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11H22 - vendredi 11 octobre 2013

Le prix Nobel de la paix à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques

vendredi 11 octobre 2013 - 11H22

L’Académie d’Oslo a attribué le prix Nobel de la paix 2013 à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Cette décision fait écho aux crimes de masse récemment commis en Syrie et qui avaient abouti, après un bras de fer international, à l’engagement de la Syrie de supprimer toutes ses armes chimiques.

Prix nobel de la paix

Prix nobel de la paix

Basée à La Haye, aux Pays-Bas, l’OIAC a été créée en 1993 en vertu de la Convention internationale sur les armes chimiques avec le mandat de veiller, au moyen d’inspections et d’enquêtes, à ce que la Convention soit respectée par ses membres signataires.

La Convention, ouverte à la signature le 13 janvier 1993 et entrée en vigueur le 29 avril 1997, interdit aux états membres de mettre au point, de fabriquer, d’acquérir, de stocker, de conserver, de transférer ou d’employer des armes chimiques, et les oblige de détruire toutes leurs armes chimiques et toutes leurs installations de fabrication d’armes chimiques déjà existantes.

L’histoire du débat international sur les armes chimiques et de l’élaboration de mesures restrictives à leur égard a désormais plus d’un siècle. A partir de la Convention de Bruxelles de 1874 interdisant l’emploi d’armes empoisonnées et des Conventions de La Haye de 1899 contre l’emploi de gaz asphyxiants ou délétères, en passant par le Protocole de Genève de 1925, interdisant l’emploi de certaines armes chimiques et biologiques, le débat sur ce type d’armes de destruction massive a été relancé dans les années 1960, après que les États-Unis eurent utilisé des défoliants pendant la guerre du Viet Nam, et dans les années 1980, avec l’emploi d’armes chimiques par l’Iraq contre l’Iran.

A présent, la Convention compte 190 états parties, dont la France. La Birmanie et Israel ont signé le traité, mais ne l’ont pas ratifié. Restent en dehors de la Convention l’Angola, la Corée du Nord, l’Egypte, le Soudan du Sud et, jusqu’à il y a très peu, la Syrie, qui s’est récemment engagée de supprimer ses armes chimiques. Il y a cinq jours, une équipe conjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l’ONU s’est rendue en Syrie afin de monitorer la destruction des armes chimiques syriennes.

La Russie et les Etats Unis, états parties de la Convention, n’ont pas respecté la date limite d’Avril 2012 pour la destruction de leurs armes chimiques.

 

Journaliste
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