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14H07 - mercredi 13 janvier 2016

Dans le sport aussi, la mixité est possible

mercredi 13 janvier 2016 - 14H07

Elles sont jeunes, elles sont talentueuses, et elles évoluent dans un monde dominé par les hommes. Pourtant, elles ne sont ni femmes politiques ni chefs d’entreprises, mais sportives.

 

82 : Mylord Carthago : LEPREVOST Peneloppe : FRA

 

Pénélope Leprevost, Danica Patrick, Samantha Davies ont entre trente-trois et quarante et un ans et le même appétit de vaincre que leurs homologues masculins. Leurs disciplines respectives ? Saut d’obstacles, course automobile et voile. Trois sports qui ont la particularité d’accepter les deux sexes dans les mêmes épreuves et d’associer l’être humain à l’animal (le cheval pour Leprevost) ou à des « machines » (voiture pour Patrick, bateau pour Davies).

Une union qui fait la force de ces trois femmes, de la Française notamment qui, avec la jument Flora de Mariposa, semble avoir trouvé la partenaire idéale pour gagner le sommet, dont elle n’est plus très loin. Numéro 6 mondiale et actuellement en tête de la Coupe du monde après 3 étapes sur 11, Leprevost marche tout simplement sur les traces de son compagnon et collègue Kevin Staut, numéro 1 mondial en 2010… année de leur rencontre. Si elle parvient à ses fins, elle rejoindra sa compatriote Virginie Atger et la Britannique Charlotte Dujardin, respectivement leaders des classements d’endurance et de dressage, majoritairement dominés par la gent féminine ! C’est là que réside la force de l’équitation, capable d’élire deux fois d’affilée une femme à la tête de la Fédération internationale (la princesse Haya de 2006 à 2014) et de compter 78 % de licenciées en France.

Un pays que connaît bien Samantha Davies, qui y vit avec son compagnon français et leur fils. Moins célèbre que sa compatriote Ellen McArthur, elle n’en demeure pas moins une valeur sûre d’une discipline qui tend à se diversifier depuis le sacre en 1990 de la tricolore Florence Arthaud dans la célèbre Route du Rhum. La navigatrice s’accommode depuis toujours de cette diversification, comme le prouvent sa quatrième place en solo du Vendée Globe 2008/2009 et sa cinquième position prise avec Tanguy de Lamotte en 2015 à l’issue de la Transat Jacques Vabre. Quant à son fait d’armes, il se résume à une victoire d’étape en juin de la même année avec l’équipage 100 %… féminin du Team CSA.

Battre les hommes, Danica Patrick l’a déjà fait. C’était en 2008, lors d’une course d’IndyCar, la plus célèbre épreuve de monoplace aux États-Unis, son pays natal. Elle n’avait alors que vingt-cinq ans. Après avoir commencé par le karting il y a quinze ans, la pilote au prénom féminin et au nom masculin pourrait être la première à véritablement percer en Formule 1 au sein d’un paddock largement ouvert aux hommes. Un objectif loin d’être prioritaire pour elle à cause, dit-elle, de son âge (trente-trois ans) et de son amour des compétitions domestiques. Si elle confirme sa décision, Patrick laisserait alors le champ libre à l’Espagnole Carmen Jorda, pilote essayeuse de l’écurie Lotus en 2015…