Human Rights
15H10 - jeudi 23 février 2012

Chronique des droits de l’Homme
du 23 février 2012

jeudi 23 février 2012 - 15H10

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3 questions à : Florent Geel, responsable du Pôle Afrique de la FIDH

 

La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) est entrée en vigueur le 15 février. Une étape essentielle pour l’Union africaine (UA), comme l’explique Florent Geel, Directeur du Bureau Afrique de la FIDH.

 

Pourriez-vous revenir sur le contexte général de l’adoption de la CADEG ?

Florent Geel : La CADEG était en écriture depuis 2005. Après sa signature le 30 janvier 2007, où les Etats se sont mis d’accord sur le texte, le processus de ratification a été ouvert. Il devait s’achever début 2012. Tout au long de cette période nous avons travaillé pour son entrée en vigueur. Celle-ci nécessitait la ratification d’au minimum 15 pays pour qu’elle soit effective. Le Cameroun est le 15e Etat à la ratifier. Il rejoint ainsi Afrique du Sud, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Lesotho, Mauritanie, Niger, Nigeria, Rwanda, Sierra Leone, Tchad, Zambie.

 

Quels apports offre la CADEG par rapport aux dispositifs existants, telle que la Charte des droits de l’Homme de l’Union africaine ?

La CADEG reprend les droits civiques et politiques présents dans la Charte des droits de l’Homme, tels que l’interdiction de la torture ou le droit d’élire son représentant politique. La CADEG vient préciser et « opérationnaliser » les droits aux individus et les principes généraux ouverts par la Charte des droits de l’Homme.

Prenons par exemple le droit d’élire son représentant politique : la CADEG donne un cadre plus précis ainsi qu’un mécanisme politique permettant concrètement de le garantir, il ne s’agit plus uniquement d’un droit individuel comme dans la Charte africaine. Par exemple la CADEG interdit toute modification de la Constitution un an avant le scrutin. Elle prohibe également les violations massives des droits de l’Homme dans les actions électorales et donc les coups d’Etat. Le non respect de ces règles entraîne des sanctions telles que la suspension du pays de l’UA.

La Charte innove aussi à travers de nombreuses autres dispositions. Elle comprend notamment un aspect gender, en condamnant la discrimination des femmes.

Un autre point novateur est la prévention des conflits, qui fait entrer le Conseil de paix et de sécurité (CSP) de l’UA en jeu. Celui-ci peut donner son avis et intervenir en cas de violation massive des droits de l’Homme. Le mécanisme de sanction prévu par la Charte peut donc prendre la forme d’une suspension du pays du statut de membre de l’UA, ou d’une intervention plus politique.

Le but est d’éviter des situations telles que celle de la Côte d’Ivoire, ou ce qui se passe au Sénégal en ce moment. La CADEG offre une base légale pour agir et, en clarifiant la marche à suivre aux dirigeants, elle permet de réaffirmer leur volonté politique dans des situations souvent complexes.

 

La CADEG offre donc des solutions plus politiques, est-elle moins tournée vers le citoyen ?

En effet elle ne prévoit pas de mécanisme individuel. Chaque convention dispose d’un organe qui contrôle son application. Ainsi, la Charte africaine des DH relève de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. La CADEG relève de la Commission de l’UA et elle apparaît comme plus collective dans son aspect général.

Mais elle comprend tout de même un aspect individuel, dans la mesure où elle demande aux Etats d’incorporer, dans leur droit interne, certaines dispositions pour permettre aux individus de l’invoquer devant les tribunaux nationaux.

Le texte marque une étape importante dans le processus de construction des institutions de l’Union africaine, qui est une organisation toujours en construction. Il la dote de nouveaux outils, lui permettant d’affiner la gestion des crises politiques et les violations des droits de l’Homme.

Si une crise survient dans un pays membre, l’Union dispose maintenant des bases juridiques pour agir. C’est très important dans le contexte africain actuel, alors que la question électorale est très prépondérante. Le continent se trouve dans une phase de transition entre la fin des régimes dictatoriaux et la mise en place de gouvernements plus démocratiques. Dans cette étape intermédiaire, il y a des hauts et des bas, tous les organes de pouvoir et contre-pouvoir n’étant pas encore construits (les fameux « check and balances » anglo-saxons). Et la tendance actuelle des dirigeants est davantage de vouloir conserver le pouvoir. La CADEG est un outil qui s’inscrit dans le renforcement des contre-pouvoirs. Si elle est appliquée, la démocratie s’en trouvera renforcée.

