Monde / World
Afrique /
18H33 - mardi 15 mars 2016

Congo libre : l’Appel de la diaspora au soulèvement populaire

mardi 15 mars 2016 - 18H33

 

      Appel solennel au soulèvement pacifique,

citoyen et populaire et aux rassemblements du peuple

congolais à partir du jeudi 17 mars au Congo, à Paris et

dans les capitales de la diaspora.

 

Le 20 mars prochain, une fois de plus, le peuple congolais a rendez-vous avec son histoire. Le 21 mars, il sera trop tard !

Le 20 mars prochain, l’élection présidentielle, convoquée dans le cadre d’une nouvelle Constitution illégale et illégitime issue du référendum truqué du 25 octobre 2015, ne peut se tenir dans des conditions honorables et respectueuses de la démocratie et de l’Etat de droit. Le 19 février dernier, l’Union Européenne a regretté publiquement et fermement les conditions d’organisation de cette élection présidentielle. Tout le monde le sait : le résultat est écrit d’avance et Denis Sassou Nguesso ne manquera pas d’annoncer sa réélection dans la foulée.

Les efforts de l’opposition pour veiller à la transparence et à la sincérité des résultats de l’élection à venir, notamment par la mise en place du CET (Comité Electoral Technique), ne dissuaderont nullement le pouvoir en place de passer en force. 

Les obstacles érigés par Denis Sassou Nguesso sont tels que les risques que cette élection ne soit qu’une caution au coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015 sont trop élevés. L’opposition toute entière doit prendre dans les deux – trois prochains jours la mesure de l’immense détermination et de la combativité du peuple quant à la libération du pays. En ce sens  les candidats à l’élection présidentielle devraient se retirer tous ensemble, et d’un seul homme, de cette élection truquée.

Après déjà deux guerres civiles et trente-trois ans de pouvoir dictatorial, aucun démocrate, ni au Congo ni ailleurs en Afrique et dans le monde, ne souhaite que Denis Sassou Nguesso rempile pour un mandat de 5 ans reconductible deux fois. Le Congo, alors même qu’il renferme des richesses immenses et bénéficie de la manne pétrolière, est un pays exsangue sur le plan économique et social : la majorité du peuple congolais vit encore avec moins de 2 € par jour, des délestages électriques quotidiens, des difficultés d’approvisionnement en eau, d’accès aux soins, à la scolarité et un chômage record.

C’est pourquoi, le peuple congolais est appelé à se soulever pacifiquement à partir du jeudi 17 mars dans toutes les villes du Congo et dans toutes les capitales de la diaspora et à passer à l’insurrection citoyenne et pacifique pour empêcher Denis Sassou Nguesso de se faire réélire président de la République au soir du 20 mars et au terme d’un scrutin électoral truqué.

L’élection du 20 mars doit être annulée ou reportée et l’ordre constitutionnel conduire à la mise en place d’une transition politique sans Denis Sassou Nguesso. L’actuel président doit quitter le pouvoir conformément à la Constitution du 20 janvier 2002 qui interdit au Président actuel comme à tout candidat d’effectuer plus de deux mandats présidentiels et de se présenter s’il est âgé de plus de 70 ans.

La communauté internationale, notamment l’Union africaine, l’Union européenne, la France, les Etats-Unis, l’Organisation internationale de la Francophonie, le secrétaire général et le conseil de sécurité des Nations unies, devraient s’exprimer publiquement ces jours-ci, se désolidariser du pouvoir congolais quant aux conditions de tenue de l’élection présidentielle du 20 mars, et intervenir dans les meilleurs délais auprès de Denis Sassou-Nguesso pour qu’il respecte l’ordre constitutionnel.

congo-banniere-03-2016

A partir de jeudi 17 mars, et le temps qu’il faudra jusqu’à ce que triomphe la liberté, le peuple congolais est appelé se rassembler, jeunes et anciens, travailleurs, chômeurs et retraités, en famille et entre amis, pour dire NON :

  • à Brazzaville à partir du jeudi 17 mars à 10 h Boulevard Alfred Raoul, en marge du grand meeting de l’opposition,
  • à Paris à partir de jeudi 17 mars à 17 h précises, place du Venezuela, aux abords de l’Ambassade du Congo. Le sit-in sera suivi d’une veillée de recueillement à la bougie.
  • et partout où les Congolais pourront se rassembler, à Pointe-Noire, Dolisie, Ouesso, Owando, Madingou, Gamboma, Bruxelles, Montréal, Washington, Lyon, Bordeaux, Dakar, Casablanca et ailleurs.

Vive la liberté ! Vive le Congo libre ! Vive la République du Congo !