Edito
05H55 - vendredi 9 septembre 2022

La Reine est morte ! Vive le Roi ! L’édito de Michel Taube

 

Les Anglais ont de l’humour ? C’est donc avec le sourire que nous allons évoquer le départ du dernier grand monarque de l’histoire, pardon, de la Reine, Elizabeth II, avec des Actu’Folies de notre Plantu, Hector.

Que ce crime de lèse-majesté nous soit pardonné par les sujets de Sa Majesté.

Vous me direz, même les Beatles osèrent l’impossible, comme nous le rappelait l’auteur compositeur et interprète Marginal Ray en commettant ce couplet :

Her Majesty is a pretty nice girl
But she doesn’t have a lot to say
Her Majesty is a pretty nice girl
But she changes from day to day

I wanna tell her that I love her a lot
But I gotta get a belly full of wine
Her Majesty is a pretty nice girl
Someday I’m gonna make her mine, oh yeah
Someday I’m gonna make her mine

Sa Majesté est une jolie fille
Mais elle n’a pas grand chose à dire
Sa Majesté est une jolie fille
Mais elle change de jour en jour

Je veux lui dire que je l’aime beaucoup
Mais je dois avoir un ventre plein de vin
Sa Majesté est une jolie fille
Un jour je vais la faire mienne, oh ouais
Un jour je vais la faire mienne

 

Imaginez un peu : ce furent les dernières paroles de la dernière chanson du dernier album enregistré par les Beatles, Abbey Road. Cela ne les empêcha pas d’être anoblis par la Reine.

Les Anglais ont beau être nos meilleurs ennemis en sport (n’oublions pas la Mannschaft allemande tout de même), nous avons beau être républicains, nus avons beau penser à Lady Di que la Reine ne portait guère dans son coeur, la permanence quasi sacrale à laquelle a élevé la longévité de son règne force le respect.

Avec Elizabeth II, le royaume d’Angleterre a poussé à son paroxysme le politique comme pur symbole !

Elizabeth II a connu Churchill, elle étendu à 56 pays le Commonwealth (dans son royaume donc jamais ne se couche le soleil), elle a inauguré le tunnel sous la Manche avec François Mitterrand, elle en a aussi avalé des chapeaux (en 2017, forcée de se taire, elle alla jusqu’à désavouer le Brexit en portant les étoiles européennes sur son haut de forme), ses 70 ans de règne épousèrent la grand histoire.

Elizabeth II n’avait aucun pouvoir mais elle incarnait le pouvoir. 

Elizabeth s’en va, Charles III arrive, Hector nous régale et la vie continue…

 

Michel Taube

 

 

Directeur de la publication

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