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06H52 - jeudi 3 février 2022

Des JO aux consonances poétiques

 

Architecture superbe et noms poétiques, si la neige à 100 % artificielle fait polémique, les lieux qui vont accueillir les JO de Beijing reçoivent des louanges à la quasi-unanimité. En effet, tous les stades se sont vus attribuer des surnoms qui plongent dans un univers de mythes et de légendes de l’Empire du Milieu. Déjà emblématique des JO de 2008, le Stade national de Pékin est appelé le Nid d’oiseau et abritera, de nouveau, les cérémonies d’ouverture et de clôture. Avec une capacité de 80 000 places, il doit son nom aux poutres d’acier qui s’entrecroisent telles des brindilles.

 

Parmi les autres sites qui furent transformés figure le Cube d’eau dans lequel l’espace aquatique a laissé place à une patinoire immaculée qui verra les joueurs de curling s’affronter. De la même façon, dans le Palais national omnisports de Beijing qui ressemble à un éventail et où les épreuves de basket et de gymnastiques s’étaient déroulées en 2008, on pourra admirer les hockeyeurs. Tout comme au Palais omnisport de Wueksong appelé le Voile de Glace, également un héritage de 2008. 

 

 

Sur le Ruban de Glace, on peut se douter que prendront place les compétitions de patinage de vitesse mais aussi le patinage artistique. Ce site est l’un des rares à avoir été construit pour ces JO d’hiver.

Le centre national de glisse est désigné sous le terme d’Hirondelle des neiges (on vous a dit qu’il y avait de la poésie dans ces JO) et il fait partie des trois seuls centres de glisse d’Asie.

 

Parmi les nouveaux lieux, l’un des sites les plus spectaculaires est très certainement la plateforme de Big Air de Zhangjiakoo, haute de 60 mètres. La Chine a relié cette petite ville à environ 180 kilomètres au nord-ouest de Pékin et les deux autres zones olympiques par une ligne ferroviaire à grande vitesse. On y voit encore en toile de fond les tours de refroidissement d’une ancienne aciérie (définitivement fermée en 2010), désormais transformée en bureau et en espaces de restauration pour une vie nocturne branchée. Le lieu avec sa forme atypique rappelant un « ruyi » traditionnel, une espèce de sceptre chinois symbolisant la puissance et la bonne fortune, est désigné comme la Pantoufle de Verre, qui ressort particulièrement la nuit lorsque les jeux de lumière soulignent ses contours.

 

Autre bâtiment remarquable, la piste circulaire qui couvre la crête des montagnes de Yanqing, à 75 kilomètres de Pékin. Sur la zone déjà équipée de pistes de ski, d’hôtels et de sources d’eau chaude et abritant aussi une portion de la Grande Muraille de Chine, s’élève désormais le Dragon des Neiges qui accueillera les épreuves de bobsleigh, de skeleton et de luge des Jeux olympiques d’hiver de 2022.

Ce sera également la première piste de course à 360 degrés au monde avec des pointes de vitesse pouvant atteindre les 134 km/h en descente.

On imagine bien que la Chine, qui fait rarement dans la mesure, a prévu d’en mettre plein les mirettes au reste du monde. Nous avons hâte de voir la cérémonie d’ouverture qui sera sûrement aux couleurs du Tigre dont l’année vient de débuter.

Deborah Rudetzki

Directrice de la Rédaction

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