Afriques
17H32 - vendredi 2 juillet 2021

Petites boules d’amour… Les accras de morue selon Dalida Inyongo

 

Comment suis-je tombée amoureuse des Accras ? La première fois que j’ai goûté des accras, j’avais 20 ans.

J’avais souvent entendu parler de ces bouchées créoles aux goûts exquis. J’ai tout de suite été frappée par la ressemblance avec les « Mikate », beignets sucrés que ma mère nous faisait, mes sœurs et moi, au petit déjeuner ou lors des fêtes de famille.

Dans la communauté congolaise basée à Bruxelles, ma mère avait la réputation de faire les meilleurs beignets. Ils étaient croustillants, sucrés juste comme il le fallait, tellement gourmands.

J’ai toujours été étonnée par la saveur de ces accras, véritables petites boules d’amour, qui s’apprécient salées, avec du bon poisson que j’achète au marché de Château Rouge, dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Là-bas je trouve aussi d’autres poissons qui arrivent directement des ports africains : capitaine, cabillaud, tilapia, poisson chat et bar.

J’ai donc « aménagé » la recette de ma mère à ma façon mais cela ne s’est pas vraiment déroulé comme je l’avais espéré. Au début, mes premiers accras ressortaient difformes des bains de cuisson. Parfois ils étaient étrangement pourvus d’antennes disgracieuses, ou encore tout ratatinés par une huile de friture trop chaude…

Mais, à force de travail et d’expériences répétées avec les pâtes constituées, je suis arrivée à réaliser des boules fermes, avec un parfait équilibre, notamment entre poisson et condiments.

Aujourd’hui les accras proposés à TerNoir sont ma marque de fabrique. Ils sont croustillants à souhait, goûteux et très jolis à voir dans son assiette.

Merci maman ! 

Dalida Inyongo

 

TerNoir

Comptoir Gourmand

3, rue de Muhouse

75002 Paris

Tél : 01-73-71-39-44

 

Ouvert tous les jours de la semaine de 11h30 à 16h30

Privatisation possible le soir.

Site Internet : www.ternoir.fr

 

 

 

Notre indépendance, c’est vous !

Parrainez Opinion Internationale

L’« Afro-Burger » par Dalida Inyongo

Au départ j’ai toujours refusé de cuisinier des hamburgers pour mes clients. Je réservais ce plat à mes enfants. Dans notre culture africaine, un hamburger n’est pas considéré comme un met sérieux,…