La chronique de Bernard Rodenstein
08H57 - dimanche 20 septembre 2020

Vendanges : la Chronique épidermique de Bernard Rodenstein

 

C’est la saison ! Du moins chez nous en Alsace. Elles touchent presque à leur fin. Récolter le raisin pour en faire du vin ! C’est la définition du Larousse. La traduction littérale du latin vindemia.

Les yeux pétillent lorsqu’est prononcé le mot vendanges. Il est associé à des images très festives malgré l’immense labeur nécessaire. Celles et ceux qui coupent le raisin, celles et ceux qui le transportent dans les cuves, celles et ceux qui le foulent et qui le pressent ont toujours un grand sourire aux lèvres.

Je n’ai jamais vu un vendangeur triste. La gaieté est de règle. Les vendanges anticipent le moment où se dégustera le nectar issu de la vigne. Moment de libation et de jubilation. Vignes, vin et joie vont ensemble. Indissociables. En ma qualité de membre de la Confrérie Saint-Etienne à Colmar, je me dois, chauvinement, de préciser qu’il s’agit évidemment du vin d’Alsace !!

Mais, heureusement, on vendange dans le monde entier ! Et on ne vendange pas que du raisin. Les vendanges se pratiquent dans de très nombreux domaines où l’on peut, au bout d’un certain temps, engranger la récolte ! Les fruits d’une longue vie de travail, par exemple, se dégustent tout au long d’une retraite paisible. Ceux tirés d’engagements divers et variés s’apprécient en termes de reconnaissance ou de fierté. Il est agréable à tout être de pouvoir un jour se poser et se reposer et jouir calmement d’un parcours de vie qui ne fut pas inutile. D’autant moins inutile qu’il a procuré du bonheur à un grand nombre. Ce n’est hélas pas le cas de toutes les activités humaines. Certaines sont plus bénéfiques que d’autres, plus bienfaitrices que d’autres.

Quand vient le temps de la vendange, les yeux et le cœur peuvent se dilater et pétiller : le vin partagé n’est pas une banale ou une saumâtre piquette : il a du corps, des arômes , de la jupe. Vinum bonum laetificat cor homini ! Une bonne et belle vendange réjouit le cœur des hommes. Que demander et que souhaiter de plus et de mieux ? Franchement ?

 

Bernard Rodenstein

Pasteur retraité, Fondateur d’Espoir (association humanitaire dans le champ de l’insertion sociale et professionnelle) à Colmar (68), Ancien conseiller municipal de la Ville de Colmar

 

 

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