Human Rights
13H42 - jeudi 26 janvier 2012

Chronique des droits de l’Homme
du jeudi 26 Janvier

jeudi 26 janvier 2012 - 13H42


 

 

 

La communauté internationale doit soutenir la démocratie dans le monde arabe : entretien avec Jean-Marie Fardeau d’Human rights watch

Les soulèvements de l'an passé ont montré au monde que « l’exception arabe » est bel et bien un mythe. DR

Dans son rapport mondial 2012, HRW appelle les puissances internationales à soutenir les droits de l’Homme dans le monde arabe, dialoguer avec les mouvements islamistes et cesser le soutien à certain régimes autoritaires, qui bénéficient d’impunité dans la mesure où ils protègent certains un intérêts occidentaux.

 

Jean-Marie Fardeau, directeur d’HRW France, a accepté de revenir pour Opinion Internationale sur les contradictions de la communauté internationale face au processus de changement politique au Maghreb et au Moyen Orient.

.o.O.o.

OI : Les évènements du Printemps-arabe ont mis en lumière les contradictions de la communauté internationale. Celle-ci a réagi de façon ambivalente face aux mouvements qui ont traversé les différents pays de la région.

JMF : Ce qui caractérise les diplomaties occidentales aujourd’hui demeure encore, selon nous, un « deux poids, deux mesures ». De manière répétée, tant le Président Nicolas Sarkozy que le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé ont pourtant affirmé que la doctrine avait changé, que nos gouvernements sont aujourd’hui à l’écoute des aspirations des peuples. Mais nous constatons qu’un an après le début du Printemps-arabe, les réactions restent toujours aussi timides lorsque ces revendications démocratiques ont lieu à Bahrein, en Arabie Saoudite, ou dans des pays où la soit-disant stabilité est estimée préférable à l’inconnu démocratique.

 

OI : L’Arabie Saoudite apparaît comme l’archétype de cette « exception arabe » évoquée dans le rapport. Pourtant, elle n’a pas été épargnée par le printemps arabe ?

JMF : Oui, il y a eu des manifestations et des soulèvements de la population chiite dans l’est du pays. Le phénomène, bien que limité en ampleur, est significatif. Il révèle d’un mal-être dans la société saoudienne. Personne n’a levé le petit doigt pour dénoncer les répressions qui se sont abattues sur ces manifestations. C’est la preuve qu’un tel pays est jugé trop important économiquement et stratégiquement pour qu’on lui permette d’aller vers l’inconnu. Et c’est regrettable.

C’est le cas pour les autres pays du Golfe. Alors que la Russie est accusée de protéger ses intérêts en Syrie, notamment sa base navale à Tartous, l’emprisonnement –pendant plus de six mois– de 5 activistes aux Emirats Arabes Unis est passé sous silence. La France n’a pas souhaité remettre en cause son projet de vente de Rafales.

Pour légitimer sa position par rapport aux autocraties dans la région, la communauté internationale s’abrite derrière une prétendue « exception arabe », selon laquelle la démocratie ne serait pas adaptée au monde arabe, que celui-ci se satisferait d’un système autoritaire et adhèrerait à d’autres  principes. Cela a heureusement été démenti avec brio par les peuples tunisien, égyptiens, et aujourd’hui syriens.

 

L'incohérence de la communauté internationale dans son soutien à la démocratie est évident dans sa position vis-à-vis des pays du Golfe. DR

OI : Le rapport rappelle que de grandes démocraties comme le Brésil n’ont pas apporté leur soutien au processus de démocratisation dans le monde arabe. Comment l’expliquez-vous ?

 

JMF : Des pays comme l’Afrique du Sud, l’Inde et le Brésil ont réagit de façon timorée face au Printemps-arabe. Ils n’ont pas appliqué leurs principes internes de démocratie à leur politique étrangère.

Le Brésil est aujourd’hui très réticent à soutenir la révolte en Syrie. Ces grandes démocraties ont eu l’impression d’être instrumentalisées dans le cadre de la guerre en Libye. Elles se sont retrouvées à soutenir l’offensive militaire, sans aucune pondération de ce qui se passait sur le terrain. De plus, elles ont eu peur de se laisser à nouveau entraîner dans une diplomatie qui n’était pas maîtrisée en Syrie. Mais le cas syrien est très diffèrent du cas libyen, et je ne pense pas que les occidentaux aient, à court ou moyen terme, l’intention d’intervenir en Syrie.

