Actualité culturelle
16H03 - vendredi 23 juillet 2021

JO, saké, sumo, manga & co

 

Culture du thé © Takumif

Les JO démarrent ce vendredi 23 juillet, dans la chaleur de l’été, sans spectateur et avec le spectre du Covid.

On a déjà vu plus propice pour célébrer le sport et la convivialité.

Pourtant, ces JO de Tokyo que l’on attendait déjà depuis un an, avaient de quoi séduire plus d’un Français. En effet, le Japon jouit d’un enthousiasme incomparable ces dernières années, notamment dans son art de vivre. On pare le Pays du Soleil Levant de presque tous les atours, on en vante le régime alimentaire, on loue ses chefs (Tokyo est nettement la ville la plus étoilée au monde), on admire son respect de l’autre, on reste médusés par les sumos, on rêve du Skyliner, ce train qui relie l’aéroport aux gares… On s’est même mis à lire à l’envers des mangas qui cartonnent de façon exponentielle auprès d’un jeune public. L’image de la femme qui y est véhiculée en fera bondir plus d’une, mais les batailles dans les étoiles façon San Kookaï hypnotisent les 11-16 ans.

Qu’il s’agisse du whisky japonais, du boom de l’ail noir, de la folie des sushis, de la fascination pour les paysages kyotoïtes, de la chasse aux Pokémons ou de la mode des couteaux japonais qui a envahi les cuisines françaises, le Japon est partout. Certes, les codes nippons nous rendent parfois sceptiques, les questions d’honneur nous échappent souvent, mais dans tous les cas, le Japon intrigue. Et ce n’est pas tout !

Au-delà des milliers de kilomètres qui nous séparent, cet engouement vient jusque dans l’Hexagone où de nombreux chefs de restaurants étoilés sont désormais nippons, tout en proposant (pour une large majorité d’entre eux) une cuisine très française.

Takashi Kinoshita © Château de Courban

Ils ne sont pas moins de quatre pour la seule Côte d’Or, dont le fabuleux Takashi Kinoshita (Château de Courban). À Saint-Amour-Bellevue, Masafumi Hamano (Au 14 février) a obtenu deux macarons, tandis qu’à Reims (Kazuyuki Tanaka, pour son restaurant Racine) en a décroché un, tout comme Takao Takano à Lyon et le discret Keita Kitamura à La Maison du Saké, fantastique boutique pour les amateurs de cette boisson des dieux. Citons aussi Yasunari Okazaki qui œuvre au Pavillon Ledoyen et a obtenu deux étoiles en deux ans.  

Sans mentionner bien sûr Kei Kobayashi (restaurant Kei à Paris Ier), premier japonais installé en France à avoir atteint les trois étoiles.

Mais c’est aussi dans la multiplication des choix de produits japonais désormais disponibles en France que l’on peut mesurer cette ferveur. Née au Japon en 2016 et implantée en France à partir de 2019, Wakaze est, par exemple, en l’espace de quelques années, devenue la plus grande brasserie de saké en Europe, avec un produit 100 % made in France. Ou encore Takumi Flavors qui propose dans le XVème arrondissement de Paris aussi bien des thés que des sauces, des senbei (petits crackers à base de riz) ou bien de la poterie.

Ken Okada

Et puis aussi Cool Japan rue Sainte-Anne avec des objets venus de la ville de Kanazawa, Kimonoya, dans le 4ème, le plus ancien magasin d’art traditionnel japonais de Paris (créé en 1981)…

De la Maison de la Culture Japonaise au merveilleux musée Guimet, de la maison de couture spécialisée dans la chemise, Ken Okada à Issey Miyakeyn, père fondateur de cette mode avant-gardiste, le Japon est à notre porte et à notre portée. 

Alors, si à défaut d’assister à ces Jeux olympiques au pays des cerisiers ou d’admirer les athlètes à la télé, vous vous plongiez dans un bain de culture nippon tout près de chez vous 

Deborah Rudetzki

Directrice de la Rédaction

Molière, l’homme moderne

Le 15 janvier 2022 célèbrera les 400 ans du baptême de Molière. Une occasion pour Deborah Rudetzki de revenir sur les idées du dramaturge français, autant visionnaires qu'intemporelles.
Deborah Rudetzki

Cadeaux solidaires

Et si cette année pour Noël on misait sur des cadeaux durables, créatifs et solidaires ?
Deborah Rudetzki

Cinéma positif

Positivons ! Enfin un cinéma qui nous donne envie de voir la vie du bon côté !
Deborah Rudetzki

Au nom du père pour le fils

Les bons auteurs sont ceux qui montrent à leurs lecteurs que ces derniers sont intelligents et dans son oeuvre, Michel Garel le prouve.
Anne Bassi