 

 

 

 

 

 

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Le Taser, arme meurtrière

Le Taser «empêche les conflits, protège les vies, réduit les blessures », affirme la page d’accueil du site officiel du fabricant. Pourtant, lundi 13 février 2012, Johnnie Kamahi Warren, 43 ans, est mort d’un arrêt respiratoire en Alabama, deux heures après avoir reçu des décharges infligées par un pistolet paralysant. En 10 ans, au moins 500 personnes sont mortes des suites d’utilisation du Taser aux Etats-Unis. Comme Johnnie, la grande majorité des victimes n’était pas armée, et, souvent, ne représentait pas de réelle menace.

Une enquête réalisée par Amnesty international en 2008 montre que, malgré les recommandations, la police utilise souvent le Taser de façon imprudente. Elle procède également à des tirs répétés ou prolongés, augmentant ainsi les potentiels effets négatifs sur les systèmes cardiaque et respiratoire. Or, ces effets secondaires peuvent être irréversibles.

AI appelle les forces de l’ordre à respecter les normes internationales relatives au recours à la force et à l’usage des armes à feu, ainsi que la Convention contre la torture. Des consignes d’utilisations plus strictes devraient être adoptées, pour éviter l’usage disproportionné du Taser. Celui-ci devrait être réservé aux cas de légitime défense, lorsque des solutions de remplacement, moins extrêmes, ne sont pas disponibles.

En France, le Taser a été introduit en 2004. D’abord réservé à la police nationale, un décret, annulé en 2008 par le Conseil d’Etat puis ré-adopté en 2010 étend son utilisation à la police municipale.

Pourtant, comme le souligne Amnesty international France (AIF), le Taser est un équipement injustifié au regard des missions de sécurité, sûreté, salubrité et de tranquillité publiques, ainsi que la bonne application des arrêtés municipaux confiée à la police municipale.

Différentes instances ont exprimé leur inquiétude quant aux risques graves liés à l’utilisation de cette arme. En 2010, le Comité contre la torture du Conseil de l’Europe, le Comité contre la torture des nations unies (CAT), la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et le Conseil d’Etat ont appelé de leur vœux des recommandations les plus strictes possibles concernant l’utilisation des Pistolets à impulsion électrique (PIE).

 

 

L'actualité des droits de l'Homme

 

 

 

 

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Vietnam : les discriminations ethniques et religieuses évaluées par l’ONU

Les 21 et 22 février 2012, le Vietnam a présenté son rapport au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) à Genève, chargé de surveiller l’application de Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD). Signataire de l’ICERD en 1982, le Vietnam passe devant le CERD pour la 4e fois seulement,malgré l’obligation de le faire tous les 2 ans.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme et le Comité Vietnam pour la défense des droits de l’Homme (CVDDH) ont présenté, lundi 20 février 2012, leur rapport alternatif au CERD.

Celui-ci détaille les violations des droits et les discriminations subies par les minorités ethniques et religieuses. Au Vietnam, tout le monde n’a pas profité de la croissance économique. La dictature à parti unique, a favorisé la majorité Kinh par rapport aux autres minorités ethniques. Discriminée en termes de droits économiques, sociaux et culturels, les minorités ethniques et religieuses sont strictement contrôlées par le gouvernement. Ainsi les membres de l’Eglise bouddhique unifiée du Vietnam (EBUV), les Hoa Hao, les Cao Dai et les Bouddhistes Khmer Krom sont régulièrement emprisonnés ou torturés. Ils sont également surveillés et harcelés au quotidien.

 

 

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Sénégal : à quelques jours des élections, la tension monte

L’ambiance est de plus en plus tendue à Dakar et une forte répression s’est abattue sur le mouvement d’opposition à Abdoulaye Wade, les 18 et 19 février 2012. Les manifestations pacifiques ont été systématiquement réprimées et des dizaines d’opposants ont été arrêtés. Un jeune homme de 19 ans est décédé et la police est critiquée pour ses violences.