 

OI : Le rapport appelle la communauté internationale à dialoguer avec  les mouvements islamistes. Selon vous, l’aversion envers ces mouvements est-elle disproportionnée ?

JMF : Les  résultats des élections montrent que peuple a estimé qu’ils incarnaient la rupture avec les régimes précédents. C’est une erreur de diaboliser ces nouveaux gouvernements, il faut s’appuyer sur des déclarations et des actes pour les juger. Pour l’instant, les inquiétudes portent sur le statut des femmes et des minorités religieuses. C’est légitime, mais en même temps il ne faut pas présumer qu’ils ne vont pas respecter les droits humains.

 

OI : Concrètement, quelle forme peut prendre un soutien à la démocratie de la part de la communauté internationale ?

JMF : Au lieu du « wait and see » qui consiste à regarder de loin l’évolution de ces nouveaux régimes  avant de décider d’une condamnation éventuelle –s’ils deviennent trop autoritaires et théocratiques–, il vaut mieux les accompagner dans cette période et leur proposer du soutien en termes d’expertise juridique, constitutionnelle et institutionnelle.

Il serait possible et souhaitable d’établir des relations de confiance, sans pour autant laisser passer les éventuels abus. Il sera nécessaire d’écouter les alertes des défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ou égyptiens si, dans quelques mois, ils nous disent que le régime est devenu infréquentable. Mais aujourd’hui ils appellent plutôt à travailler avec les gens en place.

 

 

 

 

Maroc : des réformes encore limitées

DR

Alors que la libération du rapeur militant Al Haqed intervient suite à un procès controversé, les organisations de protection des droits de l’Homme mettent en garde sur la portée des réformes au Maroc.

Le 13 janvier, Mouad Elghouad, dit « El Haqed »(l’enragé), a été libéré après 4 mois de prison. Le rapeur, connu pour ses textes anti-monarchiques, avait été accusé d’actes de violence lors de manifestations. Il était alors rapidement devenu l’une des figures emblématiques du mouvement du 20 février 2011 et les militants marocains avaient exigé sa libération lors de manifestations anti-régime, comme celle du 25 décembre 2011. Des milliers de personnes s’étaient alors réunies dans plusieurs villes du pays.

A l’issue de son procès, qui a duré toute une nuit, le tribunal l’a reconnu coupable de coups et blessures, mais l’a acquitté de l’accusation pour menaces. Les militants du mouvement du 20 février 2011, demandent qu’il soit totalement disculpé. Pour les nombreuses personnes venues l’accueillir à sa sortie de prison, son procès controversé témoigne de la portée limitée des réformes initiées.

Suite aux revendications du Printemps arabe, le roi a fait jouer la carte des réformes, dirigeant les critiques vers le gouvernement pour conserver son prestige. Après l’adoption d’une nouvelle constitution en juillet dernier, il a nommé, le 31 novembre 2011, un nouveau premier ministre, Abdelilah Benkirane, issu du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste). Le gouvernement désigné par la suite et approuvé le 2 janvier 2012 par le roi, semble assurer la continuité, y compris par la composition de l’équipe de conseillers qui entoure chaque ministre.

El Haqed ne compte pas se taire. Dès sa sortie de prison, où il a été accueilli par des centaines de jeunes contestataires du mouvement du 20 février 2011, il affirmait que le nouveau gouvernement ne changeait rien à l’impunité des voleurs et aux injustices.

Comme Human right watch le souligne dans son rapport mondial 2012, il appartient au Maroc d’abandonner ses lois répressives et les violences policières pour attester de sa bonne volonté. En attendant, d’autres Marocains sont toujours détenus pour des motifs politiques, comme le journaliste  Rachid Nini, chroniqueur pour Al Massae (« Le Soir« ). Il a été condamné en avril dernier à un an de prison pour outrage envers des fonctionnaires publics.

 

L'actualité des droits de l'Homme

 

 

 

 

Éthiopie & programme de villagisation : 70 000 personnes déplacées

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Le programme de « villagisation », actuellement mis en place par les autorités éthiopiennes, a causé le déplacement forcé de 70 000 personnes originaires de la région de Gambela.

 

Le programme, dénoncé par Human right watch, entend améliorer l’accès aux infrastructures et apporter « une transformation socio-économique et culturelle des personnes ». Ces dernières appartiennent majoritairement aux groupes Anuak et Nuer.

