International
11H43 - jeudi 18 avril 2013

La Corée, une péninsule inquiétante

 

Portrait de Kim Jong Un, le président de la Corée du Nord

Depuis la guerre de Corée dans les années 1950, la péninsule coréenne est instable. La responsabilité en incombe à la Corée du Nord, l’un des pays les plus fermés au monde, qui présente une menace d’insécurité pour les pays voisins, et provoque une inquiétude de la Communauté internationale car ils disposent de l’arme nucléaire.

Ces dernières années, malgré la croissance des échanges économiques avec ses pays environnants, la tension sur la péninsule ne cesse de s’aggraver. Celle-ci est amplifiée depuis 2011, avec le nouveau régime de Kim Jong-Un.

La Corée du Nord a récemment effectué en février des lancements de fusées et des tirs de missiles ainsi que le troisième test nucléaire. Suite à ces tests militaires, l’ONU a prononcé au mois de mars de nouvelles sanctions contre le régime de Pyongyang. En représailles, les dirigeants nord coréens ont menacé les Etats-Unis d’une guerre nucléaire. Ils ont également publié une vidéo, dans laquelle la Maison Blanche servait de cible à une explosion. Début Avril, Pyongyang annonce que la guerre « serait pour aujourd’hui ou demain », en demandant aux étrangers de se retirer de la péninsule coréenne.

Une guerre sans fin ?

Il faut remonter à la guerre de Corée dans les années 1950 pour bien comprendre le problème. La région était partagée à cette époque entre l’influence de l’U.R.S.S et celle des puissances occidentales. C’est ce qui fait que « l’unification de la péninsule coréenne » s’est avérée très compliquée.

La séparation de la Corée du Nord et de la Corée du Sud s’est inscrite dans la lignée de la seconde guerre mondiale. Depuis, l’unification de la péninsule coréenne reste une ambition pour les dirigeants des deux pays. Craignant « l’invasion américaine », la Chine a participé à la guerre de Corée en appuyant fortement la Corée du Nord. La guerre a fini par séparer les deux Corées, avec la conclusion d’un traité d’armistice et non d’un traité de la paix. Par conséquent, malgré l’inactivité militaire, le problème de fond n’a jamais été résolu. Celui-ci s’est développé au fil des ans et des dirigeants nord-coréens qui se sont succédés.

Un pays désespéré ?

Aujourd’hui, les provocations de la Corée du Nord relancent les interrogations sur le danger que représente le régime de Pyongyang. Pour le nouveau président de la Corée du Nord, Kim Jong-Un, l’unification de la péninsule reste toujours « un projet inachevé ». Néanmoins, la donne internationale est différente aujourd’hui de celle des années 1950. La Russie n’est plus « le grand frère » du front communiste et la Chine a développé une forte coopération avec les pays occidentaux. Les deux alliés historiques de la Corée du Nord cherchent principalement à servir leurs propres intérêts au niveau géopolitique et sur la scène internationale. Il n’est pas sûr qu’un conflit soit en mesure de garantir leurs intérêts.

La Corée du Nord est donc très isolée. Au cours des pourparlers à six (la Corée du Nord, la Corée du Sud, la Chine, la Russie, les Etats-Unis, et le Japon), elle s’est retirée face à l’attitude dissuasive des pays participants, et a repris le développement de ses projets nucléaires. Kim Jong-Un montre une forte hostilité vis-à-vis des Etats-Unis, faisant monter l’inquiétude au sein de la Maison Blanche, et chez tous les pays voisins de la Corée du Nord.

Face à la tension grandissante entre les deux Corées, la Chine et la Russie se retrouvent face à un choix compliqué : Une Corée du Nord soumise aux Etats-Unis aurait pour conséquence de renforcer le poids américain dans la région. D’un autre côté, les deux puissances ne peuvent cautionner une guerre qui ferait de terribles ravages. Cela entraînerait indéniablement de graves problèmes économiques et humanitaires : la défaillance des investissements, le déplacement massif des refugiés… Nul ne sait ce qu’il va advenir mais il ne fait peu de doute que le fait que la Corée du Nord soit un pays fermé, rend la situation très imprévisible.

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