Ces événements risquent de renforcer le mouvement d’opposition, alors que certains décrivent déjà une situation de guérilla urbaine. Lundi 20 février dernier, l’appel à la manifestation lancé par le M23 n’a pas eu de suite, le rassemblement ayant été interdit par les autorités. L’accès à la place de l’Indépendance a été bloqué par les forces de l’ordre. Le même jour, l’Union africaine a annoncé le déploiement d’une mission d’observation conduite par Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, alors que les pays voisins s’inquiètent de la situation post-électorale.

 

 

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Azerbaïdjan : la musique n’adoucit pas les mœurs !

Bakou, capitale d’Azerbaïdjan, entend se présenter sous son meilleur jour pour recevoir le concours musical de l’Eurovision. Mais les projets de modernisation ternissent l’image étincelante que Bakou veut donner d’elle. Le 15 février 2012, la municipalité a procédé illégalement à l’expulsion forcée des habitants d’un immeuble de Bakou. Celui-ci doit être détruit pour accueillir une zone de villégiature. Le site donne, en effet, sur la place du Drapeau national et fait face au très moderne Crystal Hall –encore en construction– qui accueillera en mai prochain le concours musical.

Les habitants, qui s’étaient opposés à quitter les lieux, ont finalement était contraints d’accepter la vente forcée et l’indemnisation proposée par les autorités. Inutile de préciser que celles-ci ne reflètent aucunement la valeur du marché. Human right watch (HRW) a appelé le gouvernement à enquêter sur la légalité de ces évictions et à indemniser de manière adéquate les résidents expulsés.

Depuis que l’Azerbaïdjan a été désigné comme hôte de l’édition 2012 du concours, après sa victoire en mai 2011, des centaines d’habitants ont été contraints de quitter leurs domiciles au fil de l’intensification des projets d’aménagements. Des immeubles ont déjà été démolis pour permettre la construction d’une route longeant la mer.

 

 

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Différence sexuelle : nouvelle répression du gouvernement ougandais

Mardi 14 février, Simon Lokodo, secrétaire d’État chargé de l’Ethique et de l’Intégrité, est intervenu en personne – accompagné de force de l’ordre– pour interrompre un atelier organisé par des défenseurs des droits des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres (LGBT) à Entebbe.

L’homme, par ailleurs prêtre catholique, a déclaré cette réunion illégale et a ordonné aux militants de quitter l’hôtel qui accueillait le groupe, les menaçant de recourir à la force. Le secrétaire d’Etat a également tenté de faire arrêter Kasha Jacqueline Nabagasera, militante bien connue des droits des LGBT et lauréate 2011 du prix Martin Ennals pour les défenseurs des Hommes.

Cet épisode intervient alors que le Parlement ougandais examine le projet de loi contre l’homosexualité. Cette loi serait contraire aux standards internationaux des droits humains. Le gouvernement a affirmé qu’il n’y apportait pas son soutien, mais il doit désormais compléter ses déclarations par des actes.

 

 

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Somalie : des enfants maltraités et servant d’armes de guerre

Alors que les institutions intergouvernementales et les gouvernements doivent se réunir le 23 février prochain, à Londres, pour discuter de la crise somalienne, HRW appelle à faire de la protection des enfants une des priorités de cette réunion.

Son rapport du 20 février détaille le recrutement illégal d’enfants et d’autres atteintes aux lois de la guerre, commises par l’ensemble des parties lors du conflit somalien et son intensification en 2010.

Al-Chabaab a enlevé des enfants, chez eux et dans leurs écoles, pour les obliger à combattre, les violer ou les soumettre à des mariages forcés. Des mineurs, dont certains sont âgés d’à peine 10 ans, sont envoyés au front après plusieurs semaines de formation. Ils servent de « boucliers humains » ou sont contraints de commettre des attentats-suicide. 
Les filles sont forcées d’effectuer des tâches ménagères, de participer aux combats ou d’épouser des combattants.

L’armée du gouvernement fédéral de transition (TFG), malgré l’engagement pris en 2010 par les autorités somaliennes de cesser le recrutement des enfants, comprend toujours des mineurs. Elle a également détenu des enfants soupçonnés d’être partisans d’Al-Chabaab.

