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10H48 - lundi 23 juin 2014

Identité nationale et citoyenneté, deux notions fondamentales ! Les Centrafricains doivent se les approprier

lundi 23 juin 2014 - 10H48

Cette semaine, Opinion Internationale destine sa rubrique « A la Une » sur la Centrafrique au passage au peigne fin des grands maux qui gangrènent la société centrafricaine empêchant ainsi la marche vers la stabilité et le développement. Mais s’il est essentiel d’identifier les maux et de faire un diagnostic, il est tout aussi primordial de proposer des réponses, d’esquisser des solutions, pour que le nouveau Centrafricain qui naîtra des cendres de cette vieille Centrafrique puisse être revêtu des tous les attributs lui permettant de remplir sa noble mission en tant que garant et dépositaire de l’évolution de son pays.

Cette série aborde ainsi des thèmes allant de « patriotisme, nationalisme et souveraineté » à « la préparation de la nouvelle élite centrafricaine » en passant par « le leader et sa vision » et «  la gestion du pouvoir ». Mais le premier article de cette série porte sur «  identité nationale et citoyenneté ». 

 


La tragédie que nous connaissons et vivons depuis plus d’un an nous emmène à réfléchir sur des notions qui jusque-là, semblait-il, ne nous concernaient pas, mais étaient destinées aux autres habitants de la planète en proie à des guerres fratricides.

Cette réflexion du Pasteur Martin Niemoller à Dachau en 1942: « Je n’ai rien dit… » est plus que d’actualité pour le peuple centrafricain et pour ceux de la sous-région qui considèreraient que la barbarie centrafricaine est bien loin de chez eux, car ils se trompent, elle est à leur porte :

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit, je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai rien dit, je ne suis pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait plus personne,
Pour dire quelque chose

LYDIE AQue sommes-nous devenus depuis tant de décennies dans ce beau pays qui jadis était appelé « pays des merveilles, petite Suisse » ? Qu’en avons-nous fait pour que nous, uniques bénéficiaires et héritiers, nous nous regardions aujourd’hui en chiens de faïence, d’est en ouest et du sud au nord ? Nous nous sommes tus trop longtemps, nous n’avons rien dit, nous n’avons rien fait, nous avons laissé faire.

A ce jour, j’ai encore des connaissances dont j’ignore l’ethnie et cela n’a aucune incidence sur nos rapports car cela ne m’intéresse nullement et ne peut être la base de nos relations. Mais combien de personnes pensent et réfléchissent ainsi ? Le repli communautaire est devenu monnaie courante et gage d’un mieux-être, d’un mieux vivre centrafricain !

De mon observation de la vie de tous les jours du citoyen centrafricain lambda, et encore plus de cette douloureuse crise que nous vivons tous collectivement, des questions me trottent dans la tête et je vais tenter d’y apporter des réponses. Je ne suis ni une sociologue, ni une historienne, mais la part de philosophe qui est en moi m’interpelle sans cesse. Alors, comment pouvons-nous briser ces barrières que les événements successifs centrafricains nous ont imposées ? Comment pouvons-nous capitaliser toute cette énergie commune déployée depuis cette date du 24 mars 2013 ? Comment pouvons-nous fonctionner en tant que Nation et converger tous vers un objectif commun, le développement et la stabilité de la République Centrafricaine ?

Deux faits marquants de ma vie m’ont interpelée, l’un bien avant ce conflit centrafricain et l’autre, il y a de cela une dizaine de jours.

Je me rappelle donc ce transit à l’aéroport de Douala de mon retour de Bangui où un libanais furieux d’avoir perdu l’une de ses valises criaient sur l’un des agents de la compagnie incriminée. A ma grande surprise j’entendis une voix vociférer « tu ne cries pas sur un Camerounais chez lui, arrête et tais-toi ! »

A Kigali, alors que j’y étais dans le cadre professionnel et à un atelier, un incident entre deux hommes (africains) m’a secouée lorsque j’entendis une Rwandaise crier sur l’un des hommes ; « on ne crie pas sur un Rwandais chez lui, je vous l’interdis, il est Rwandais et il est chez lui ».

J’ai toujours gardé ces mots en mémoire et ce deuxième fait du Cameroun a mis en exergue tous ces sentiments longtemps enfouis, la notion d’appartenance à un Etat, une Nation, un peuple ! C’est mon frère, c’est ma sœur, n’y touche pas, il est chez lui, elle est chez elle !


Que sommes-nous devenus depuis tant de décennies dans ce beau pays qui jadis était appelé « pays des merveilles » ? Qu’en avons-nous fait pour que nous, uniques bénéficiaires et héritiers nous nous regardions aujourd’hui en chiens de faïence, d’est en ouest et du sud au nord ?

