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18H23 - lundi 5 août 2019

Yuan chinois, climat, Trump et les armes, Hong Kong, l’actualité du 5 août en 4 photos

 

AFP/Archives / Johannes EISELE

Commerce : la monnaie chinoise chute après les menaces de Trump

Plus de 7 yuans pour un dollar. La devise chinoise dévissait lundi face au billet vert, et entraînait dans sa chute les marchés financiers, alimentant les spéculations sur un geste délibéré de Pékin pour soutenir ses exportations en pleine guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump.

Le président américain a, sans surprise, réagi en dénonçant une « manipulation de la monnaie ». « Cette violation majeure affaiblira considérablement la Chine avec le temps », a-t-il tweeté.

Le locataire de la Maison Blanche accuse fréquemment Pékin de dévaluer artificiellement sa devise afin de soutenir ses exportations.

Le seuil symbolique des 7 yuans n’avait pas été franchi depuis 9 ans. Ce dépassement survient quatre jours après les dernières menaces de sanctions américaines contre les produits chinois.

A 13H36 GMT (15H36 à Paris), juste après l’ouverture de Wall Street qui comme l’ensemble des marchés mondiaux était fortement chahutée lundi, le yuan onshore est tombé à 7,0536 yuans pour un dollar, un niveau plus vu depuis 2008. Le yuan offshore, plus libre, a atteint en début d’échanges asiatiques 7,1114 yuans pour un dollar, pour la première fois depuis 2010.

La monnaie de Pékin n’est pas entièrement convertible et la Banque centrale chinoise fixe chaque jour un taux pivot, qui s’inscrivait lundi à 6,9225 pour un dollar, en repli de 0,33% par rapport à vendredi.

Mais les marchés jouaient le yuan à la baisse, le faisant tomber jusqu’à près de 7,11 pour un dollar en début de journée, avant un redressement laissant supposer que la Banque centrale serait intervenue pour calmer les marchés.

Dans un communiqué, l’institution a assuré avoir « l’expérience, la confiance et la capacité de maintenir le taux de change du yuan à un niveau raisonnable et équilibré ».

 


 

AFP/Archives / BERTRAND GUAY

Climat : l’année 2019 accumule déjà des records

Avec ses records de chaleur de l’Europe au pôle Nord, l’année 2019 devrait être une des plus chaudes jamais mesurées, signe du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Juillet 2019, mois le plus chaud. Selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique publiées lundi, le mois de juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, juste au dessus du précédent record de juillet 2016.

L’écart de 0,04°C entre ces deux mois est si faible qu’il est possible que d’autres organismes de référence –comme l’Agence atmosphérique américaine NOAA dont le bulletin pour juillet est attendu–, ne parviennent pas à la même conclusion.

Mais même si juillet 2019 était seulement ex-aequo avec juillet 2016 (près de 1,2°C au dessus du niveau pré-industriel), ce serait déjà remarquable: contrairement à cette année, 2016 a en effet été marquée par un puissant El Niño qui contribue à la hausse des températures.

« Juillet a réécrit l’histoire du climat, avec des dizaines de records de températures au niveau local, national, ou mondial », a commenté le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas, notant que ces températures élevées avaient été accompagnées de « spectaculaires » fontes de glace en Arctique, au Groenland et dans les glaciers européens, ainsi que d’incendies « sans précédents » dans l’Arctique.

« Ce n’est pas de la science fiction. C’est la réalité du changement climatique », a-t-il ajouté, soulignant que la situation va « empirer ».

 


 

Le président américain Donald le 2 août 2019 à Washington – AFP/Archives / Brendan Smialowski

Trump veut lier l’encadrement des armes à feu à sa réforme migratoire

Le président américain Donald Trump a appelé lundi à davantage encadrer les ventes d’armes à feu, tout en suggérant de lier cette mesure à la réforme migratoire qu’il appelle de ses voeux, après deux fusillades ayant fait 29 victimes ce week-end aux Etats-Unis.

M. Trump doit s’exprimer sur ces deux tragédies à 10H00 (14H00 GMT) lors d’une allocution à la nation depuis la Maison Blanche, où les drapeaux ont été mis en berne.

Samedi matin à El Paso, ville texane à majorité hispanique à la frontière mexicaine, un homme blanc de 21 ans équipé d’un fusil d’assaut a ouvert le feu dans un centre commercial bondé, faisant 20 morts et 26 blessés, avant de se rendre. La police examine la piste du racisme, le tireur étant suspecté d’épouser des thèses extrémistes.

Treize heures plus tard, à Dayton (Ohio, nord-est), un homme blanc de 24 ans a abattu neuf personnes dont sa propre soeur et fait 27 blessés, avant d’être tué par des policiers.

Dans plusieurs tweets, Donald Trump a appelé lundi matin à une meilleure vérification des antécédents des personnes souhaitant acheter des armes à feu, mais également à coupler cette mesure à « une réforme migratoire urgemment nécessaire ».

« Les républicains et les démocrates doivent se rassembler », a-t-il demandé. « Quelque chose de bon, sinon de GRAND, doit résulter de ces deux événements tragiques ».

Le milliardaire républicain, soutenu par le principal lobby des armes à feu, n’a pas pour le moment annoncé s’il se rendrait sur les lieux des drames. Il a également accusé les médias de « grandement contribuer à la colère et la rage qui se sont développées » aux Etats-Unis en diffusant des « fake news ».

 


 

Manifestation pendant une grève générale à Hong Kong le 5 août 2019 – AFP / Isaac LAWRENCE

Manifestations, grève et blocage du métro plongent Hong Kong dans le chaos

Nouvelles échauffourées, grève générale et blocage du métro ont plongé lundi Hong Kong dans le chaos, les autorités accusant les manifestants de vouloir « détruire » le territoire semi-autonome et la vie de ses habitants.

Des gaz lacrymogènes ont été tirés lundi après-midi dans plusieurs quartiers de la mégapole contre des contestataires enhardis par l’impact de la grève générale, un événment rare, dans l’ex-colonie britannique.

La mégapole, qui traverse sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997 par Londres, a déjà vécu deux mois de manifestations de plus en plus souvent suivies d’affrontements entre de petits groupes radicaux et les forces anti-émeutes.

Après des échauffourées tout le week-end, des protestataires sont descendus lundi matin à l’heure de pointe dans plusieurs stations clés du réseau pour bloquer les portes des métros et empêcher les trains de partir.

Cette action coup de poing a eu pour effet de paralyser pendant plusieurs heures un réseau d’ordinaire d’une efficacité remarquable.

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