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11H48 - mercredi 4 mai 2016

Fin de l’esclavage : et les femmes ?

mercredi 4 mai 2016 - 11H48

Israël, la semaine passée, commémorait la fin de l’esclavage des Hébreux et leur sortie d’Égypte : Pâque ou Pessah. La fête du pain sans levain avec ses jours fériés a ralenti l’activité, sans empêcher tout à fait l’actualité de tourner.

rières de femmes au mur des Lamentations

Prières de femmes au mur des Lamentations

Les Femmes du mur interdites d’y prier pour Pâque

Si on parlait égalité. Dans ce pays où les femmes servent deux ans leur pays, certaines dans des corps combattants, le droit d’officier comme les hommes lors de fêtes religieuses reste encore à gagner. Même s’il y a des progrès.

À force de persévérance, l’association des Femmes du mur a conquis le droit de prier à haute voix, en portant talith et kippa, au Mur occidental, ou mur des Lamentations. Après plus de vingt ans, ces femmes avaient en 2013 obtenu de la Cour du district de Jérusalem l’autorisation de lire dans les rouleaux de la Torah au Mur occidental. On leur a même récemment attribué sur le site un espace mixte de prière. Elles se sont vu reprendre ce droit, ironie de l’histoire, à l’occasion de la fête qui célèbre la liberté du peuple d’Israël. C’est le procureur général qui leur a interdit d’organiser au Mur des prières à haute voix dans la section des femmes. Et la raison de cet arrêt ? « Violation des coutumes. »

Le magistrat entérine ainsi la mainmise arbitraire de la communauté orthodoxe sur ce lieu le plus sacré pour tous les Juifs. Pourtant par le passé, femmes et hommes pouvaient prier côte à côte au mur des Lamentations.

Sans braver frontalement l’interdiction du procureur d’accomplir la bénédiction, une cinquantaine de femmes se sont rassemblées dimanche sur l’esplanade pour prier, cantonnées par les forces de l’ordre à cinquante mètres du mur.

Combien de temps l’orthodoxie pourra-t-elle résister à la modernité, et refuser aux femmes la place qui leur revient ?

 

Majorité religieuse à soixante-dix ans et plus

Un Bar Mitzvah, qui signifie littéralement fils des commandements, est dans la tradition juive un homme ayant accédé à la majorité religieuse. Ainsi, nomme-t-on par extension la cérémonie de passage du garçon de treize ans de l’enfance dans le monde adulte, celui de l’obligation de respecter les commandements. Au cours de cette célébration qui date du xive siècle, le jeune porte pour la première fois châle de prière et phylactères et lit devant ses parents, sa famille, sa communauté, dans les rouleaux de la Torah. Depuis une quarantaine d’années, les filles ont droit aussi à douze ans à une petite fête, dite Bat (fille de) Mizvah. Mais il s’agit encore seulement d’un marquage symbolique, sans réalité religieuse.

Au lieu de douze ou treize ans, les trente-sept femmes et treize hommes qui ont, lundi dernier, célébré leur Bar, ou Bat, Mizvah au mur des Lamentations, en avaient soixante-dix ou plus. Pourquoi avoir tant attendu ? C’est qu’en leur temps, au juste temps, la « grande histoire » a empêché les cérémonies d’avoir lieu : la Shoah pour certains, pour d’autres la répression en Union soviétique. Inutile de préciser que l’émotion était forte lundi dans les rangs des nouveaux fils et filles des commandements. Les larmes même étaient au rendez-vous.

 

Apaisement diplomatique

On en parle déjà depuis un certain temps, mais il semble qu’on approche vraiment de la fin de l’ère glacière dans les relations diplomatiques entre Ankara et Jérusalem. Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, l’a en effet laissé entendre vendredi dernier à Doha au cours d’une conférence de presse. Selon ses déclarations, les négociations avec Israël auraient bien avancé et devraient mener prochainement à un accord de réconciliation. Il ne resterait, a-t-il dit, que quelques détails à régler. La dernière question encore ouverte serait celle de la levée de l’embargo sur la bande de Gaza. Différentes solutions seraient envisagées pour tenter de résoudre les problèmes d’eau et d’électricité qui touchent l’enclave palestinienne, la construction d’une centrale électrique, de puits, d’usines de dessalement, d’écoles et d’hôpitaux…

Les derniers pourparlers se sont tenus à Londres le mois dernier.

La crise diplomatique entre Israël et la Turquie date du 31 mai 2010. Des activistes de trente-sept pays avaient constitué une flottille pour tenter de forcer le blocus naval de Gaza. Un des navires, le Mavi Marmara, propriété d’une ONG humanitaire turque, avait été arraisonné par des forces de l’armée israélienne. Neuf militants turcs étaient morts dans les affrontements violents qu’il s’était ensuivi.

 

La violence ne passera pas

Entre 2009 et 2015, ils ont organisé contre des Palestiniens, et leurs biens, une série d’attaques surnommée « le prix à payer ». Arrêtés il y a une semaine, ils ont été inculpés lundi, a annoncé le ministère de la Justice.

Qui sont-ils ? Ils sont sept jeunes, dont deux mineurs, originaires de Cisjordanie et de la région de Jérusalem que la police décrit comme « extrémistes et violents ». Ils sont accusés d’appartenance à une organisation illégale, de coups et blessures, de vandalisme à caractère raciste, d’incendie criminel et de détention d’armes.

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Michel Taube