Ce dont je me souviens de ma RCA natale est que du régime des présidents Jean-Bedel Bokassa et David Dacko, de 1960 à 1981, il n’existait aucune ethnicisation des relations entre Centrafricains. De même avec l’avènement du CMRN (Comité militaire de redressement national) avec le général André Kolingba où toutes les ethnies étaient confondues au sein d’une armée républicaine. En un mot, la RCA était une grande famille.

Dès 1986, la RCA, principalement la capitale Bangui a pris le visage d’un grand village yakoma où cette ethnie a prédominé sur la vie et les relations entre Centrafricains.

En 1993, à l’arrivée du régime du président Ange Félix Patassé, ce sont les kaba qui ont transformé la capitale centrafricaine en village de Paoua et ses environs. Puis en 2003, ce fût le tour du président François Bozizé de faire voyager les Centrafricains en ramenant le village de Benzambé au centre des relations centrafricaines.

Djotodia, quant à lui, en 2013, ne nous a pas ramené Ndélé dans la capitale, mais tous ceux qui étaient de sa religion. Pour ce qui est de Mme Catherine Samba Panza, elle a déplacé Kouango depuis février 2014 à la présidence de la République et au gouvernement.

Les marges ne sont plus les mêmes, les donnes ayant changées, nous sommes dans deux transitions dans ces deux derniers cas de figure, réduisant les zones d’influences des uns et des autres et surtout, fait nouveau, les Centrafricains ne se reconnaissent plus et vomissent ces schémas qui pourtant étaient devenus classiques et normaux car trop c’est trop !

Nous constatons que 3 ethnies, une religion et un clan, avec tout leur cortège d’aberrations et de dysfonctionnements ont pris du galon dans le cours de l’histoire centrafricaine, créant frustrations, injustices, impunité et bien évidemment repli communautaire, conduisant le pays dans cette folie meurtrière. Le manque de lucidité a prévalu, amenant certains à commettre l’irréparable en posant des actes lourds de conséquences, écrivant avec du sang rouge une nouvelle page irréversible de l’histoire centrafricaine.

Dans le pays des merveilles où tous les Centrafricains vivaient en harmonie et symbiose parfaites, les relations se sont dégradées au fur et à mesure. Ce nouveau mode de vie s’est déporté avec chaque Centrafricain dans sa diaspora, creusant toujours plus le fossé dans ce vivre ensemble, cette cohésion sociale et nationale entre tous les Centrafricains, jusqu’à ce jour du 24 mars 2013 où notre moi profond, nos racines, nos sources Centrafricaines, notre héritage nous ont interpellés dans notre conscience pour que un, un seul corps et un seul et même bloc nous disions stop, ça suffit! 


Comment pouvons-nous briser ces barrières que les événements successifs centrafricains nous ont imposées ? Comment pouvons-nous capitaliser toute cette énergie commune déployée depuis cette date du 24 mars 2013 ?

Juin 2014, au regard de l’actualité centrafricaine, une certitude, une conviction, le Centrafricain n’est plus le même. De peu, il perdait son pays, la République Centrafricaine, de peu, il était dépossédé de son legs. Même si nous le savons tous, une bonne partie de la RCA a été « vendue » en violation du droit international à vil prix par des « affamés du pouvoir », mais ceci n’est rien car tout contrat peut être revisité. Ils le seront tous. La RCA appartient aux Centrafricains et son sous-sol avec. « Full stop » comme le disent les anglophones !

Velléités de partition, « du bruit » comme le disent les Camerounais, islamisation de la RCA comme nous le disons nous en Centrafrique « so koué séngué », parce que le Centrafricain s’est levé et n’est plus que « Un » face à l’adversité, dans toute sa diversité, animiste, musulman, chrétien catholique ou protestant, banda, zandé, mandja, gbaka-mandja, mbati, gbaka, goula, gbaya, yakoma, gbanziri, baguiro, sango, ndendji, souma….Un seul Centrafricain, défendant la survie de sa Nation.

Sans le savoir, sans l’avoir organisée et planifiée, l’identité centrafricaine a refait surface du plus profond des entrailles de chacun d’entre nous. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise et a triomphé et peut demeurer. A nous de le capitaliser. Mais qu’est-ce l’identité nationale ?

Selon Wikipédia : au sens où on l’emploie habituellement, l’identité nationale peut être sommairement définie comme la somme des particularités communes fondant la cohésion et la solidarité des personnes regroupées en un ensemble considéré comme constituant une nation. À cet égard, l’expression s’apparente à d’autres, voisines mais plus anciennes, telles celles de « tempérament national », « caractère national », « sentiment national », « individualité nationale » ou « conscience nationale », avec lesquelles elle est aujourd’hui parfois indistinctement utilisée.

