Edito
10H31 - vendredi 19 février 2021

Stop au confinement des esprits. L’édito de Michel Taube

 

Ces dernières semaines, le refus de confiner tout le pays avait été perçu comme un changement de cap gouvernemental : les mesures de restriction en tous genres deviendraient l’exception. 

En fait, malgré la baisse tendancielle de la courbe épidémique, malgré tous les gestes barrière, le gouvernement a manifestement décidé de prendre son temps pour que nous retrouvions une vie normale. C’est le sens des propos d’Olivier Veran dans sa conférence de presse hier.

Oser proposer des expérimentations d’ouverture de quelques théâtres qui auraient lieu en mars et avril et de protocoles dont on connaît déjà les effets bénéfiques, pire, ne pas envisager la levée du couvre-feu dans tout ou partie du pays à horizon de quelques courtes semaines, c’est l’assurance que l’on va continuer à vivre au ralenti encore longtemps.

Dans une préfecture d’un département de l’est de la France, le préfet disait la semaine dernière aux restaurants locaux : « vous ne rouvrirez pas avant mai, au mieux ».

Emmanuel Macron n’a certes pas confiné le pays une troisième fois mais il a réussi pire : c’est d’instiller un confinement des esprits qui frappe, – et pour longtemps, la vitalité, la bonne marche, la reprise d’activité pleine et entière de notre pays.

C’est une anticipation trop négative, un excès de prudence qui aura des conséquences sanitaires et morales incalculables.

Dommage, car avec une politique audacieuse de prévention et de santé publique, avec une pédagogie mobilisatrice, et des sanctions nettement plus dissuasives contre les contrevenants, nous pourrions parier sur la levée imminente du couvre-feu, la réouverture des restaurants et de toutes ces activités, vous savez, essentielles (culturelles, sportives, relationnelles). 

Et cette audace salvatrice doit se préparer par un discours de responsabilité collective et individuelle.

Reprenons au plus vite une vie normale, masquée et protégée, mais normale pour toutes et tous !

 

Michel Taube

 

 

 

 

 

 

 

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