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15H44 - lundi 13 mai 2024

Mon choix le 9 juin : contre LFI et Rima Hassan – Tribune de Sofiane Dahmani

 

Il est temps pour la France de tourner la page de la gauche sans le moindre regret, et de marquer ainsi le début d’une rupture inéluctable. Les socialistes, laïques, républicains, gauchistes, progressistes, et les médias de gauche, autrefois chantres d’une gauche républicaine en France et en Europe, se retrouvent maintenant à dénoncer avec virulence le communautarisme de La France insoumise (LFI) alors qu’ils ont longtemps partagé la même table. Malgré les protestations des politiciens établis, la caravane de LFI, dirigée par Rima Hassan, avance inexorablement. Au fil des ans, les « Insoumis » ont flirté avec le communautarisme en promouvant des initiatives telles que les clubs des abayas, les émeutes, les spectacles de Médine, ou encore le débat sur le burkini, tout cela dans le but de séduire les quartiers.

Le 9 juin, les citoyens seront appelés aux urnes pour les élections européennes. J’ai fait mon choix, mais je préfère garder secret mon vote, conformément au caractère confidentiel du scrutin. Cependant, je peux affirmer avec certitude que je ne voterai pas pour la LFI et Rima Hassan. Je revendique pleinement mon choix de voter contre Rima Hassan, car je ne la considère pas comme représentative. Je rejette fermement le communautarisme et je suis clair sur mon refus de voir la France plongée dans le chaos d’une guerre civile.

Mon vote est un acte d’engagement en faveur de la préservation de la mémoire collective incarnée par des figures telles que Victor Hugo, Charles de Gaulle, Jean Moulin et Jeanne d’Arc. Voter ainsi, c’est affirmer mon attachement profond à la France. Leur tentative de séduire les quartiers avec la candidature de Rima est paradoxale, car les habitants de ces quartiers sont généralement apolitiques et plutôt conservateurs sur le plan des mœurs. Comment pourraient-ils soutenir LFI alors que ce parti est imprégné de wokisme ? Peut-être que les habitants des quartiers ont évolué vers un progressisme favorable à la communauté LGBTQ+ ? C’est peu probable. À mon avis, leur choix est précipité et stratégique, car les habitants des quartiers préfèrent souvent un chat domestique à un lion sauvage. LFI, telle une bande de chats dociles, est prête à tout pour séduire son électorat, tandis que la droite, représentant le lion, ne fléchira jamais, sauf peut-être dans sa version la plus modérée.

LFI mise sur la candidature de Rima Hassan, qui proclame fièrement « Je suis palestinienne, je suis de Gaza, je suis révolutionnaire », et « Je suis française », c’est pour quand ? Mais quand Rima sera-t-elle vraiment française ? Leur stratégie risque de se retourner contre eux, mais ils semblent ne pas en être conscients. Cette situation rappelle celle de 2015, lorsque la presse célébrait la ville de Hamtramck, dans le Michigan, pour avoir élu son premier conseil municipal à majorité musulmane. En 2023, la réalité semble bien différente. Le 13 juin, le conseil municipal de cette ville, désormais exclusivement musulmane, a voté une loi interdisant l’affichage de drapeaux LGBTQ+ sur les propriétés publiques.

En Angleterre, galvanisé par sa victoire politique axée sur l’environnement et la cause palestinienne, Mothin Ali, candidat musulman du parti Vert, a fait une entrée spectaculaire au conseil municipal de Leeds. « C’est une victoire pour Gaza ! » s’est-il exclamé, avant d’ajouter : « Nous ne serons pas réduits au silence. Nous porterons la voix de Gaza. Nous porterons la voix de la Palestine. Allahu Akbar ! » Pendant des années, nous avons été sermonnés par les Anglo-Saxons alors que nous luttions contre le communautarisme et défendions la laïcité, qualifiés de passéistes liberticides pour avoir soutenu notre modèle d’assimilation, mais certains événements récents montrent que nous avions raison.

La société anglaise et la société française partagent des similitudes et des différences. Chez nous comme chez eux, nous trouvons des métropoles cosmopolites très éloignées des quartiers périphériques où on trouve des communautés attachées à leurs cultures nationales d’origine. Que ce soit le maire de Londres ou celui de Paris, ils sont prêts à tout pour maintenir un vivre-ensemble qui n’existe souvent que dans leurs discours. Le multiculturalisme est inscrit dans la loi britannique, tandis qu’il est souvent vécu au quotidien en France. En Angleterre, on trouve des « zones de charia » avec police islamique et tribunaux islamiques. Nous, nous avons nos quartiers abandonnés de la République où les commerces sont majoritairement tenus par des étrangers et où les jeunes caïds surveillent ceux qui ne respectent pas le Ramadan ou les filles habillées à l’occidentale. L’Europe est le continent de la croissance lente, où les principes de libre-échange ont attiré le monde entier. Où l’ouverture des frontières a laissé entrer des gens qui n’aiment pas la culture occidentale.

Sofiane Dahmani,
Étudiant, chroniqueur à Opinion Internationale, Villefranche-sur-Saône

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