 

 

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Libye : la violation dex droits se poursuivent dans la nouvelle Libye

Alors que le 18 février dernier la Libye a célébré le 1er anniversaire du soulèvement, les ONG de protection des droits de l’Homme s’inquiètent quant à la continuité des violations commises par les milices armées.

La torture se poursuit contre des détenus présumés partisans du régime et plusieurs morts sont déjà à déplorer. L’accès aux détenus lui étant impossible, Médecin sans frontières a déclaré le 27 janvier 2012, qu’il suspendait son action dans les centres de détention de Misrata.

D’autre part, des communautés entières continuent de subir des représailles, accusées de complicité avec le régime de Khadhafi. Des milliers d’habitants des villages de Tomina, Kararm et Touarga, qui ont fuit ou en ont été chassés, sont bloqués depuis plusieurs mois à Misrata dans des camps de fortune. Les milices refusent de les laisser partir. Leurs villages, brûlés et pillés sont désormais des villes fantômes.

 

 

 

 

 

 

Taser : Recommandations d’AI sur le pistolet à impulsions électriques

Rapport 2009-2010 du Comité pour la Prévention de la Torture du Conseil de l’Europe

Vietnam : Rapport alternatif « Violations des Droits des Minorités Ethniques et Religieuses en République Socialiste du Vietnam »

Somalie : No Place for Children: Child Recruitment, Forced Marriage, and Attacks on Schools in Somalia » ( Un pays dangereux pour les enfants : Recrutement d’enfants soldats, mariages forcés et attaques d’écoles en Somalie »)

Libye : Rapport d’Amnesty International en anglais « Militias threaten hopes for new Libya »

 

 

 

 

 

 

France 24 Reportages:

Le bétail, nerf de la guerre inter-ethnique

 

 

Quelques mois après son indépendance, le Soudan du Sud fait face à de nombreux défis : conflits entre communautés, raids de bétail… Les victimes des conflits communautaires ont été plus nombreuses que celles du conflit entre le Nord et le Sud.

 

 

 

 

 

 

 

Parution du livre Mon combat dans le couloir de la mort, de Charles Flores, écrit depuis le fin fond de sa prison, au Texas. Cet ouvrage est publié grâce à l’ACAT Thonon qui correspond avec Charles Flores et a démarché les éditions Riveneuve.
www.anticolonial.net

 

 

 

vendredi 24 février


18 h 30 -21 h 30 18 h 30: Conférence débat « Dettes africaines et démocratie » – Semaine anti-coloniale

organisée par la Plateforme PanAfricaine, en partenariat avec le CADTM
Avec : Damien Millet du CADTM auteur de L’Afrique sans dette et Yves Ekoué Amaïzo, Directeur d’Afrology Think Tank, auteur de Crise financière mondiale. Des réponses alternatives de l’Afrique.
Conférence précédée par un documentaire « Le salaire de la dette 52 », de Jean-Pierre Carlon.
Mairie du 2e arrondissement 
 – Salle des expositions, 1er étage

8 rue de la Banque – Métro Bourse

 

 

19 h Discussion sur les frontières extérieures de l’Europe – Schengen
Le Rémouleur – 106 rue Victor Hugo  – Bagnolet (93)
Métro Robespierre ou Galliéni

 

 

19 h : Conférence « Afrique du Sud, Irlande, Palestine: Luttes anti-coloniales – paix possible ? »
Avec : Joe Austin, dirigeant du Sinn Fein,
Alima Boumédiène, ex-sénatrice, ex-députée européenne
Jacqueline Derens, militante anti apartheid.
modérateur : Niels Andersen
Salle Jean Dame 
- Centre sportif Jean Dame – 17-25 rue Léopold Bellan
Métro Sentier ou Les Halles

 

 

20 h Soirée de solidarité avec Pinar Selek – féministe, antimilitariste, sociologue Turque
Prises de paroles, lectures, concert de système D.
En présence de Pinar selek
Péniche ANAKO – Bassin de La Villette 
- face au 61 quai de Seine
Metro Riquet ou Stalingrad

 

 

samedi 25 février

 

