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15H54 - jeudi 19 novembre 2015

Une semaine en Amérique latine (du 9 au 15 novembre 2015)

jeudi 19 novembre 2015 - 15H54

La France et la Bolivie signent un contrat pour l’acquisition de radars Thales destinés à la lutte contre le narcotrafic en Bolivie

mad Nicolas Maduro. Crédits : Cumbre Panama[/caption]

Deux individus proches du président vénézuélien, Nicolas Maduro, ont été récemment interpellés par les autorités américaines, qui les soupçonnent d’avoir voulu faire passer 800 kilogrammes de cocaïne aux Etats-Unis, selon des informations parues mercredi 11 novembre dans le Wall Street Journal.

Les deux hommes ont été arrêtés à Port-au-Prince, en Haïti, et devaient être présentés jeudi 12 novembre à un juge fédéral à New-York, toujours selon le quotidien. L’un, s’appelant Efrain Antonio Campo Flores, 29 ans, s’est présenté aux autorités comme étant le beau-fils de l’épouse de M. Maduro, Cilia Flores. L’autre, Francisco Flores de Freitas, a déclaré être son neveu.

En octobre dernier, les deux individus avaient contacté un intermédiaire au Honduras pour acheminer de la cocaïne depuis l’aéroport d’une petite île de ce pays : Roatán. Cet intermédiaire était en fait un informateur de l’agence de lutte contre le trafic de drogue (DEA) états-unienne, qui, en conséquence, a pu filmer et enregistrer leur entretien.

Cette affaire n’est pas la première à venir entacher le pouvoir exécutif du Venezuela puisqu’ en septembre dernier, un tribunal de Floride avait inculpé Pedro Luis Martin, l’ancien responsable du service financier vénézuélien, pour trafic de drogue. Par ailleurs, le Wall Street Journal avait informé il y a plusieurs mois que la DEA enquêtait sur des Drapeau de l’Organisation des Nations-Unies Drapeau de l’Organisation des Nations-Unies[/caption]

Nicolas Maduro a dénoncé jeudi 12 novembre que son pays était victime d’une campagne de manipulation internationale relative à la question des droits de l’Homme visant à discréditer le Venezuela.

Durant son intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU, au siège de l’organisation mondiale à Genève, en Suisse, le président vénézuélien a déclaré que cette manipulation présumée avait pour but d’isoler le Venezuela sur la scène internationale, ainsi que de protéger ceux qui conspirent contre les avancées obtenues dans le pays en matière de droits humains depuis 1999, lorsqu’a débuté la Révolution bolivarienne.

Dans son discours, le président Maduro a affirmé que « ceux qui dirigent cette campagne sont les mêmes acteurs que ceux qui ont participé au coup d’Etat de 2002 au Venezuela, contre Hugo Chavez ». Il a aussi parlé de « l’intimidation permanente exercée par les Etats-Unis sur le Venezuela depuis longtemps avant le coup d’Etat de 2002 ».

 

 

Costa Rica : un trafic de migrants a été démantelé

Drapeau du Costa Rica Drapeau du Costa Rica[/caption]

Les autorités du Costa Rica ont démantelé mardi 10 novembre un réseau international de trafic de migrants en provenance de différents endroits comme Cuba, l’Asie ou l’Afrique. Douze personnes ont été arrêtées, selon la justice costaricienne, essentiellement dans la capitale San José mais aussi dans les régions de Cartago (est) et Guanacaste (nord-ouest).

La justice colombienne ainsi que l’ambassade américaine au Costa Rica ont participé à l’opération. La majorité des migrants avaient été transportés depuis la Colombie en direction des Etats-Unis.

Selon l’enquête, le réseau à l’origine de ce trafic facturait le voyage 7000 à 15000 dollars pour les Cubains et jusqu’à 30 000 dollars pour les autres migrants. Dix-sept personnes pouvaient être transportées d’un seul coup et deux à trois voyages étaient organisés quotidiennement, toujours selon l’enquête.

Durant l’opération policière, les autorités ont trouvé 14 Cubains et 12 Nicaraguayens qui tentaient de remonter vers le nord grâce à cette organisation et qui ont été remis à la justice costaricienne.

