Edito
17H35 - samedi 26 mars 2022
France

Non, Madame Sandrine Rousseau, la guerre des sexes n’aura pas lieu ! L’édito de Michel Taube

 

Imaginez votre dimanche matin dans une France présidée un jour par Sandrine Rousseau !

L’égérie d’une gauche écolo woke vient de déclarer au média féministe Madmoizelle son souhait de voir instaurer un délit de « non-partage des tâches domestiques ». On aurait pu croire à une plaisanterie visant à faire le buzz, à exister politiquement après avoir été supplantée par Yanick Jadot de la course à l’investiture écolo pour l’élection présidentielle. Sauf qu’elle n’en est pas à sa première dérive, et qu’elle incarne un courant woke toxique pour la démocratie, le vivre ensemble et, en l’occurrence, la paix des ménages ! A tel point que l’équipe de Yannick Jadot a dû l’exclure, elle et son staff, de son équipe de campagne, tant elle lui savonnait la planche.

Bien entendu le partage des tâches ménagères, en harmonie avec les obligations de chaque membre du couple, est un progrès sociétal. Et l’égalité femmes – hommes se joue autant dans le secret des foyers que dans la vie professionnelle, politique ou citoyenne. Mais l’idée inquisitoriale et stalinienne de pénaliser le non-respect de ce partage (sur quels critères ?) est une hérésie totalitaire et haineuse. Mieux vaut des mesures incitatives, pragmatiques, comme, depuis le 1er juillet 2021, la prolongement de la durée du congé pour le père (ou le second parent) d’un enfant à naître (ou adopté) double, de 14 à 28 jours, dont sept obligatoires.

Sandrine Rousseau veut-elle rétablir une police des mœurs dont la ministre pourrait être sa copine Alice Coffin, élue à la Ville de Paris dans la majorité d’Anne Hidalgo ? Toutes deux veulent la guerre des sexes, l’opposition entre femmes et hommes, là où c’est l’amour qui doit être sublimé.

 

Le néo féminisme, ennemi des femmes

Sandrine Rousseau va bien au-delà de ceux auxquels elle reproche de monter les Français les uns contre les autres. Elle se dit féministe, mais son féminisme consiste à faire croire que tous les hommes sont des prédateurs. Entend-elle les émasculer, les castrer, leur enlever toute masculinité ? En tout cas, elle se dit fière de vivre avec un homme « déconstruit ».

Dans cette logique, la féminité devrait également être combattue, puisqu’elle viserait à transformer les femmes en proie. Présidente de la République, Sandrine Rousseau interdirait sans doute le maquillage et assimilerait la séduction et la galanterie à de l’agression sexuelle. Elle appartient à cette mouvance qui considère que le voile islamique est un attribue féministe, un étendard de la liberté.

Elle fait de sa propre déconstruction un programme politique. Elle est une Khmère verte, une ennemie du vivre ensemble, de l’harmonie naturelle entre les femmes et les hommes. Elle est l’antithèse du féminisme, et porte un immense préjudice au combat légitime des femmes, combat partagé par la majorité des hommes, contre toutes les formes de discrimination et de violence dont elles peuvent être l’objet.

Politiquement, son wokisme vert pastèque et ultra-féministe pourrait finir par la pousser dans les bras de Jean-Luc Mélenchon avant le 10 avril.

Mais une chose est sûre : ces hommes qui, au sommet des corps constitués de la société, maintiennent ce fameux plafond de verre qui résiste encore au mouvement irréversible vers l’égalité risquent de redoubler de conservatisme s’ils voient poindre des Rousseau et des Coffin ! Bref ces dernières desservent la cause des femmes !

Pour notre part, n’en déplaise aux néo-féministes qui ont l’obsession de voiler, dans tous les sens du terme, le corps des femmes, nous disons aux femmes : Soyez belles et ouvrez-la !

 

Michel Taube

Directeur de la publication

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