En fait, la population a été réinstallée dans de nouveaux villages, dépourvus de ressources et services adaptés et où les terres arables sont rares. Le gouvernement prévoit de commercialiser les terres saisies dans le cadre d’un programme d’agriculture commerciale. En 2010, des hectares de terre évacués de la même façon avaient été achetés par des entreprises saoudiennes.

HRW appelle à une suspension du programme, ainsi qu’à la consultation et au dédommagement des populations pour la perte de leur moyen de subsistance.

Les Anuak et les Nuer n’ont jamais bénéficié de véritables droits sur leur terres. Beaucoup d’entre eux ont fui dans les camps de réfugiés d’Ifo et de Dadaab, ou bien à Nairobi au Kenya.

 

Union européenne : exportations de Thiopental illégales

Le Thiopental, anesthésiant utilisé pour les injections létales, ne sera plus exporté vers les Etats-Unis. Amnesty international a obtenu, le 21 décembre 2011, la révision du règlement de 2005 qui encadre le commerce des produits pouvant être utilisés pour infliger la peine capitale ou la torture. Le commerce de Thiopental, jusqu’alors contrôlé au cas par cas, est désormais interdit.

Les Etats-Unis ont cessé de produire cet anesthésiant il y a un an et dépendent désormais des exports. Depuis 2010, Amnesty international et l’Omega research foundation militent pour le contrôle du  « commerce de la mort ».

 

Cambodge : arrestations illégales de femmes et d’enfants

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Depuis le 11 janvier 2012, l24 femmes et 6 enfants sont détenus arbitrairement dans le Centre des affaires sociales de Prey Speu, réputé pour les violences qu’y subissent les détenus. Ils ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient pacifiquement contre leur expulsion du quartier pauvre de Borei Keila à Phnom Penh.

 

Le 3 janvier 2012, leurs maisons ont été détruites. Les forces de l’ordre ont également utilisé des gaz lacrymogènes et tiré des balles de caoutchouc contre les habitants. Suite aux expulsions qui ont fait plus de 64 blessés, les familles ont été transférées dans des logements insalubres.

A Borei Keila, le gouvernement a mis en place depuis 2003 un projet de reconstruction des logements sociaux et conclu un accord avec Phan Imex, une société immobilière privée qui s’est engagée à construire des logements sociaux. Le promoteur a annoncé en 2010 qu’il ne pourrait pas construire 2 des 10 bâtiments promis. Les 300 familles concernées protestent contre les autorités et le promoteur.

 

Au Mali, le nouveau Code de la famille discrimine les femmes

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Le 16 décembre 2011, le président Malien Amadou Toumani Touré a promulgué le nouveau Code de la famille, malgré les critiques des associations de protection des droits de l’Homme, maliennes et internationales.

 

Le nouveau code, qui devait pourtant réduire les inégalités et refléter les standards internationaux en termes de droits de l’Homme, a été revu à la baisse et consacre le statut d’infériorité de femmes. La FIDH souligne que ce texte n’est pas compatible avec la Constitution malienne, qui proclame l’égalité et prohibe la discrimination. Or, selon l’article 311 du nouveau Code : « la femme doit obéissance à son mari », et  l’homme est considéré comme « l’unique chef de famille ».

 

La Grèce prévoit de construire un mur pour barrer la route aux migrants

Jeudi 19 janvier 2012, la Grèce a signé un contrat qui prévoit la construction, d’ici 4 mois, d’une barrière de 12 km sur la section nord-est de sa frontière avec la Turquie.

Le gouvernement, qui accuse la Turquie de laxisme, entend ainsi dissuader les migrants originaires d’Afrique et d’Asie d’entrer sur le territoire.  Selon le ministre de l’Ordre public Christos Papoutsis, plus de 100 000 personnes sont entrées illégalement en Grèce en 2011.

La proposition a été critiquée par le Parti communiste grec, décrivant la mesure comme inhumaine et inefficace. Selon la Commission européenne, une telle barrière ne s’attaque pas à la racine du problème. Mr Frelick, de Human right watch, souligne quant à lui les contradictions de l’UE. Depuis la mise en place du système Eurodac, un migrant passé par la Grèce ne peut demander l’asile ailleurs en Europe. Par ce processus, l’UE délègue la prise en charge des réfugiés aux pays situés aux frontières de l’EU, tels que la Grèce, sans leur offrir le soutien nécessaire à l’accueil des migrants , ni s’assurer qu’ils ont mis en place des standards suffisants concernant les procédures et les conditions d’accueil. La Grèce est, en effet, un des pays d’Europe les moins protecteur en matière d’asile.

