détection permet d’atteindre de très hauts taux de guérison tout en réduisant considérablement l’agressivité des traitements appliqués. Il est donc important de vous informer ainsi que votre entourage sur le cancer du sein, car cela peut vous sauver la vie et celle des femmes que vous aimez.

Pour sensibiliser à cette problématique, dans les années 1990 est né le ruban rose aux États-Unis sous l’impulsion d’Evelyn Lauder, alors vice-présidente de la marque de cosmétiques Estée Lauder. Elle a eu l’idée, avec son amie Alexandra Penney de Self Magazine, d’en faire l’emblème fédérateur de la lutte contre le cancer du sein. A l’époque cette maladie était taboue et le ruban rose contribua à la rendre visible, comme le ruban rouge avait rendu visible le Sida à peu près à la même époque (1991). 

En France, le relais est pris dès 1994 par le groupe Estée Lauder et le magazine Marie Claire qui lancent la première campagne de sensibilisation et créent immédiatement dans son sillage l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! ». Depuis, cette initiative a donné naissance à tout un écosystème : Octobre Rose, la campagne annuelle de sensibilisation, un grand concours photos, des manifestations sur l’ensemble du territoire, l’illumination en rose de monuments emblématiques dont la Tour Eiffel, et le ralliement d’un nombre toujours plus grand de partenaires. 

L’objectif premier de ces actions était de mobiliser les femmes et leur entourage en les mobilisant grâce à l’information et au dialogue dans un contexte où on parlait encore peu de cette maladie. Depuis les consciences ont évolué et aujourd’hui l’enjeu est d’insister sur l’importance du dépistage précoce et de contribuer par des financements ciblés, au progrès de la Recherche pour éradiquer la maladie. 

La présidente de l’association Espoir et Vie, Mireille Grandmaire, estime que les freins au dépistage sont liés à une représentation négative de la mammographie et, bien sûr, la peur du diagnostic.

Alors au-delà des opérations commerciales (qui offrent une visibilité appréciable) telles les marques de lingerie Sans Complexe, Rouge Gorge ou C&A qui mettent en vente des soutien-gorges post-opératoires ou bien Pylones, Boho Green make-up ou les gourmands Napoli Gang parmi d’autres qui reversent plus ou moins 1 € sur certains de leurs produits vendus, gardons en tête que le combat de ces femmes est quotidien. Dans les maisons Millésime, c’est 30 % des bénéfices d’un repas de gala qui sont reversés, comme l’explique la cheffe Flora Mikula, particulièrement sensibilisée à cette cause :

Cette petite lumière rose qui s’allume ainsi chaque mois d’octobre permet d’espérer qu’à terme, chaque femme saura prendre soin d’elle, chaque homme accompagnera celles qui partagent sa vie, chaque parent transmettra cette impulsion à ses enfants et que les progrès de la médecine feront baisser ces chiffres qui peuvent clairement être améliorés.

 

Deborah Rudetzki

Directrice de la Rédaction

Loi Grand Âge, PLFSS 2022 et après ?

Former des infirmiers mobiles de télémédecine, organiser des parcours et des journées de dépistage et de prévention dans les EHPAD sont parmi les solutions d’avenir.

Une fatigue si lourde

Ce que les gens voient, sentent, mais ne savent pas toujours nommer, ce sont les effets politiques de cette pandémie.
Jean-Philippe de Garate