La chronique de Michel Scarbonchi
09H42 - jeudi 5 novembre 2020

Erdogan : pourquoi a-t-il déjà perdu ? La chronique de Michel Scarbonchi

 

 

Dans une France en état de siège face au Covid19 et au terrorisme, la Nation fait face au-delà des craintes que l’on pouvait, légitimement avoir.

Si nos concitoyens- en dehors des commerçants- acceptent à près de 70% le confinement, ils n’en sont pas moins exemplaires face au terrorisme.

Quand le calife d’Istanbul a déclaré la guerre au Président Emmanuel Macron et donc à la France, à notre République laïque et aux valeurs de l’Union européenne, il espérait, fracturer notre société, dresser la communauté musulmane nationale contre la laïcité et les chrétiens, les pays européens contre la France.

Il a échoué au plan national : la guerre civile qu’il souhaitait n’a pas eu lieu ! La classe politique a fait front autour du Président contre lui. Mieux, les musulmans de France ont fait bloc autour de l’unité nationale.

Le week-end dernier, de nombreux musulmans n’ont-ils pas été dans nos églises témoigner leur solidarité avec les chrétiens.

Même échec au niveau européen. Erdogan était sûr d’aviver les divisions européennes et le leadership du président français. Il a obtenu l’effet inverse, la chancelière allemande, elle-même, soutenant, malgré sa communauté de 6 millions de turcs, la position française, comme tous les dirigeants européens, jusqu’au premier ministre britannique lui-même.

Au même moment, échec aussi pour Erdogan, en Libye, avec la démission de son homme lige, Fayez El Sarraj, celui-là même qui lui a permis d’importer en Libye, plus de 14 000 miliciens islamistes syriens mais aussi de signer un accord maritime avec la Turquie, contraire au droit international, provoquant un grave conflit avec la Grèce et l’Union Européenne.

Et, suprême affront, ne voilà-t-il pas, maintenant, que la population de Tripoli manifeste pour le départ des milices.

Ne voilà-t-il pas, aussi, que la Russie le menace d’une intervention armée en Azerbaïdjan s’il continue ses avancées contre les Arméniens dans le « Haut Karabach ».

Echec total pour Erdogan dans sa stratégie de tension, de division, d’affrontement des français, des européens, des libyens…

Ne désespérons pas de voir, en décembre, l’Union européenne, prendre, malgré son chantage aux migrants et les attentats, les sanctions que justifie son attitude guerrière, ses menaces et ses appels à la haine de nos modes de vie.

Certes, il lui reste Donald Trump ; mais pour combien de temps ?!

Certes, il lui reste la Turquie ; mais pour combien de temps avec une monnaie en chute libre, une économie exsangue et un peuple de plus en plus mécontent…

Restons vigilant ! La France et l’Europe seront tranquilles lorsque l’histoire nous aura débarrassés de cet « apprenti-sorcier fasciste ».

Carl Gustav Jung n’écrivait-il pas : « la religion d’Hitler est la plus proche qui soit de l’islamisme car comme lui, elle prêche la vertu de l’épée ».

 

Michel Scarbonchi

Consultant international, ancien député européen

 

 

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Ancien député européen