Selon la Toupie : L’identité nationale est le sentiment qu’éprouve une personne à faire partie d’une nation. Ce sentiment est propre à chaque personne. Cependant pour la sociologie, il est une intériorisation de repères identitaires, résultant de la visibilité permanente des « points communs » de la nation, qui peuvent prendre la forme de symboles. Cette visibilité est, en général, organisée volontairement par l’Etat afin d’en imprégner les individus dès leur enfance. Le concept d’identité nationale désigne aussi l’ensemble de « caractéristiques communes » entre les personnes qui se reconnaissent comme appartenant à une même nation.

Forte de ces deux définitions, je nous invite à cultiver cette identité nationale existante, à la capitaliser et à la développer pour l’intérêt du peuple centrafricain et de la Nation centrafricaine. En reprenant la dernière définition, je suis captivée par cette phrase-ci : cette visibilité est, en général, organisée volontairement par l’Etat afin d’en imprégner les individus dès leur enfance.

Qu’attendons-nous pour reconstruire l’identité nationale centrafricaine sur cette ruine de l’ethnicité, du repli communautaire ?

Ce rôle et ce devoir incombe à l’Etat centrafricain et dès maintenant, au travers de ces ministères de l’éducation nationale et de la communication et de la réconciliation nationale.

L’Etat doit développer et organiser cette identité nationale au travers d’un vaste programme d’éducation civique pour sauver ce qui est à sauver et bâtir sur ce qui est neuf et propre, la petite enfance et la jeunesse, l’élite de demain. Plus rien ne doit être corrompu ! La sociologie et l’histoire seront appelées en renfort pour permettre d’asseoir l’appropriation de ce que nous sommes.

Nous savons qu’une feuille de route reste le fil conducteur de l’action gouvernementale de cette transition, mais sans aucun doute, un programme sur l’identité nationale centrafricaine saura sans ambages s’y greffer.

C’est quoi aujourd’hui être Centrafricain ? Comment faire comprendre et faire savoir aux Centrafricains l’impérieuse nécessité de se reconnaître au travers de Bê Africa premièrement, puis au travers de sa communauté, ce qui n’est pas une tare mais une richesse permettant à chacun de nous de pouvoir apporter un plus à sa région, son village, en apportant son développement dans les règles de l’art ? RCA d’abord et les régions ensuite !

Nous avons autour de nous des exemples criants, nous pouvons renforcer notre appartenance à ce que nous sommes sans pour autant devenir raciste et ne pas aimer l’autre. Le Camerounais dans sa diversité, bamiléké, douala, bassa etc…est Camerounais avant tout. Le Rwandais, hutu ou tutsi est Rwandais avant tout !

Construisons et bâtissons pour une Nation forte, une RCA future et développée, des Centrafricains nzakara, nzandé, tali, bagandou, mondjombo, boffi, ronga, mbangui, yakpa, langbanshi, ngougbou, mbemou, gbanou… qui se reconnaîtront en premier lieu au travers de notre drapeau, notre hymne national, notre devise, notre histoire, notre présent, notre avenir, notre langue le sango et nos 623 mille km2, puis au travers de leur clan ou communauté. Cela est possible, notre histoire malheureuse de ces dernières années nous donne l’opportunité de le réaliser. Un vaste programme pour une identité nationale centrafricaine assumée, telle est l’une des urgences de la transition et des gouvernements à venir pour apporter la stabilité et le développement qui font défaut à la République Centrafricaine. Mais cela n’est pas tout. Poursuivons.


Comment pouvons-nous fonctionner en tant que Nation et converger tous vers un objectif commun, le développement et la stabilité de la République Centrafricaine ?

L’objectif commun d’une nation est défini par un leader qui le portera au travers de sa vision – ce thème fera l’objet d’un prochain article – et pour ses concitoyens. Construire l’identité nationale marche de pair avec l’information, la sensibilisation et l’appropriation de la notion de citoyenneté.

En analysant la société centrafricaine, le constat amer peut être fait sur l’incivilité du Centrafricain et la méconnaissance de ses droits et obligations. Comment depuis l’opération Baracuda avec le « grâce à Dacko », les Centrafricains sont devenus des spécialistes en pillage et en démolissage ? Dépiécer un bien est devenu une profession. Pourquoi l’Etat centrafricain ne s’est-il pas penché sur la question ou n’a pas pris les mesures conséquentes pour empêcher la destruction des biens publics et privés ? La sonnette d’alarme aurait dû être tirée. Comment le Centrafricain ne connait-il pas jusqu’à ce jour ses obligations et ses devoirs face à sa Nation ? Il en est le dépositaire, comment doit-il en prendre soin ? Comment a-t-il pu laisser son Etat le mener lui ou ses parents, un membre de sa famille à totaliser près de trois années d’arriérés de salaires ? Pourquoi n’a-t-il pas revendiqué haut et fort que le salaire n’est pas une faveur mais un droit, un dû ? Comment le Centrafricain peut-il être en mesure de pactiser avec une Nation étrangère pour tuer son semblable centrafricain ? Comment le Centrafricain peut-il tuer son frère centrafricain ? Toutes ces interrogations nous ramène à la notion de citoyenneté, au rôle que doit jouer chaque Centrafricain. Mais qu’est-ce que c’est qu’être un citoyen ?