13 h  Salon anti-colonial 2012
Avec plus de 50 stands associatifs, débats, salon du Livre, remise des prix du colonialiste de l’année et de la Françafrique, du Prix Frantz Fanon, du prix du livre anticolonial par les libraires,etc.
La Bellevilloise 
- 21 rue Boyer 
Métro Gambetta, sortie Place Martin Nadaud

 

 

9 h Rencontre nationale contre la répression sécuritaire et les violences policières
Le lendemain du délibéré délibéré du procès des policiers responsables de la mort d’Abdelhakim Ajimi, a Grasse, se réuniront es comités « Vérité et Justice », toutes les personnes qui luttent contre les violences et la répression d’État
Place du Cours 
- Grasse (06)

 

 

11 h – 12 h Cercle de silence à Yerres contre le traitement inhumain envers les sans-papiers
Place du 11 Novembre 1918 
(place piétonne) 
Yerres (91)
RER-D Yerres

dimanche 26 février

10 h Salon anti-colonial 2012
La Bellevilloise 
21 rue Boyer 
Métro Gambetta , sortie Place Martin Nadaud

 

 

17 h Apéro-repas de soutien à Mouss, lycéen sans papiers
Soirée festive et conviviale de mobilisation le jour du passage au tribunal de Mouss.
Repas prix libre, bar et musique (scène ouverte à tous les musiciens)
Tous les bénéfices de cette soirée seront pour payer les frais d’avocat.
L’Art ou Libre – 19/21 rue d’Estienne d’Orves – Fontenay-sous-Bois (94)
Métro Croix-de-Chavaux ou Chateau-de-Vincennes

 

 

17 h 30 Projection débat avec I. Fremeaux « Les Sentiers de l’utopie » sur la vie postcapitaliste
Cinéma le Grenier à Sel 
 – 1 rue de l’Abreuvoir 
Trappes (78) 
- Transilien-N,U – Trappes

 

 

lundi 27 février


18 h 30 Colloque « Jeunesse et démocratie / L’information, arme coloniale » – semaine anticoloniale
Animé par les associations El Otro et Halte aux Génocides-mémoire et justice.
Table ronde 1 : Jeunesse et démocratie, défense des libertés collectives
Intervenants pressentis : Michel Galy (sociologue), Jean-Paul Ngassa (professeur de droit,
Responsable du Projet Encyclopédia africana) et Albert Bourgi (professeur de droit)

Table ronde 2 : L’information, une arme de guerre coloniale
Intervenants pressentis : Grégory Protche de Gri-Gri international et Théophile Kouamouo du Nouveau Courrier, Pierre Barbancey, Journaliste, grand reporter au Journal l’Humanité
Mairie du 2e arrondissement  – Salle des Mariages  – 8 rue de la Banque  – Métro Bourse

 

 

20 h Projection discussion « Le camp de Thiaroye » sur les tirailleurs sénégalais – Semaine Anticoloniale
Film d’Ousmane Sembene
Laboratoires d’Aubervilliers 
-  41 rue Lecuyer 
Aubervilliers (93) 
Métro Aubervilliers-Pantin-Quatre-Chemins

 

 

mardi 28 février


18 h – 22 h Débat avec Jean Ziegler – colonialisme et exploitation économique – semaine anticoloniale
Salle Jean Dame 
- Centre sportif Jean Dame 
- 17-25 rue Léopold Bellan
Métro Sentier ou Les Halles

 

 

18 h 30 Débat autour du « Manifeste pour une santé Égalitaire et solidaire »
Organisé par la LDH
Avec les rédacteurs du Manifeste : André Grimaldi et Fréderic Pierru et Pierre Tartakowsky, Président de la LDH
Ligue des droits de l’Homme 
- 138 rue Marcadet
Métro Lamarck-Caulaincourt ou Jules-Joffrin

 

 

19 h 30 Théâtre débat avec Olivier Lecour Grandmaison « Code noir, Code de l’Indigénat, Ceseda… »
Présentation par la Compagnie monsieur madame de « La mise en proces » : 
Mise en Procès contradictoire du Code noir, du Code de l’indigénat et du Code des étrangers
Réservation : 01 42 52 09 14
Entrée à 5 €
Lavoir Moderne Parisien – 35 rue Léon
Métro Château Rouge ou Marcadet Poissonniers

