Monde / World
France /
10H18 - vendredi 23 juin 2017

L’audiovisuel responsable fait son Festival à Deauville. Entretien avec François Morgant, fondateur des Deauville Green Awards

vendredi 23 juin 2017 - 10H18


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

François Morgant, vous êtes producteur audiovisuel et fondateur des Deauville Green Awards qui tiennent leur 6ème édition les 27 et 28 juin 2017 à Deauville. Quelles sont les nouveautés de cette 6ème édition ?

Nous avons créé cette année un conseil scientifique placé sous la présidence de Jean Jouzel, Prix Nobel avec le GIEC en 2007, qui réunit universitaires, scientifiques et experts reconnus de l’environnement, du développement durable et de la communication.  Ce conseil scientifique se réunit plusieurs fois par an pour proposer des directions stratégiques et les tables rondes du Festival.

La Bibliothèque Nationale de France sera fortement présente cette année. Pourquoi ?

Comme vous le savez, la Bibliothèque Nationale de France a également pour mission le dépôt légal des œuvres audiovisuelles. Elle proposera pendant les Deauville Green Awards une séance consacrée aux films patrimoniaux institutionnels liés aux thématiques abordés dans le festival, à partir de ses collections. La BNF aura carte blanche !

Quels sont les critères d’une communication audiovisuelle responsable ?

Le secteur audiovisuel émet environ 1 million de tonnes équivalent CO2 dans l’atmosphère chaque année, dont environ le quart est directement lié aux tournages selon une étude sur la filière réalisée en 2011.

Depuis le début, notre partenaire Ecoprod met en place des actions de sensibilisation auprès des producteurs et des techniciens du film. Nous proposons aux festivaliers de concourir pour le prix Ecoprod, qui récompense les meilleures pratiques en matière d’éco-tournage. Pour qu’un tournage soit écologique, il faut tourner localement, se passer de couverts jetables et de bouteilles en plastique, encourager la consommation de produits de saison, biologiques et équitables, faire des achats de produits avec packaging limité, faire appel à des prestataires engagés dans des démarches de développement durable, de tri et de revalorisation des déchets, etc.  On peut aussi utiliser des éclairages moins énergivores (LED, Kino Flo, etc.), privilégier un branchement électrique à un groupe électrogène. Autant de solutions pratiques qui permettent de faire des économies d’énergie substantielles.

Votre Festival est à cheval entre la communication et l’environnement. Qu’attendez-vous des nominations de Françoise Nyssen à la culture et à la communication, et de Nicolas Hulot aux transitions écologique et solidaire ?

Nous en attendons beaucoup. Nicolas Hulot est extrêmement engagé et possède une vision très complète des enjeux, des solutions et des difficultés à mettre en œuvre ces solutions. Il est désormais en position pour faire avancer les dossiers et convaincre les entreprises et les organisations qu’avancer dans la voie du vert et du responsable bénéficiera à tout le monde.

Si vous deviez imaginer un clip de 30 secondes pour tenter de faire revenir Trump sur le retrait de l’Accord de Paris sur le climat, quelle en serait l’idée ?

Je réaliserais un clip qui montre Barron (le fils de Donald Trump qui ressemble beaucoup à son père) dans 40 ans, se préparant le matin devant sa glace en soignant particulièrement sa mèche rousse. Puis il sortirait dans la rue pour se retrouver dans un monde caniculaire où tout le monde porte des masques à gaz et où beaucoup plus de gens qu’aujourd’hui meurent dans les rues.

Le message final serait : « Quel souvenir Barron Trump gardera de son père ? ».

 

Pour s’inscrire au Deauville Green Awards.

 

Directeur de la publication