Le sens actuel du mot citoyen est hérité de la révolution française qui a initié le droit de vote. La citoyenneté confère des droits, mais impose aussi des devoirs envers la société. Être citoyen, c’est avant tout être responsable. Le sommes-nous en Centrafrique ? Centrafricains, sommes-nous des responsables ou la facilité ne nous a-t-elle pas rongée car ce n’est jamais nous, mais c’est toujours la faute de l’autre !

Quelques définitions du mot citoyen et de la notion de citoyenneté (de la Toupie)

De nos jours, un citoyen est une personne qui relève de la protection et de l’autorité d’un Etat, dont il est un ressortissant. Il bénéficie des droits civiques et politiques et doit accomplir des devoirs envers l’Etat (ex : payer les impôts, respecter les lois, remplir ses devoirs militaires, être juré de Cour d’assises…).

La qualité de citoyen est liée à l’obtention de la nationalité par filiation, par la naturalisation ou par option. Il faut également être majeur.

La citoyenneté est le statut juridique qui permet à un individu de devenir citoyen. La citoyenneté donne accès à l’ensemble des droits politiques, tout en créant des devoirs, permettant de participer à la vie civique d’une société ou d’une communauté politique, par opposition au fait d’être simple résident. En général la citoyenneté est liée au droit de vote.

En étant citoyen j’ai le devoir d’aller voter, de payer mes impôts, mes taxes, de poser des questions aux députés qui me représentent, de dénoncer, de réclamer, de participer à la gestion de ma « cité », de militer, de m’engager politiquement. En me dotant de cet habit de citoyen, ma Nation a, elle aussi, des devoirs et des obligations envers moi (ce thème fera l’objet d’un autre article).

Dans une société démocratique, la citoyenneté est également l’une des composantes du lien social, notamment par l’égalité des droits qui lui est associée.

La loi de séparation des Eglises et de l’Etat établit une distinction entre l’espace public et la sphère de la vie privée. La religion appartient à la vie privée. Le communautarisme réduit l’individu à son identité ethnique ou religieuse. C’est le contraire de la citoyenneté républicaine. La citoyenneté ouvre sur l’universel, le communautarisme enferme. La citoyenneté intègre et rassemble dans un projet collectif. Le communautarisme divise, oppose, attise les conflits, mène au racisme et à l’exclusion. La République est le destin commun de tous ceux qui ont choisi la France, quelle que soit leur origine ou leur religion. C’est elle qui est la cible des communautaristes et des intégristes qui veulent imposer une société cloisonnée, fermée, à l’anglo-saxonne, où à chaque ethnie correspond un quartier, où plus personne ne communique avec l’autre parce qu’il est différent. » Georges Sarre – 6 mai 2003

Aux regards de ces quelques définitions et citations, nous pouvons comprendre aisément que quelque chose n’a pas fonctionné et ne fonctionne pas en République Centrafricaine. Paradoxalement, forts de ce réveil patriotique au travers de ce croisement commun qu’est l’identité nationale, nous pouvons désormais faire autrement et proposer une nouvelle société où chaque Centrafricain aura son rôle à jouer et permettre ainsi le bon fonctionnement des différentes institutions, qui bien évidemment, deviendront enfin fortes et ramèneront ainsi un équilibrage naturel et nécessaire, pour la stabilité et le développement de la RCA. L’affaire de la RCA n’est pas que du domaine étatique. L’affaire de la RCA c’est pour tous les Centrafricains, c’est notre affaire !

Le glas a sonné depuis ce 24 mars 2013, un nouveau Centrafricain est né, alors il nous faut :« Chasser le gogo qui est en chaque citoyen, faire en sorte que ceux qui n’utilisent pas (ou trop peu) leur citoyenneté se réveillent, refusent les conditionnements aliénants et exigent de vivre autrement, c’est en cela que consisterait la révolution dans une République qui nous propose les moyens de la citoyenneté. » Jacques Testart – Le Mur, le vélo et le citoyen – 2006

L’identité nationale et citoyenneté, deux notions fondamentales ! Les Centrafricains doivent se les approprier.

Journaliste, chef de la rubrique Centrafrique

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