Edito
12H44 - samedi 12 décembre 2020

Tous les spectacles ne sont pas interdits : à la RATP, il est quotidien et gratuit ! L’édito de Michel Taube

 

Les Franciliens ne sont pas les seuls à s’entasser dans les transports aux heures de pointe. Mais le phénomène est d’une ampleur singulière à Paris et dans sa région. Il s’aggrave à mesure qu’Anne Hidalgo, maire de Paris, cornaquée par des écolo-gauchos extrémistes, fait tout pour que les Parisiens troquent leur voiture pour un vélo, sans améliorer les transports en commun, de plus en plus surchargés, saturés, insalubres et dangereux.

Dangereux, le métro, le RER et les bus le sont aussi en termes de risque de contracter la Covid-19.

La responsabilité n’incombe pas uniquement à la RATP. Les pouvoirs publics, tant la Mairie de Paris que la Préfecture de Police, et donc le gouvernement, ne peuvent ignorer la situation. Leur argument, véritable dénégation de la plus crasse mauvaise foi, est qu’aucune étude n’aurait démontré que les transports puissent donner naissance à un cluster. En janvier, aucune étude n’avait démontré l’utilité du port du masque. Dans les deux cas, c’est faux. Il avait notamment été établi que le métro new-yorkais avait contribué à la propagation de l’épidémie. On rappellera que l’argument “on n’a pas prouvé que…” est traditionnellement celui des complotistes en tous genres.

S’agissant des transports publics, notamment en Ile-de-France, le brassage de population est si important que la preuve absolue d’une contamination sera effectivement difficile à rapporter. Mais pas forcément impossible, si les victimes s’organisent par le biais des réseaux sociaux. Faut-il lancer un hashtag Twitter ?). #CovidbyRATP ?

Il suffit d’emprunter un de ces transports, en particulier aux heures de pointe dans certaines zones de la région parisienne pour constater la réalité : malgré le confinement partiel, aux heures de pointe, les voyageurs sont serrés comme des sardines. Certains voyageurs ne portent pas de masque. Enormément d’entre eux le portent sous le nez.

Ah, si le gouvernement avait embauché, comme nous l’avons proposé dès le mois de mars pour les premiers de cordée qui se lèvent tôt le matin pour aller tenir la France à bouts de bras (caissiers, manutentionnaires, dockers, agents de sécurité…) des agents de prévention pour expliquer aux voyageurs comment mettre leur masque sur le nez, le sort des Français en auraient peut-être été changé !

Hors heures de pointe, les métros sont de plus en plus envahis d’individus totalement désocialisés, signe d’une augmentation exponentielle de la misère. Des âmes en peine, dans un état de saleté et de délabrement avancé, véritables loques humaines, évidemment sans masque, font la manche. Les rames du métro, les mains courantes, les sièges ne sont pas désinfectés. Un nid à microbes, un bouillon de culture… Ah encore ces agents de prévention qui auraient pu nous être utiles !

Depuis le début de la crise sanitaire, on n’a jamais vu aussi peu de contrôles dans les transports franciliens : ni police, ni contrôleurs de la RATP. Prétendre qu’il y a peu de risque d’y contracter la Covid est aussi mensonger que faire croire que porter un masque est inutile. 

Les transports en commun sont vitaux à l’économie (sauf pour les syndicats extrémistes, comme on l’a vu en décembre 2019). Mais, outre la nécessité d’en extraire certaines personnes dangereuses et de faire respecter le port du masque, le flux des voyageurs peut être régulé, par exemple grâce à des horaires de travail décalés et la systématisation du télétravail pour toutes les activités de bureau. 

Evidemment, la promiscuité règne également ailleurs, mais nulle part à une pareille échelle et dans des conditions sanitaires si déplorables.

Dans de telles conditions, la fermeture totale des cinémas, théâtres, salles de spectacles, restaurants, et autres remontées mécaniques, apparaît encore plus injustifiable. Un argument souvent entendu dans la bouche des députés LREM et de proches du gouvernement est le risque de contagion au début et à la fin du spectacle, alors que cela peut aussi se gérer. Visiblement, ces personnes ne prennent jamais le métro !

 

Michel Taube

 

 

 

 

 

 

 

 

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