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10H38 - vendredi 13 mai 2016

Déclaration mondiale contre la corruption

vendredi 13 mai 2016 - 10H38

Le Sommet international contre la corruption, organisé par le Premier ministre britannique David Cameron, a salué ce jeudi dans une déclaration les efforts des organisations sportives pour lutter contre la corruption.

Crédit photo : IOC/C. Moratal, Flickr CC

Thomas Bach, le président du CIO, lors du relais de la torche olympique, le 29 avril 2016 – Crédit photo : IOC/C. Moratal, Flickr CC

« La corruption est au cœur de très nombreux problèmes mondiaux. Nous devons en venir à bout si nous voulons que nos efforts pour mettre un terme à la pauvreté, promouvoir la prospérité et porter un coup d’arrêt au terrorisme et à l’extrémisme soient couronnés de succès, peut-on lire dans la déclaration. Le Sommet d’aujourd’hui témoigne du profond engagement d’un grand nombre de pays, entreprises et membres de la société civile de travailler main dans la main pour combattre ce fléau. »

« Le communiqué publié à l’issue du Sommet déclare : “Nous saluons l’action des organisations internationales de sport visant à renforcer leur esprit d’ouverture et à améliorer leur gouvernance afin de répondre aux meilleures pratiques mondiales. Nous les encourageons vivement à se conformer aux normes internationales les plus élevées et à regagner la confiance du public grâce à une culture de bonne gouvernance. Nous reconnaissons l’autonomie conférée aux organisations internationales de sport en application des législations nationales. Nous pensons qu’elle doit s’exercer de manière responsable et se mériter en appliquant en permanence des principes de bonne gouvernance dans un esprit d’ouverture.” Le Sommet a notamment salué l’initiative prise par le CIO de mettre en place un partenariat international pour l’intégrité du sport en marge du Forum international sur l’intégrité du sport prévu à Lausanne début 2017. »

Le Sommet, qui rassemblait des dirigeants mondiaux ainsi que des représentants des entreprises et de la société civile, avait pour ambition de susciter une réponse mondiale à la corruption sous toutes ses formes et dans tous les secteurs de la société. Outre le plan d’action adopté, les participants à la rencontre ont abordé un certain nombre de questions parmi lesquelles le secret d’entreprise, la transparence gouvernementale, l’application des lois internationales contre la corruption et le renforcement des institutions internationales.

Le président du CIO, Thomas Bach, a déclaré : « Nous apprécions le fait que ce sommet ait reconnu les efforts du CIO et des organisations sportives en la matière. Le CIO a tous les instruments en place et la détermination de lutter efficacement contre la corruption. Mais comme toute autre organisation, nous ne sommes pas à l’abri d’éventuels actes répréhensibles. Dans les cas où cela arrive, nous avons prouvé que nous étions capables de réagir vite. Les réformes de l’Agenda olympique 2020 ont renforcé notre conviction qu’il nous fallait appliquer notre politique de tolérance zéro à cet égard. Nous allons poursuivre notre combat contre la corruption en lançant l’initiative, saluée par le Sommet, de mettre en place un partenariat international pour l’intégrité du sport. »

Le chief officer éthique et conformité du CIO, Pâquerette Girard Zappelli, a pour sa part indiqué : « Nous avons profité de cette occasion pour présenter toutes les mesures prises par le CIO pour lutter contre la corruption. Grâce à l’Agenda olympique 2020, la position de la commission d’éthique du CIO a été renforcée et la transparence augmentée au sein de l’organisation. Parmi ces mesures, citons l’établissement d’un registre des consultants pour la procédure de candidature à l’organisation des Jeux olympiques et il y en a bien d’autres. Nous avons prouvé que nous luttions activement contre la corruption. Par exemple, le CIO a réagi immédiatement concernant Lamine Diack, ce déjà en novembre 2015 au moment des premières allégations à son égard. Résultat, il n’exerce plus aucune fonction aujourd’hui au sein du CIO. Nous continuons toutefois à suivre cette affaire de près et nous nous sommes constitués partie civile dans l’enquête menée par les autorités judiciaires françaises. »