Edito
10H10 - jeudi 22 octobre 2020

« Mort en saignant ». Quand Assa Traoré et des manifestants salissent la mémoire de Samuel Paty. L’édito de Michel Taube

 

Assa Traoré et Benjamin Belaïdi
TWITTER @LAVERITEPOURADAMA

L’humour n’est pas la qualité première des islamistes et de leurs collabos. Charlie Hebdo, Samuel Paty en ont pâti jusqu’à en perdre la vie. Donc lorsqu’ils s’y risquent, ces idiots pratiquent un humour noir qui cache mal leur haine de l’autre…

Assa Traoré, sœur de feu Adama Traoré mort lors de son interpellation par la police en 2016, militante indigéniste, haineuse de la France et de la République, adepte de l’islamogauchisme, vient de confirmer l’indignité de sa démarche.

Comme Jean-Luc Mélenchon, qui la courtise depuis ses premières saillies contre ce pays qui lui a tout donné, et dont on se demande ce qui l’y retient, comme Maryam Pougetoux, vice-présidente et porte-parole du syndicat étudiant UNEF arborant fièrement son hidjab noir enveloppant l’intégralité du visage, Assa Traoré a eu l’outrecuidance de se présenter place de la République dimanche 18 octobre, à la manifestation en hommage à Samuel Paty, décapité par un islamiste à la suite d’une fatwa prononcée ou propagée par des parents d’élèves et l’entourage du tueur, grâce aux réseaux sociaux.

Mais non satisfaite de cette provocation, Assa Traoré et ses amis, comme l’éducateur sportif de Compiègne Benjamin Laïdi, ont osé poser pour la postérité (et espérons-le, pour la Justice qui devrait les poursuivre) avec une pancarte maculée de (faux) sang sur laquelle on peut lire « RIP Samuel, mort en saignant ».

 

Benjamin Belaïdi, que l’on voit aux côtés de l’égérie racialiste, se défend du choix de ce subtil jeu de mots en affirmant au journal Le Parisien qu’il l’avait « repris après l’avoir vu sur de nombreuses pancartes d’enseignants ! Ces critiques instrumentalisent la photo. Lorsque des personnes non racisées ont ce slogan, cela ne pose pas problème ».

Il a parfaitement raison ! Venant de personnes « non racisés » (une obsession maladive chez ces militants dont la vie en France doit être un enfer), ce jeu de mots serait d’un mauvais goût vertigineux, indigne d’enseignants. Mais porté par ces indigénistes, il devient une injure, une atteinte à la mémoire de la victime, et un véritable soutien aux assassins et instigateurs du crime. Les blagues de Dieudonné sur les Juifs n’avaient rien d’antisémite lorsqu’il partageait l’affiche avec Élie Semoun, qui, lui, se « moquait » des noirs sans la moindre once de racisme. On sait ce qu’il est devenu et quel est aujourd’hui le sens de ses « blagues ».

« Mort en saignant » écrit sur des tâches de sang : cela raisonne aussi comme un avertissement, une menace.

Nous n’avons pas participé à la manifestation de dimanche place de la République et la circulation de cette pancarte répugnante dans la foule, la présence de complices d’un islam radical anti-Français, que nous qualifions de « collabos » corrobore notre choix.

Une fois de plus la gauche brille encore par son absence de réaction, son indignation étant toujours très sélective. Saluons Aurore Bergé, députée des Yvelines et présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale, qui a évoqué le caractère « écœurant » de cette mise en scène. C’est loin d’être le cas de tous ses collègues du parti présidentiel.

Assa Traoré a été éducatrice spécialisée. Qu’a-t-elle bien pu inculquer aux mineurs qu’elle avait en charge ? Et s’il n’y avait qu’elle ? Combien d’éducateurs spécialisés travaillant pour la Protection de l’enfance ou la Protection judiciaire de la jeunesse partagent ses thèses radicales et hostiles à la République ? Combien d’islamistes, d’islamogauchistes et d’indigénistes parmi eux ? Depuis l’assassinat de Samuel Paty, on semble se souvenir que l’islam s’est instillé dans ce sanctuaire de la laïcité qu’est l’école, malgré la loi de 2004 y prohibant les signes religieux ostensibles et les multiples signaux d’alarme, comme le rapport Obin mis sous le tapis cette même année 2004. Mais on ne dit mot des éducateurs et guère plus des entraîneurs sportifs, défendus par une ministre des Sports aux positions équivoques.

Un éducateur, un entraineur, peut-il éduquer à la haine ? La question devrait être posée.

 

Michel Taube

 

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