 

 

mercredi 29 février


9 h 30 Colloque « Les résistances françaises à la guerre d’Algérie » – semaine anticoloniale
suivi d’une projection des films « Des hommes de loi dans la tourmente » et « Le refus »
Centre culturel algérien  – 171 rue de la Croix Nivert
Métro Convention ou Boucicaut

 

 

19 h 45 Débat autour du livre « Contre les publicités sexistes »
avec le collectif contre le publisexisme
Centre international de culture populaire (CICP)
21 ter rue Voltaire 
- 
Métro Rue-des-Boulets ou Nation

 

 

vendredi 2 mars


18 h -19 h Cercle de silence à Brétigny contre le traitement inhumain envers les sans papiers
Place de la Gare 
Brétigny-sur-Orge 
- RER-C Brétigny-sur-Orge


18 h 30 – 21 h 30 Rencontre « Le peuple Tamoul et le droit à l’autodétermination  » – semaine anticoloniale
Mairie du 2e arrondissement 
- salle des Mariages – 8 rue de la Banque 
- Métro Bourse

 

20 h Café débat avec Jean-Claude Amara « Le logement ? Un droit ! »
Organisé par ATTAC 77sud, et AMD 77
L’Astrocafé – Médiathèque de l’Astrolabe – 25 rue du château – Ile St Etienne 
- Melun (77)

 

 

Samedi 3 mars


17 h Bal solidaire des peuples en luttes – semaine anticoloniale
diffusion du documentaire « Haïti, l’appel du Lambi » expo, musique, artistes.
Mojitos, restauration des Amériques. Entrée gratuite (merci de vos réservations avant le 3/3.
Repas solidaire avec 1 boisson 10 €
Roxana 06 17 62 51 11, Roxana.elotrocorreo@orange.fr.)
Mairie du 14e arrondissement 
grande salle des fêtes 
entrée 12 rue Durouchoux 
- Métro Mouton-Duvernet ou Denfert-Rochereau

 

 

20 h Cours gratuit en droit des étrangers – Intercapa Solidarité
Préinscription recommandée à intercapa@yahoo.com
Contact : Eric : 07 86 38 83 43
Maison des Syndicats du campus de Jussieu 
- 23 quai Saint Bernard
Métro Jussieu Sully-Morland ou Cardinal-Lemoine

 

 

dimanche 4 mars

14 h Journée – fraternité entre les peuples – Indépendance de l’Algérie – Semaine Anticoloniale
Mairie de Montreuil 
- Salle des fêtes 
- Place Jean Jaurès 
Montreuil (93)
Métro Mairie de Montreuil

 

 

17 h Projection débat avec Nadir Dendoune « Palestine » – semaine anticoloniale

Centre culturel Jean-Vilar 
- 3 rue Lénine 
- L’Île-Saint-Denis (93) 
- RER-D Saint-Denis

 

 

lundi 5 mars


14 h 45 Conférence Inaugurale de la Queer Week « Judith Butler pour les Nuls »
Genevieve Pruvost, chargée de recherche en sociologie au CNRS
Delphine Naudier, chargée de recherche au CNRS, enseignante du Master « Genres, politique et sexualités » à l’EHESS
Sciences Po (batiment Pont & Chaussés) – Batiment H – Amphithéâtre Albert Caquot
28 rue des Saints-Pères 
- Métro Saint-Germain-des-Prés

 

 

18 h Assemblée populaire « Je ne veux plus »
Le collectif « Je ne veux plus… » permet à tous de se ré approprier l’espace publique en organisant des rassemblement devant les mairies en France.
Tous les premiers lundi du mois, devant l’Hôtel de ville, les JNVP organise un débat sur un thème avec quelques mises en scène.
devant la Mairie du 18e – 1 place Jules Joffrin 
Métro Jules-Joffrin

 

 

19 h Cours de droit du travail, gratuits et ouverts à tous
Les contrats précaires du privé (temps partiel, CDD, intérim’, stages, contrats aidés…)
Organisé par le Réseau Stop Précarité
Pour plus d’informations: poussinjaune@free.fr
Bourse du Travail de Paris 
- 3 rue du château d’eau 
- Métro République

 

 

