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09H00 - mardi 26 août 2014

22. France, La Cluse-et-Mijoux : un morceau d’Haïti auœ coeur de la Franche-Comté

mardi 26 août 2014 - 09H00

mapJusqu’au 1er septembre, Opinion Internationale vous invite à un tour du monde estival : chaque jour, nous vous proposons de visiter un site touristique qui est aussi un lieu de mémoire, un moment où s’est jouée l’histoire des libertés.

 

Château de Joux : rendez-vous aujourd’hui auœ cœur de la Franche-Comté où mourut en exil Toussaint-Louverture.


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Etrangement, on n’en trouve aucune trace mémorielle dans son pays, Haïti. C’est au cœur du département du Doubs, dans les contre-forts du Jura, à La Cluse-et-Mijoux, que sa mémoire est entretenue… Il faut pénétrer dans la cour du château de Joux, visiter sa cellule pour imaginer le destin qui fut celui de Toussaint-Louverture.

ToussaintLouvertureNous sommes ici sur la route des Abolitions, ces sites historiques qui rappellent les étapes de l’abolition de l’esclavage en France : la maison Anne-Marie Javouhey de Chamblanc, la maison de la négritude de Champagney, la Maison Abbé Grégoire d’’Emberménil, la maison Schoelcher de Fessenheim. Et donc le Château de Joux avec la cellule où mourut Toussaint-Louverture.

Il fut l’ennemi juré de Napoléon. Né esclave, Toussaint-Louverture devint gouverneur de l’Île de Saint-Domingue et mena la révolution haïtienne de 1791 à 1802. Il s’opposa à la décision du futur empereur de rétablir l’esclavage des noirs sur son île. Il fut arrêté, exilé, emprisonné une année dans ce fort jusqu’à sa mort en 1803.

En montant dans le navire qui allait l’éloigner définitivement de son pays, Toussaint-Louverture aurait eu ces mots : « en me renversant, on n’a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l’arbre de la liberté, mais il repoussera car ses racines sont profondes et nombreuses ».