 

 

 

 

 

Ethiopie : Éthiopie : Les déplacements forcés provoquent la faim et la détresse

Cambodge : Dans les camps des expulsés de Borei Keila

Migration et Union européenne : La politique européenne d’immigration, par Abdelkhaleq Berramdane et Jean Rossetto, édition Khartala, 2009.

 

 

 

 

 

Mogadiscio : le fragile calme retrouvé par la population somalienne

 

 

Cinq mois après l’abandon de positions clé dans la capitale somalienne, par les rebelles islamistes shebab et 6 mois après la proclamation, par l’ONU, d’un état de famine dans le sud somalien, la vie reprend lentement son cours à Mogadiscio.

 

 

 

 

 

 

 

A l’écran :

Le printemps de Téhéran, l’histoire d’une révolution 2.0
Documentaire irano-allemand d’Ali Samadi Ahadi, avec Pegad Ferydoni et Navid Akhavan. (1 h 22).
Le film retrace, à partir d’extraits de blogs et d’animations, les évènements de la révolution verte, après les résultats controversés des élections présidentielles du 12 juin 2009.

 

Jeudi 26 janvier

12 h 45 : ciné-déjeuner du Cedidelp
Frontière USA/Mexique : perspectives croisées d’enfants
http://www.frontiere.delautrecote.fr/
Centre international de culture populaire (CICP)
21 ter rue Voltaire -
Métro rue-des-Boulets ou Nation

 

18 h 30 : cercle de résistance Paris-Sud
Pour dénoncer les  traitements inhumains des sans-papiers
http://cerclederesistance-parissud.jimdo.com/
Parvis de la gare RER Denfert-Rochereau
Métro, RER-B Denfert-Rochereau

 

19 h : soirée-Débat sur le soutien de la France au régime de Ben Ali
Des réseaux de l’ère Ben Ali aux avancées de la révolution tunisienne ?
Bernard Schmid (Survie)
Lenaig Bredoux ou Mathieu Magnaudeix (sous réserve), journalistes à Mediapart, co-auteurs de l’ouvrage Tunis Connection (janvier 2012)
Jihen Chandoul, porte-parole du Collectif pour un audit des créances françaises et européennes envers la Tunisie (ACET)
L’association Botzaris (sous réserve)
Source : http://www.survie-paris.org
Maison des Associations du 3e arrondissement – 5 rue Perrée
Métro République ou Temple

 

Vendredi 27 janvier

18 h : conférence débat
60 ans après la Convention de Genève : où en est le droit d’asile pour les femmes persécutées ?
Organisée par l’ADFEM – Action et droits des femmes exilées et migrantes, avec les intervention de représentants du HCR et de Jane Freedman.
Contact : com.femmes@fasti.org
Mairie du 11e – Salle des fêtes -
12 place Léon-Blum
Métro Voltaire

 

18 h : rassemblement pour la libération des 5 cubains prisonniers politiques aux Etats Unis
devant l’Opéra Bastille
Place de la Bastille – Métro Bastille

 

19 h : soirée « Les murs nous enferment. Attaquons toutes les prisons. »
sur l’enfermement des mineurs, en solidarité avec les inculpés de Toulouse.
Ecoute du documentaire sonore « Silence, c’est la loi !« , sur les réaction de jeunes face aux discours des autorités et media à leur encontre. (à écouter sur http://www.survie-paris.org/france-tunisie-des-reseaux-de-l.html)
Le Rémouleur – 106 rue Victor-Hugo – Bagnolet (93) – Métro Robespierre ou Galliéni

 

