Edito
18H06 - vendredi 9 avril 2021

Paris sans WC publics : Vespasien maltraité ou la crise Covid a bon dos ! L’édito de Michel Taube et Jean-Philippe de Garate

 

C’est un des dommages collatéraux de la crise Covid… Nous avons tous ri de ces bouffées d’achat de papiers de toilettes, symptôme d’une crise psychiatrique de la société et surtout de l’inquiétude des lendemains qui déchantent…

Mais a-t-on pensé au fait suivant : 90% des W.C. publics de la capitale sont fermés ! Grave mesure d’insalubrité publique couronnée par la fermeture administrative des bars et cafés. On ne peut plus faire pipi en ville ! Terrible dilemme quand on doit sortir… Encore un service public qui fait défaut au moment où il devrait être encore plus accesible au public, juste à cause des fermetures de cafés.

Quelle est la légitimité sanitaire d’une telle décision ? Quel rapport avec la prévention du Covid ? On a beau chercher, on ne trouve pas. S’agit-il d’une nouvelle irruption (pour ne pas employer un terme plus fleuri) bureaucratique d’un haut fonctionnaire coupé du monde réel ? L’explication est peut-être plus politique, plus idéologique : Anne Hidalgo et ses alliés islamo-verdo-gauchos, furieusement anti-capitalistes, auraient-ils trouvé là un nouveau moyen de nuire encore plus aux commerçants, déjà meurtris par sa vélomania pathologique (voir notre article sur la faillite annoncée du BHV). Si on ne peut aller faire pipi, autant ne pas sortir faire des courses (chez ces capitalistes de commerçants).

Cette mesure est une véritable atteinte à la santé publique, pouvant aller jusqu’à provoquer des malaises, et une nouvelle contribution à la saleté grandissante de la ville-pissotière que devient peu à peu l’ancienne Ville lumière. Heureusement qu’il n’y a que fort peu de (cyclo) touristes étrangers. Vive le Covid, donc ! Ville pissotière, car de nombreux hommes (et pas seulement les sans-abris) font leurs besoins dans un square, un terre-plein central, un arbre ou même sur un mur. Peut-on même le leur reprocher ? Mais quid des femmes ? La mesure Hidalgo est aussi une discrimination contre elles, chose que les adeptes d’un néo-féminisme dégénéré, genre Alice Coffin, membre de sa majorité, ne devraient pas accepter.

Aujourd’hui, lorsqu’on marche dans Paris, Vespasien semble tenir le haut du pavé. Le sujet n’est pas glorieux, mais personne ne peut y échapper. En effet, à Paris, avec la plupart des toilettes publiques « hors service », et en l’absence de cafés, les déplacements deviennent hautement périlleux. En réalité, seuls subsistent les trajets porte à porte, et toute personne condamnée par la distance à allonger ses horaires devra s’arranger comme elle peut avec sa vessie. Ne vous aventurez pas à avoir deux rendez-vous éloignés de deux heures ou plus. Quant au shopping (un gros mot !) : oubliez ! Plus que des masques, ce sont des couches-culottes qu’il faudrait distribuer aux Parisiens !

 

« Réservé aux dealers »

La mise hors service des latrines ne résiste pas à nos dealers, qui ont bien maîtrisé le jeu des passe-partout, des clefs. La drogue, nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes, c’est comme l’eau. Elle s’adapte sans cesse, sans délai, au terrain. A Paris, sous le règne du Covid, il suffisait d’y penser : puisque la municipalité ou l’entreprise sous-traitante s’avèrent incapables d’assurer l’entretien des toilettes publiques, le deal fleurit et Vespasien revit d’une nouvelle vie !

On s’en rappelle, Vespasien (* 9 ap. JC , + 79 ap. JC), fut cet empereur romain (69-79) à qui on attribue la vente de l’urine aux teinturiers, et l’établissement de latrines publiques pour disposer gratuitement de ce liquide, avec la formule passée dans le langage courant : « L’argent n’a pas d’odeur ». Si Vespasien n’encourageait pas la drogue, les dealers ont saisi que là où les vessies sont interdites de séjour, pourraient se retrouver dealers et consommateurs. Que Paris soit devenue la Rome de la décadence, entre dîners clandestins de patriciens et affranchis et trafics à la barbe de notre police devrait interroger ceux qui, avenue Paul Doumer ou ailleurs, lancent des harangues enflammées contre le trafic de drogue… des harangues si vaines.

 

Hidalgo : Cessez le massacre !

Anne Hidalgo est en train de faire de Paris un musée, donc une ville morte. Il est impératif de lui rappeler à chaque occasion qu’elle ne doit sa réélection qu’à l’impéritie et au suicide de la macronie parisienne, et à l’incapacité hallucinante d’Emmanuel Macron d’imposer à Paris, pourtant promise à la macronie, un candidat unique digne de ce nom, qui n’aurait fait qu’une bouchée de la sortante, honnie par une grande majorité de Parisiens. Même réélue, Anne Hidalgo n’a pas la légitimité pour massacrer Paris.

En attendant une nouvelle Commune de Paris (cent-cinquante ans après), qu’elle nous rende nos W.C. publics !

 

Jean-Philippe de Garate et Michel Taube

 

 

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