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14H01 - mercredi 8 juin 2016

Tournoi international LGBT de Paris, le sport sans discriminations

mercredi 8 juin 2016 - 14H01

Organisé du 13 au 16 mai dernier au Carreau du Temple, le Tournoi international LGBT de Paris fêtait en 2016 sa 13e édition. Parrainé cette année par Maguy Nestoret-Ontanon et Lilian Thuram, l’évènement a accueilli plus de deux mille athlètes de trente-trois pays autour de trente et une disciplines sportives, dont deux nouvelles venues : le duathlon et l’escrime.

Crédit photo : Franck Weens

Crédit photo : Fatiha Aggoune

Porté par une équipe de sportifs bénévoles de la FSGL (Fédération sportive gaie et lesbienne) et ses associations membres, le tournoi continue de prôner les valeurs de respect, de tolérance et d’inclusion. En s’ouvrant à toutes les populations (y compris hétéro), la manifestation permet aussi de lutter contre les discriminations, qu’elles soient liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre, à l’âge, aux origines, à la religion, au statut sérologique et à la condition physique.

Pour évoquer cette volonté d’ouverture, Sylvain Cheyrouse parle de dress code. Dress comme diversité/respect/égalité/solidarité/sharing (partage en français). Responsable des bénévoles du Tournoi international de Paris, ce dernier confirme que « c’est aussi le côté festif qui aide à la popularité de la manifestation ».

Une manifestation essentielle au regard des propos sexistes ou homophobes « en vogue » chez quelques sportifs (Tyson Fury et Manny Pacquiao en boxe, Sergiy Stakhovsky en tennis…) et du quotidien vécu par certain/es sportifs/ves. « Un club de foot de filles adhérent de la FSGL a  récemment été victime d’insultes lesbophobes. Vivre son homosexualité n’est donc pas toujours évident dans le sport » avoue même Sylvain Cheyrouse.

Ce dernier n’oublie pas non plus que chaque manifestation réussie demeure un gage d’avenir, même proche. Notamment les Gay Games organisés en 2018 à Paris (où 15000 athlètes sont attendus) afin d’offrir « à la lutte contre les discriminations et aux LGBT une large visibilité dans le monde ». Des jeux gays qui, martèle-t-il, « n’ont rien à avoir avec des JO car les valeurs défendues sont différentes, il n’est pas question de performance mais de dépassement de soi ». Et, encore une fois, d’ouverture aux autres…