20 h : conférence débat
Palestine / Gaza / Flottille de la liberté : quelles perspectives pour le peuple palestinien en 2012 ?
Avec Alima Boumediene-Thiery, ancienne sénatrice et députée européenne, juriste internationale, militante de la campagne Un bateau français pour Gaza
Jean Brafman , ancien conseiller régional IDF et membre du Collectif Paix Palestine-Israël (Saint-Denis)
Thomas Sommer-Houdeville, chercheur en sciences politiques, coordinateur de la Campagne internationale pour la protection du peuple palestinien (CIPPP) et membre du comité de pilotage international des Flottilles de la liberté 2010 et 2011
Jacqueline Le Corre, représentante du collectif Palestine 14, médecin de la campagne Un bateau Français pour Gaza ayant embarqué sur le Dignité-Al Karamé arraisonné par l’armée israélienne en juillet 2011
Anastassia Politi, metteur en scène de La Flottille, de Grèce à Gaza
Etienne Bartholomeus, comédien de La Flottille, de Grèce à Gaza
M’hamed Kaki, comédien, militant associatif.
Contact : M’hamed Kaki 06 29 87 21 21
- lesoranges.com92@yahoo.fr
www.lesoranges.com
Entrée libre
L’Agora – 20 rue de Stalingrad – Nanterre (92)
RER-A Nanterre-ville

 

Samedi 28 janvier

11 h : cercle de silence
Contre le traitement inhumain envers les sans papiers
Place du 11-novembre-1918 -
(place piétonne) -
Yerres (91)
RER-D – Yerres

 

17 h : projection du reportage « Libre dans la prison de Gaza »
suivi d’un débat avec les réalisateurs Chris den Hond et Mireille Court
http://www.librairie-resistances.com
Librairie Résistances – 4 Villa (impasse) Compoint
Angle du 40 rue Guy Môquet
Métro Guy Môquet ou Brochant

 

20 h : cours gratuits en droit des étrangers – ouvert à tous
Intercapa Solidarité organise un  stage de 19 séances de formation  (3 séances : garanties constitutionnelles – 7 séances : droit au séjour des étrangers – 7 séances : droit de recours des étrangers – 2 séances : droit des fonctionnaires).
Chaque séance peut être suivie indépendamment des autres bien que la formation s’articule en blocs thématiques dont la totalité vise à assurer au stagiaire une compétence suffisante pour participer à l’accueil et à l’analyse des dossiers d’étrangers.
Préinscription recommandée :  intercapa@yahoo.com compte-tenu du nombre de places disponibles.
Contact : Eric : 07 86 38 83 43
Paris 5e – Maison des syndicats du campus de Jussieu
23 quai Saint-Bernard -
Métro Jussieu, Sully-Morland ou Cardinal-Lemoine

 

20 h 30 : projection de film
« Qu’ils reposent en révolte », sur les conditions des migrants à Calais, dans le cadre des Rencontres du film social
« L’Image mise au poing »
Rencontre avec Sylvain Georges – 4 €
MJC – Centre social de Chilly
18 rue Pierre-Mendès-France
Chilly-Mazarin (91) -
RER-C Chilly-Mazarin

 

Dimanche 29 janvier

17 h : spectacle-débat
« Allons z’en France » sur le thème de la politique d’immigration en France
Entrée: 6 €
Grange Dimière – Théâtre de Fresnes
Ferme de Cottinville 
- 41 rue M. Ténine -
Fresnes (94)

 

16 h : Le Front du 14 janvier commémore le 1er anniversaire de la Révolution tunisienne
Projection du documentaire « La Bataille de Thala« ,
ensemble de témoignages, en français, de jeunes Tunisiens de Thala, petite ville du centre ouest, qui a subi les foudres du dictateur déchu Ben Ali, du 30 décembre 2010 au 9 janvier 2011.
Suivi d’un débat libre et d’une lecture de poèmes de Kamel Bouajila
Entrée gratuite
Contact: liste@front14janvier-paris.net

 

Lundi 30 janvier

19 h : discussion autour de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs
Centre international de culture populaire (CICP)
21 ter rue Voltaire
Métro Rue-des-Boulets ou Nation

 

Mardi 31 janvier

18 h – 20 h : rencontre / signature
Avec Benjamin Barthe, auteur de « Ramallah Dream »
iReMMO
5 rue Basse-des-Carmes -
Métro Maubert-Mutualité

 

projection débat
« Sur la planche » de Leïla Kilani
Soirée d’ouverture du Festival de cinéma « Révolutions. Est-ce ainsi… » qui se déroule du 1er au 7 février au Cinéma L’Écran à Saint-Denis
6 € / 5 € TR / 4 € adhérents / 7 € ciné-concert / 16 € forfait 4 séances + clôture£
Cinéma L’Écran
place du Caquet – Saint-Denis (93) -
Métro Saint-Denis Basilique
www.estceainsi.fr

