International
07H43 - lundi 15 avril 2019

100 jours : Bolsonaro, le Trump tropical controversé.

 

Très critiqué durant la campagne présidentielle, Jair Bolsonaro, le nouveau président du Brésil, a passé l’étape symbolique des 100 jours à la tête du gouvernement. Trois mois après son élection, le bilan de son début de mandat est mitigé.

Dans les sondages d’opinion, l’ex-capitaine de l’armée récolte le pire score d’un président en début de mandat, soit 32 % d’opinion favorable. Durant les trois mois, legouvernement a approuvé la mise sur le marché de 121 nouveaux pesticides, portant à 2 149 le nombre de produits autorisés sur le marché brésilien. Cet accord est dénoncé par les représentants des peuples autochtones et une partie de la population.

Si le nouveau président Jair Bolsonaro a réussi à séduire la majorité des Brésiliens, c’est pour ses discours sécuritaires et sa promesse d’éradiquer la corruption. Peu après son investiture, il honore une de ses promesses de campagne en signant un décret qui facilite la détention d’armes à feu. Une décision, qui réjouit l’industrie de l’armement.

Classé à l’extrême droite de l’échiquier politique, il n’a pas caché sa proximité avec des dirigeants conservateurs comme aux Etats-Unis avec Donald Trump ou en Israël avec Benyamin Netanyahu. Lors de son voyage en Israël, il a même exprimé sa volonté de transférer prochainement l’ambassade du Brésil de Tel Aviv à Jérusalem (comme un certain Donald Trump).

Premier grand chantier législatif de sa présidence, la réforme des retraites est en discussion au Parlement depuis février. C’est un véritable enjeu pour le gouvernement de Jair Bolsonaro. Encouragée par les investisseurs, cette réforme pourrait permettre au président brésilien de remonter dans les sondages.

Enfin, Jair Bolsonaro a refusé tout changement constitutionnel au niveau de la peine de mort. Bien qu’il soit sous le feu des critiques pour ses positions parfois très extrêmes ou son franc parlé, l’homme fort du plus grand pays d’Amérique du Sud a exclu toute discussion sur le rétablissement de la peine de mort en décembre dernier. Une opposition avec son fils, le député Eduardo Bolsonaro, qui se disait favorable à un référendum sur le retour de la peine capitale.

 

Guillaume Asskari

Chroniqueur Amériques latines

Journaliste, Chroniqueur « Amériques latines »

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