Esprit Sports
France /
10H14 - vendredi 26 février 2016

Pascal Gentil : « Je suis loin de m’entraîner toutes les semaines »

vendredi 26 février 2016 - 10H14

Pascal Gentil - Crédit photo : Pascal Gentil Pascal Gentil – Crédit photo : Denis Boulanger[/caption]

 

 

Votre corps avait-t-il beaucoup changé depuis 2012 ?

Il a changé l’année du mariage (2015), mais aussi à mon retour en France avec l’alimentation. En Chine, où j’ai vécu six ans, c’est beaucoup plus solide avec la soupe et le cuit vapeur. Je suis aussi plus sédentaire aujourd’hui et j’ai une vie professionnelle qui écarte du sportif, je suis donc loin de m’entraîner toutes les semaines.

 

Qu’avez-vous appris pendant votre retraite sportive ?

J’ai découvert la passion d’entraîner. Je travaillais à Veolia, je m’occupais des athlètes en Chine, j’ai même coaché pendant quelques mois l’équipe olympique chinoise. Je me suis aussi rapproché de Myriam Baverel, entraîneuse de l’équipe de France. Prendre quelqu’un et l’amener vers l’excellence : voilà ma motivation.

 

Aviez-vous coupé complètement avec le taekwondo ?

J’avais coupé complètement mais la fibre est toujours là, et c’est drôle car j’ai fait un choix de carrière (Ndlr : Pascal est ingénieur commercial chez Securitas) mais il y a des passerelles entre le sport et l’entreprise, et on ne renie pas sa famille.

 

Vous semblez plus serein qu’avant : est-ce dû à la maturité ou au fait d’être devenu père ?

Je suis beaucoup plus mature aujourd’hui. Mais je reste aussi passionné du sport, des sportifs, c’est pour cela que je ferai tout pour aider ma fédération.

 

Vous avez été chargé de mission, modèle, avez tourné dans des films, et êtes maintenant ingénieur commercial : quel est votre prochain objectif ?

J’ai envie de donner, de transmettre. Je suis à la croisée des chemins pour me mobiliser, notamment dans notre pays qui a été attaqué. J’ai envie de contribuer soit au niveau de la défense, ou en tant que réserviste de l’armée. Quand j’y étais, j’exerçais en qualité de sergent-recruteur, je formais donc les jeunes appelés. Ce sont des souvenirs marquants dans la vie d’un homme. D’ailleurs, en tant que sportif, le bataillon de Joinville reste un rêve : si un jour il y a un championnat du monde avec eux, je le fais !

 

Propos recueillis par Pierre Moyon