International
17H41 - lundi 4 juillet 2016

Trump n’est pas digne d’être le gardien de la Constitution

 


La gravité des propos de Trump, c’est du jamais vu. Certes, les émotions peuvent être intenses dans les campagnes électorales, et chacun a droit à son exagération. Avec Donald Trump, la nature des excès de langage change la donne: la Constitution n’est pas une référence pour lui. Il propose des solutions, et fait des accusations, qui sont contraires non seulement à l’esprit mais parfois même à la lettre du droit. Comme aux États-Unis l’incitation à la haine raciale  n’est pas  une infraction du premier amendement de la Constitution: « Le Congrès ne fera aucune loi … pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement …. » 

Trump estime qu’il peut dire tout ce qu’il veut, y compris insulter des élus et des magistrats ou insinuer des complicités de crimes chez des groupes entiers. Il joue sur cette faille constitutionnelle qui permet de dire « je hais telle ou telle catégorie de gens ». Ce faisant, il dégrade l’ordre constitutionnel en tant que tel.