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09H00 - jeudi 14 août 2014

14. Chine, Beijing (Pékin) : Tian’anmen, « le lieu dont la mémoire ne s’effacera jamais »

jeudi 14 août 2014 - 09H00

mapJusqu’au 1er septembre, Opinion Internationale vous invite à un tour du monde estival : chaque jour, nous vous proposons de visiter un site touristique qui est aussi un lieu de mémoire, un moment où s’est jouée l’histoire de nos libertés.

Beijing : visite aujourd’hui de la place Tian’anmen, lieu irrémédiablement lié aux événements de 1989.


Des touristes marchent sous la pluie le long d'un grand panneau électronique sur la place Tian'anmen à Beijing, capitale chinoise, le 10 novembre 2012. Fin © Xinhua / Allpix Press - Photo : Li Gang

Des touristes marchent sous la pluie le long d’un grand panneau électronique sur la place Tian’anmen à Beijing, capitale chinoise, le 10 novembre 2012. Fin © Xinhua / Allpix Press – Photo : Li Gang

Cœur politique de la capitale, la place Tian’anmen est la plus grande place du monde. C’est depuis cette place que la République Populaire de Chine fut fondée le 1er octobre 1949 par Mao Zedong. Le centre de la place est occupé par le Mausolée de Mao tandis que la porte de la paix céleste, ornée du célèbre portrait du Grand Timonier, ferme la place sur le côté nord tout en donnant sur la Cité Interdite. 

tankmanC’est aussi sur cette place que le 4 juin 1989, l’armée chinoise rétablissait brutalement l’ordre en dispersant le mouvement pro-démocratique. La presse fut muselée et les journalistes étrangers expulsés, le chiffre des victimes de la répression restant à ce jour encore inconnu mais qui pourrait atteindre plusieurs milliers. 

Le souvenir de ce qui s’est passé il y a vingt-cinq ans à Tian’anmen est soigneusement ignoré par les dirigeants. A part les internautes qui savent passer entre les mailles de la censure, rares sont les jeunes Chinois qui ont entendu parler des événements de 1989. 

En visitant la place, aujourd’hui, vous serez probablement impressionné par l’ambiance ultra-sécurisée qui y règne, par le nombre de policiers et de caméras qui quadrillent la place. La place reste ainsi une vitrine historique et politique sur laquelle le régime s’appuie mais dont il se méfie et garde un contrôle étroit.

Mais comme nous le rappelle le poète Liao Yiwudont emprisonné pour avoir écrit un poème sur les événements de 1989, la place Tian’anmen est « le lieu dont  la mémoire ne s’effacera jamais ».