 

mercredi 1er février

11h : séminaire de l’EHESS
« L’islamophobie en France »
avec Olivier Le Cour Grandmaison : « Immigration et Islam: représentations et stigmatisation (1920-1950) »
EHESS – École des hautes études en sciences sociales -
salle 1 -
105 boulevard Raspail
Métro Saint-Placide ou Notre –Dame-des-Champs

 

jeudi 2 février

19 h : rencontre autour du livre « Dévoilements »
Du hijab à la burqa et des collégiennes aux nounous : les dessous d’une obsession française,  Pierre Tevanian.
En présence de l’auteur
Bar-restaurant « Le lieu dit »
6 rue Sorbier – Métro Ménilmontant ou Gambetta

 

vendredi 3 février

18 h -19 h : Cercle de silence
Brétigny-sur-Orge contre le traitement inhumain envers les sans papiers
Place de la Gare
Brétigny-sur-Orge -
RER-C Brétigny-sur-Orge

20 h – 22 h : soirée de témoignages de missions civiles en Palestine
Organisé par le Comité Palestine de Villeneuve-Saint-Georges
avec des membres de l’AFPS, Claude Léostic (présidente de la Plateforme-Palestine) et Emmeline Fagot, militante de l’UJFP
Suivi d’un pot d’amitié
http://www.ujfp.org
Foyer Jean Cocteau -
8 avenue Carnot -
Villeneuve-Saint-Georges (94)
RER-D Villeneuve-Saint-Georges

 

samedi 4 février

20 h : cours gratuit en droit des étrangers – Intercapa Solidarité
4e partie : les conditions d’entrée en France (les visas)
L’obligation de passeport, visa et cachet d’entrée en France. Dispenses de visa (tourisme). Les visas de court séjour (tourisme, examens médicaux/universitaires, convocation judiciaire), de long séjour et de famille de français (francophone, accueil, ressources, objet du séjour)et titre de séjour. Délivrance consulaire de titres de séjour spéciaux. Le séjour diplomatique.
Pré-inscription recommandée à intercapa@yahoo.com
Contact : Eric : 07 86 38 83 43
Maison des syndicats du campus de Jussieu – 23 quai Saint-Bernard
Métro Jussieu Sully-Morland ou Cardinal-Lemoine

 

dimanche 5 février

18 h : table ronde
« Le 89 arabe : réflexions sur les révolutions en cours » – Dans le cadre du Festival de cinéma « Révolutions. Est-ce ainsi… »
avec : Benjamin Stora, historien, spécialiste du Maghreb et de la colonisation française
Edwy Plenel, journaliste, co-fondateur et directeur du journal en ligne Mediapart
Tahar Chikhaoui, critique de cinéma
Hala Alabdalla et Thomas Heise, cinéastes
Cinéma L’Écran
place du caquet – Saint Denis (93)
Métro Saint-Denis Basilique

 

lundi 6 février

18h – 20h : réunion publique
Contre l’enfermement des enfants
organisée par l’Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE) et
le Réseau éducation sans frontières – (RESF)
Annexe Varlin de la Bourse du travail -
(annexe Charlot / Temple) -
salle Eugène Hénaff
29 boulevard du Temple, ou 
85 rue Charlot
Métro République ou Filles-du-Calvaire

 

mardi 7 février

18 h – 20 h : rencontre signature
Gülcin Erdi Lelandais, auteur d’« Altermondialistes en Turquie »
Entrée libre
iReMMO
5 rue Basse-des-Carmes
Métro Maubert-Mutualité

 

18 h 30 – 21 h Projection-débat
Le Cameroun, de la sale guerre à nos jours : quelles perspectives pour une reconquête des libertés et une indépendance réelle
organisé par la fondation Gabriel Péri
avec Frank Garbely, réalisateur
Augusta Epanya, membre de la direction de l’Union des populations du Cameroun (UPC) en France
Manuel Domergue, journaliste à Alternatives économiques, porte-parole du collectif Jeudi Noir
Entrée libre
Inscription recommandée à : inscription@gabrielperi.fr
Fondation Gabriel Péri
11 rue Étienne Marcel 
- Pantin (93)
Métro Hoche


mercredi 8 février

19 h : présentation par l’auteur Raphaël Granvaud du livre « Areva en Afrique, une face cachée du nucléaire français »
Maison des associations du 3e arrondissement
5 rue Perrée – Métro République ou Temple

Carine Dréau