19 h Conférence « Prostitution et colonialisme » – semaine anticoloniale
avec Christelle Taraud
Mairie du 2e arrondissement 
- salle des Mariages – 8 rue de la Banque 
- Métro Bourse

 

 

20 h 30 Projection débat avec Jacky Hortaut « Toute ma vie en prison » sur Mumia Abu-Jamal
Cinéma « Le Cyrano » 
- 114 av. de la République 
- Montgeron (91)
RER-D Montgeron-Crosne

 

 

mardi 6 mars


19 h Théâtre débat « Le procès des Biens Mal Acquis » – semaine anticoloniale
Pièce de théâtre interactive sous forme de tribunal organisée par Survie.
Mairie du 2e arrondissement 
- salle des Mariages – 8 rue de la Banque 
- Métro Bourse

 

 

mercredi 7 mars

11 h Séminaire de recherche « L’islamophobie en France » de l’EHESS
Avec Max Lejbowicz (Université Paris I) : « Interrogations sur l »affaire Gouguenheim »
EHESS – École des hautes études en sciences sociales – salle 1 – 105 boulevard Raspail
Métro Saint Placide ou Notre Dame des Champs

 

 

17 h Conférence « Réflexions sur la trans-identité » – Queer Week
Avec
Eric Macé, professeur de sociologie, Maud Yeuse Thomas , co-créatrice de l’Observatoire des
Transidentités, Karine Espineira, co-créatrice de l’Observatoire des Transidentités, auteure de « La Transidentité, de l’espace médiatique à l’espace public »
Ali Aguado, militant d’OUTrans
Sciences Po
Batiment B – Amphi François Goguel
56 rue des Saints-Pères
Métro Saint-Germain-des-Prés ou Sèvres-Babylone ou Rue-du-Bac

 

 

19 h Rencontre avec Nils Anderson « La censure à l’époque coloniale » – semaine anticoloniale
Anne Simonin, historienne qui a publié Les Éditions de Minuit 1942-1955 et Le Droit de désobéissance. Les Éditions de Minuit en guerre d’Algérie. Julien Hage, titulaire d’une thèse sur Feltrinelli, Maspero, Wagenbach, une nouvelle génération d’éditeurs politiques d’extrême gauche en Europe occidentale, histoire comparée, histoire croisée, 1955-1982 et qui a réalisé avec Bruno Guichard et Alain Léger, l’ouvrage François Maspero et les paysages humains

Nils Andersson, qui a fondé et dirigé de 1957 à 1972, La Cité-Éditeur à Lausanne ;
Musée du Montparnasse  – 20 avenue du Maine
Métro Montparnasse ou Falguière

 

jeudi 8 mars


18 h Les femmes dans les mouvements d’émancipation des peuples – semaine anticoloniale
Coordonné par l’Afaspa, Animé par Rosa Moussaoui , journaliste à l’Humanité
avec des témoignages et expressions culturelles et politiques de femmes d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient et d’Amérique du sud
Salle Jean Dame 
- Centre sportif Jean Dame 
- 17-25 rue Léopold Bellan
Métro Sentier ou Les Halles

 


18 h Manifestation – Journée mondiale pour les droits des femmes
Place de la nation – Métro et RER-A Nation

 

 

19 h Réunion du Collectif solidarité avec les luttes sociales en Afrique
situation au Mali et au Sénégal.
Bourse du Travail de Paris 
- 3 rue du château d’eau
Métro République


 

19 h 15-21 h 15 Conférence « Queer Theory, féminisme et mouvement LGBT » – Queer Week
Avec
Marie Hélène Bourcier, sociologue, militante queer auteur de « Queer Zones », maître de conférence à l’université Lille III
Didier Lestrade, co-fondateur d’Act Up Paris, auteur de « Pourquoi les gays sont passés à droite » et « Act Up, une histoire »
Luca Greco, maître de conférence en sociolinguistique à l’université Paris III, recherches en queer studies
Sciences PO – Institut d’Etudes Politiques de Paris (IEP)
Batiment A – Amphi Chapsal 
- 27 rue Saint-Guillaume
Métro Saint-Germain-des-Près- – Rue-du-Bac ou Sevres-Babylone

 

 

 

Carine Dréau