 

 

Pérou : la civilisation précolombienne de Caral comme modèle à suivre pour les architectes du monde entier

Pyramides de Caral. Crédits: Percy Meza (Creative Commons) Pyramides de Caral.
Crédits: Percy Meza / Wikimedia Commons[/caption]

C’est dans le site archéologique de Caral, au Pérou, situé dans la vallée de Supe à 182 kilomètres au nord de Lima et 20 kilomètres de l’océan Pacifique, que les membres de l’Union internationale des architectes, regroupant 124 pays, ont signé dimanche 8 novembre la charte de Caral, lors d’un événement avec plus de 1000 professionnels.

Dans ce texte, qui sera présenté lors de la Conférence sur le climat COP21 qui s’ouvrira le 30 novembre à Paris, Caral est présentée comme un exemple d’urbanisme respectant la nature.

Bâtie sur un territoire semi-désertique de 66 hectares, la cité de Caral compte sept pyramides en pierre, situées autour de deux places circulaires. La citadelle, considérée comme sacrée, comprend 25 sites de fouille.

« Il s’agit de la plus ancienne civilisation découverte sur le continent américain, et certainement l’un des plus anciens foyers de civilisation du monde, presque aussi vieux que la Mésopotamie et l’Égypte », explique à l’AFP l’archéologue Ruth Shady, qui a lancé en 1996 les premières recherches sur ce site dont l’essor a eu lieu entre l’an 3000 et l’an 1.800 avant J.C.

Les édifices mis à jour révèlent des constructions respectueuses de la nature et de ses ressources, et issues d’une ingénierie développée.

« Cette société s’est beaucoup intéressée à un développement en harmonie avec la nature. Les espaces de la vallée n’ont jamais été occupés, préservant et sacralisant les terres fertiles », explique Ruth Shady.

 

 

Chili : au moins six séismes enregistrés le même jour dans la partie nord du pays

Tsunami à Coquimbo en septembre. Crédit: WCommons Tsunami à Coquimbo en septembre. Crédit: Wikimedia Commons[/caption]

Au moins six séismes d’intensité régulière ont eu lieu mardi 10 novembre dans la partie nord du Chili. Celui d’ampleur majeure a été enregistré  comme étant d’une intensité de 6,9 sur l’échelle de Richter à 22h54, heure locale.

Le Centre sismologique national de l’Université du Chili a informé que la secousse de majeure intensité a eu son épicentre 88 kilomètres à l’ouest de la localité de La Higuera, où un séisme de 8,4 sur l’échelle de Richter s’est produit le 16 septembre dernier.

Le séisme, qui a mis en alerte la région de Coquimbo, a été suivi presque une heure après, à 23h46 heure locale, par un nouveau mouvement tellurique de 6,8 sur l’échelle de Richter.

L’ensemble des six secousses ressenties, à des heures différentes, correspondrait, selon les experts, à une réplique du tremblement de terre de septembre dernier qui avait dévasté une partie de la région de Coquimbo.

 

 

Cuba et les Etats-Unis réunis pour la seconde rencontre de la Commission bilatérale

Crédit: Cubahora/Flickr Drapeau de Cuba et des Etats Unis. Crédit: Cubahora/Flickr CC[/caption]

Mardi 10 novembre, des représentants des autorités cubaines et américaines se sont réunis dans le département d’Etat des Etats-Unis, notamment pour évaluer les résultats du rapprochement diplomatique qui a débuté en décembre 2014, avec l’annonce conjointe faite par Barack Obama et Raul Castro. Le but était également d’aborder les sujets complexes qui restent encore à traiter dans la relation bilatérale. La première réunion de cette Commission bilatérale avait eu lieu le 11 septembre dernier à La Havane.

Parmi les sujets de discussion qui étaient attendus, on retrouve notamment la levée de l’embargo économique, commercial et financier imposé à l’île par Washington depuis 1962, toujours en vigueur malgré le rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et La Havane. 

Cuba considère que l’embargo représente un sérieux obstacle au processus

de normalisation des relations entre les deux Etats, tout comme l’occupation d’une partie du territoire de l’île (avec la base navale de Guantanamo, située à la pointe sud-est de l’île), les transmissions illégales de radio et de télévision et les programmes que Cuba juge subversifs et destinés au changement de régime.