Monde
11H03 - jeudi 1 octobre 2020

VERBATIM Avant le non « grand discours » de Macron sur les séparatismes, Opinion Internationale publie l’intégralité du Rapport Obin de 2004 sur le fait religieux à l’école.

 

C’est confirmé : il n’y aura pas aux Mureaux demain de grand discours d’Emmanuel Macron contre les séparatismes ! Juste un propos liminaire suivi de questions – réponses des journalistes.

À l’occasion de la sortie de livre de Jean-Pierre Obin « Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école » (Éditions Herrmann) et à la veille d’un discours très attendu du chef de l’Etat, Opinion internationale publie l’intégralité du rapport de l’ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, aujourd’hui membre du Bureau exécutif de la LICRA, rapport qui pour des raisons bonnes et moins bonnes avait été enterré par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Ce rapport date de juin 2004. Et il a pris de nombreuses rides, celles qui existaient s’étant par ailleurs creusées. En effet, l’islam politique, séparatiste, sécessionniste, hostile aux valeurs de la République, humiliant les femmes et vouant aux gémonies mécréants, juifs et croisés, jusqu’à former le creuset du terrorisme local, a continué sa croissance au cœur de l’école comme de la communauté musulmane. Les islamistes, l’extrême droite et l’extrême gauche sont les alliés objectifs et factuels de la stigmatisation des musulmans, nourrissant jour après jour l’amalgame entre islam et islamisme.

Quelques mois avant la remise du rapport Obin au ministre de l’Éducation nationale François Fillion, le Parlement adoptait la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l’école. Aujourd’hui, il est patent que ce texte ne suffit à endiguer la vague déferlante de l’islam radical, mais sans lui, de nombreuses écoles des « quartiers » auraient un air d’Arabie Saoudite.

Alors que l’idéologie islamiste grignote du terrain dans les universités, où aucune digue n’a été posée (contrairement à ce qu’avait fait la Turquie avant l’ère Erdogan), celles posées à l’école risquent de céder ou sont contournées par la scolarisation des élèves en école privée salafiste.

Comme l’explique Jean-Pierre Obin, les remontées d’informations faites aujourd’hui par les enseignants, à la demande de Jean-Michel Blanquer, ne sont pas fiables, car environ 1/3 d’entre eux et plus de la moitié en zone sensible avouent s’autocensurer.

À la veille de la prise de parole présidentielle (depuis 2017, on attendait LA laïcité, on aura droit AUX séparatismes), le scepticisme demeure et est même plus grand que jamais sur la détermination et la capacité des pouvoirs publics à défendre notre modèle de société, notre vivre ensemble, notre liberté, notre civilisation contre le fléau de l’obscurantisme moyenâgeux, quelles que soient les paroles que prononcera le chef de l’État.

Si nous avons fait le choix de reproduire ci-dessous le rapport Obin dans son intégralité, et non de sélectionner les passages les plus spectaculaires et les plus accablants, comme cela fut parfois le cas, c’est pour donner au lecteur une photographie de la réalité de 2004 ayant l’objectivité et l’impartialité d’un rapport de la haute administration française. Mais il ne fait mystère pour personne que si l’on remplaçait la photo par un film se terminant aujourd’hui, on serait remplie d’effroi, mais moins que si le film s’achevait dans cinq ou dix ans. C’est à se demander si ce n’est pas le romancier Michel Houellebecq qui avait vu juste, certes avec un peu d’avance, avec son livre « Soumission », paru chez Flammarion en 2015.

 

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Directeur de la publication

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